karine et J.Mic...'s profileKarine, Jean-Michel, Elo...PhotosBlogLists Tools Help

Blog


    10/31/2006

    Traversée Canaries-Dakar

    Dimanche 22 octobre

    J’ai réglé la marina hier soir, et j’ai obtenu la clearance, un papier qui nous servira lors de notre entrée sur le Sénégal ou le cap vert. C’est la première fois que nous avons besoin de faire ces démarches, c’est normal nous quittons l’Europe.

    La matinée est passée très vite, mais ce n’est pas grave. Il n’y a pas de vent. Nous faisons une séance photo sur Sabeline puis sur Lady Quattro avec Annie et Didier.

    13H15 Séquence émotion : Nous quittons la marina avec les " au revoir " d’une bonne partie des équipages français du port. Ce départ vers des horizons lointains est une nouvelle étape.

    1H30 après notre départ, Elodie nous demande :

    " - quand est-ce qu’on arrive ?

    • Pas tout de suite ma puce, dans 10 jours ! mais on arrivera en Afrique, comme tu le voulais "

    Nous suivons la cote Est de la Gomera, au près, toute la garde robe est sortie (voilure maximum).

    Lady Quattro est dans notre sillage à quelques miles, devant le Teide. Quelques heures plus tard il nous rattrape et nous nous prenons en photo mutuellement. C’est un beau moment de voile !

    On se donne rendez-vous pour une vacation radio avant de se coucher. Ils ont ralenti leur allure pour nous attendre c’est très sympa.

    Lundi 23 octobre

    A 8 h, nous voyons toujours lady Quattro, mais loin devant nous.

    Nous sommes au près depuis le départ, à quand les vents portants ? Heureusement à 12 nd cela reste très agréable, la mer est belle, il y a une longue houle, qui rappelle de ce qui passe plus au nord dans l’atlantique.

    Nous pouvons même prendre des douches dans le cockpit ! (D’eau douce bien sur).

    Dans la nuit, je croise un ovni qui nous passe à 20 m devant, nous nous saluons avec les projecteurs.

    Mardi 24 octobre

    3e jour, Nous avons été obligés de démarrer le moteur en fin de nuit, pour l’arrêter à midi.

    Nous croisons un voilier qui vient d’affaler toutes ces voiles, y a t-il un problème à bord ? Karine le contacte par VHF, Tout va bien à bord, c’est un portugais en route pour le Cap Vert, leurs enfants voulaient se baigner, alors ils ont arrêté le bateau.

    Je bricole un peu (il y a toujours à faire), pendant que Karine est dans les fourneaux, elle nous prépare, quiches, chaussons à la banane.

    Nous avançons bien cet après midi, au près dans 15 nd de WSW. (pardon : Ouest-sud-ouest)

    Après la vacation de 18H30 TU, j’affale la grande voile, pour être tranquille cette nuit. Tout d’un coup le moulinet de la ligne de traîne se met à se dérouler à toute vitesse. Karine essaie de retenir le fil et se brûle les doigts. Nous lutterons quelques minutes jusqu’à ce que le fil casse. C’était une grosse prise !

    mercredi 25 octobre

    A 2h20, nous passons le tropique du Cancer, 23°27’N Il faut fêter ça ! Modérément, pas comme l’équipage de La Méduse, qui s’échoua en 1816 sur le banc d’Arguin dont on connaît bien le radeau et sa triste histoire. Nous voilà sous les tropiques pour au moins 6 mois.

    Nous sommes toujours au près avec 8 à 12 nd. Ce matin, pas moyen de dormir, nous croisons des bancs de globicéphales et des petits dauphins qui sautent de l’eau. C’est l’euphorie à bord, mais finalement, les enfants ne quittent même plus le DVD qu’ils regardent assidûment. Nous passons entre des grains menaçants.

    J’installe une nouvelle ligne de traîne, avec le fil et le leurre les plus gros du bord, montés sur un winch. Un sandow sert à ferrer et une clochette doit nous avertir. Les thons n’ont plus qu’à bien se tenir ! Karine nous fait une tarte à l’oignon (même la pâte) que nous dégustons après un petit apéro.

    jeudi 26 octobre

    A l’aube, Karine trouve un poisson volant sur le pont. C’est signe que l’eau est chaude. Enfin le vent tourne au nord, mais reste faible. La houle se fait sentir. Cette nuit j’ai hissé la grand voile pour mettre les voiles en ciseaux, c’est mieux.

    Vers midi, je hisse le booster, mais nous le descendons 2 fois, nous avons remarqué des amorces de déchirure qu’il faut réparer.

    En fin d’après midi une rafale un peu plus forte le déchire entièrement au milieu. Il est foutu.

    Nous tanguonnons le génois qui ne tient pas seul à cause de la houle de coté.

    Les alizes soufflent maintenant, ils nous envoient du NE à 16-18 nd.

    Après la vacation quotidienne, la clochette a retentie deux fois. Nous remontons la ligne mais notre leurre est perdu, la bête a rompu le fil en inox qui pouvait tenir 63 Kg.

    Petit mot de Yoan :

    Hier j’ai vu des dauphins, c’était super cool. Papa les a pris en photo, mais les a ratés. J’aimerais bien en revoir. J’ai ramassé des poissons volants sur le bateau. Ce soir je vais faire des quarts. On a faillit pêcher un gros poisson, mais il a cassé le fil de fer.

    vendredi 27 octobre

    Les alizés et la houle croisée ne mollissent pas dans la nuit. Nous nous faisons secouer, mais nous marchons à 7 nd, la vitesse maxi du bateau.

    Yoan ramasse encore un poisson volant sur le pont. il passe beaucoup de temps à admirer les longs vols des bans de poissons.

    Nous les faisons sécher dans les haubans pour les croquer après, cela ressemble aux caplans que l’on trouve en Bretagne. (Surtout chez ma maman).

    Occupations habituelles à bord, dont réparation de la ligne de traîne. En fin d’après-midi, alors que je terminais ma sieste, les cris des enfants me réveillent :

    " Il y a des gros poissons bleus qui chassent les poissons volants ! "

    Aussitôt la clochette retentie, Karine m’appelle, pour remonter la ligne. C’est un des poissons bleus qui a mordu le leurre. Nous remontons une belle dorade coryphène de 80 cm, 2,5Kg. Ces couleurs bleue et jaune disparaissent dès qu’on la sort de l’eau.

    Nous lui offrons un peu de rhum des Canaries. (Dans les branchies pour abréger ses souffrances). Après la séance photos, Je la découpe en filet, je garde les œufs pour les conserver dans le sel. En entrée, nous dégustons des dés de dorades crus, marinés dans du citron, de l’huile d’olive, de la ciboulette et de l’ail. Délicieux.

    Pour la vacation de 17H30, nous faisons le point journalier, nous avons parcouru 140 M en 24 h. Cela risque d’être un record pour notre bateau, chargé comme il est. C’est presque 6 nd de moyenne.

    samedi 28 octobre

    Ce n’est pas aujourd’hui que nous battrons le record, les vents ont faiblis toute la journée. Nous avons gréé le spi tout neuf, mais il est plus petit et n’a pas l’efficacité du booster, en outre, il nécessite la manipulation du tangon qui n’est pas toujours facile. Malgré tout, nous ne dépasserons pas les 4 nd. Karine profite de ces calmes pour cuisiner le reste de la dorade, faire des petits sablés, une mousse au chocolat. Non sans mal car les enfants se disputent pour savoir qui doit monter les blancs en neige. Les blancs d’œufs finissent sur les banquettes du carré.

    Nous passons beaucoup de temps à régler les voiles et faire des manœuvres pour gagner de la vitesse, c’est une vrai régate ! Certaines demandent beaucoup d’effort, nous sommes en sueur, il fait très chaud. Dire qu’il y en a qui croient qu’on est en vacances tout le temps !

    Après l’effort, baignade traîné derrière le bateau mais timidement car c’est l’heure que les requins chassent, et l’eau est à peine rafraîchissante elle est à 30°C. L’air en soirée est à 28° et à l’intérieur du bateau, il a fait 34° malgré le panneau avant ouvert.

    dimanche 29 octobre

    Toute la nuit, nous n’avançons qu’à 4 nd sous génois tangonné. Nous ne pouvons pas laisser le spi qui demande une surveillance constante. Nous occupons nos quarts quand il fait beau à lire (un bouquin est lu en 2 quarts de 4 heures) ou en regardant un film sur le lecteur DVD. Vers midi, nous envoyons le spi, c’est notre seule chance d’arriver près des cotes de jour. Nous croisons le rail des cargos qui remonte vers le nord, ils se suivent de près. Les 30 derniers miles sont les plus longs ! Pour me rafraîchir, je m’asperge avec des seaux d’eau de mer, les enfants se baignent dans le seau. A 16 h, TERRE ! Karine commence à apercevoir une paire de seins. Depuis le Teide, nous ne voyons plus que ça ? Après consultation des instructions nautiques ces collines s’appellent : Les mamelles.

    19 h, nous passons la pointe des Almadies, nous croisons 3 pirogues qui rentrent de la pèche. Nous commençons à sentir les odeurs, de feu de bois et d’épices. Nous entendons aussi du tam-tam et les chants d’une mosquée. Pendant un dernier repas en mer, nous contournons par le sud l’île Madeleine puis l’île de Gorée, pour entrer de nuit dans la baie. Nous suivons le chenal à peine balisé en évitant les pirogues et les cargos. A 22H nous mouillons avec d’autres bateaux dans l’anse de Hann.

    Nous sommes accueillis par la pirogue du passeur avec une famille française à bord, venue nous dire bonjour. Nous sommes très heureux.

    lundi 30 octobre

    Les premières lueurs du jour nous font découvrir notre environnement. Après un petit rangement du bateau, le gonflage de l’annexe, nous plongeons de la jupe. En début d’après midi le passeur, Moussa, nous débarque avec la pirogue du Cercle de Voile de Dakar sur le ponton. Nous marchons sur le sable blanc. Au CVD, nous prenons contact avec Sébastien un français en voyage depuis deux ans, et les sympathiques sénégalais. C’est agréable ici de parler sa langue.

    Le CVD ressemble à un petit club privé en plein air, où tous les voyageurs se rassemblent et y passent beaucoup de temps. On peut profiter des services offerts par les autochtones, lessive (à la main), remplissage d’eau douce ou de gasoil par les jeunes qui portent les bidons, etc… C’est très propre, les enfants peuvent jouer ensemble en toute sécurité. En sortant du CVD, c’est un choc. Nous sommes dans une rue sableuse, jonchée de déchets en tout genres, avec des petits commerces. Nous faisons du change dans une épicerie, baraque de tôles où l’on ne peut pas rentrer à cause du bazar entreposé et plein de poussière. 1 Euro vaut 650 CFA. Facile à se rappeler, ça correspond à nos anciens francs ! Nous prenons ensuite la rue principale qui mène au cœur de Dakar, les véhicules sont très vétustes, surtout les minibus bariolés. Il fait très chaud, et il y a beaucoup de pollution. Nous prenons des fruits sur un stand, et des cacahouètes grillées au feu de bois devant nous. Il y a plein des petits artisans qui exercent en pleine rue, du coiffeur, chausseur, mécanicien. Beaucoup de chiens et de chats errants. Nous retournons vers la plage qui grouille de monde, rare sont ceux qui profitent de la plage comme on le fait en Europe, l’eau est très sale. La plage est un lieu pour faire du sport, jouer, se reposer, réparer ou construire des pirogues, vendre les poissons, nettoyer et faire sécher les coquillages, mais aussi pour déposer les ordures. Vive l’écologie ! Des ruisseaux immondes, chargés de déchets se jettent dans la mer. Il faut traverser l’un de ces ruisseaux pour longer la plage. Un pneu est prévu au milieu pour éviter de mettre le pied dans le jus. Manque de pot, Yoan glisse sur le pneu et se mouille jusqu’au genoux, moi je fais de même, mais je n’ai eu qu’un pied à nettoyer. Nos narines sensibles après 7 jours de mer ont été agressées par les odeurs d’égout des ruisseaux, les senteurs de poissons pourris, et des gaz d’échappements.

    Au bar du CVD, nous nous connectons à Internet, nous y passons la soirée, en grignotant des beignets de poissons avec une sauce épicée qu’une femme est venue nous vendre.

    J’écris ces lignes, accompagné par les incantations de la mosquée voisine. Nous sommes chez nous dans notre bateau, mais très dépaysés à l’extérieur. Demain, l’aventure continue, nous prenons un taxi-brousse pour le centre de Dakar, il faut passer à la douane régulariser notre entrée au Sénégal et visiter cette ville.

    A suivre au prochain épisode…

    Conclusion :

    868 Milles en 7 jours et 9 Heures.

    Les conditions ont été très agréables, c’est une des navigations que nous appréhendions le plus pour les risques de mauvaise rencontre et de tempête tropicale. Elle s’est très bien passée, les nuits ont été reposantes et nous arrivons en pleine forme. Nous remercions nos enfants d’avoir été très patient, et d’avoir supporté la chaleur dans le carré. Pour leur sécurité nous préférons qu’ils ne restent pas dans le cockpit.

    10/21/2006

    Escale à LA GOMERA

    Dimanche 15 octobre

    Christian et Martine quittent la marina pour un mouillage de l’autre coté de l’île.

    Je profite de ce dimanche pour monter les échelons de mat (marches pour monter au mat facilement), tout avait été préparé avant de partir mais par manque de temps, je ne les avais pas fixés.

    Une fois terminée, je prends quelques photos du haut du grand mat.

    Les enfants jouent tout l’après midi avec d’autres enfants d’un cata français.

    En fin d’après midi, un voilier Sun Fizz, MENESTREL s’amarre à coté de nous, on se connaît déjà, nous avions déjà rencontré Jean-Yves de Morlaix et Pierre le basque à Funchal, ils nous annoncent l’arrivée prochaine d’Emmanuel, ils se sont vus à LA PALMA. Nous prenons l’apéro ensemble, qui se termine par un bon repas.

    lundi 16 octobre

    Allez au boulot, Karine s’occupe de l’école. Dans l’après midi il fait très chaud, nous allons très souvent se doucher avec le tuyau d’arrosage sur le ponton.

    Yoan et Elodie donnent des cours de pèche à la ligne à Jean-Yves. Yoan pèche un perroquet que nous remettons à l’eau. Vers 18 h, nous partons à pied vers le centre ville pour faire quelques petites courses et visiter SAN SEBASTIAN.

    Au retour les enfants sont encore à bord de MENESTREL pour voir quelques photos, et jouer de la guitare. Nous avons la chance d’avoir 2 papy qui s’occupent très bien des enfants, Jean-Yves est un ex-enseignant.

    Mardi 17 octobre

    Nous louons une voiture pour faire le tour de l’île. Nous commençons par le nord, nous traversons HERMIGUA, et sa vallée agricole. Il y a des cultures en escalier et au fond, de la canne à sucre et des bananiers.

    On s’arrête à AGULO. C’est un petit village perché au-dessus de la falaise. Il y a beaucoup d’orangers, de melons et de bananiers dans les jardins.

    Nous continuons vers VALLEHERMOSO, nous faisons une pause déjeuner dans un restau près du parc National de GRAJONAY (au centre de l’île), nous sommes à la limite des nuages, et il fait froid.

    Ensuite nous descendons à VALLE GRAN REY, Nous passons au port de VUELTAS. Un gros grain inonde les rues, les plages se vident rapidement.

    En remontant vers le centre de l’île, il y a plein de cailloux sur la route, tombés de la montagne à cause de l’érosion.

    A la LAGUNA GRANDE, les enfants jouent au parc, la tyrolienne à beaucoup de succès. Nous n’osons à peine sortir de la voiture, nous sommes encore dans les nuages et il fait froid.

    Nous n’avions pas prévu de vêtements chauds, dommage il y a une belle ballade à faire en foret. Les arbres sont recouverts de mousses et de lichens. Nous descendons une route pavée à EL CEDRO, mais qui ne mène qu’à des hameaux isolés.

    En descendant vers SAN SABASTIAN, nous passons devant LOS ROQUES. Ce sont des rochers pointus formés par un tube de lave vertical, l’érosion a éliminé le cratère autour.

    En arrivant à notre ville, nous visitons le quartier sur la falaise. Après un peu d’internet nous rentrons à bord pour préparer un apéro sur SABELINE, LADY QUATTRO et MENESTREL sont invités.

    Les jours suivants (jusqu’au 21 octobre)

    Ecole, bricolage, courses, chasse sous-marine, plage, apéro chez les uns et les autres occupent nos journées, et nos soirées. C’est le train-train quotidien. Les enfants mènent leur vie avec les copains. Nous les voyons peu, et ils ont plein de choses à nous raconter le soir. Nous nous plaisons bien dans ce port.

    Nous rencontrons grâce aux enfants, 5 autres familles françaises et belge, en année sabbatique, qui sont passées par la méditerranée ou parties plus tard que nous. Nous ferons désormais à peu près la même route.

    Nous préparons tous notre prochaine longue navigation.

    Notre prochaine étape sera probablement Dakar ou le Cap-vert après 8 à 10 jours de traversée. Le dépaysement sera total, puisque nous quittons l’Europe.

    A suivre au prochain chapitre…

     

     

     

     

     

     

     

     

    10/20/2006

    Le Bilan des 3 premiers mois

     

    Pour ceux qui n’ont pas le temps de tout lire, pour ceux qui aiment les chiffres, et pour nous, voici un premier bilan de notre voyage que je tenterai de mettre à jour.

     Depuis le 13 Juillet 2006, au 14 octobre 2006 à SAN SEBASTIAN DE LA GOMERA

    • Distance parcourue avec Sabeline :

      1981 Mn soit  3669 Km.

    • Nombre de journées en mer :
    • 27

    • Nombre de nuits en mer :
    • 12

    • Nombre de jours en escale :

      64

    France Lézardrieux : 1

    Rade de Brest : 7

    Espagne Muros : 1

    Bayona : 1

    Portugal Viana do Castello : 1

    Aveiro : 1

    Peniche : 3

    Iles Berlengas : 1

    Madère Porto Santo : 4

    Quinta do Lorde : 1

    Machico : 21

    Canaries Graciosa Caleta del sobo : 10

    Lanzarote Porto Naos : 6

    Arrecife : 5

    Playa Blanca : 1

    Tenerife Los Cristianos : 3

    La Gomera San Sebastian : 0

    • Nombre de Pays visités : 2 Espagne, Portugal

    • Le plus fort vent enregistré en navigation : 30 nd en arrivant à Viana do Castello

    • Température la plus basse relevée à bord : 22°c lors des nuits les plus fraîches
    • Température la plus élevée relevée à bord  : 36°c Marina Rubicon Lanzarote

    • Température de l’eau la plus élevée : 26°c aux Canaries

    • La plus longue durée de navigation : 5 jours, 4 nuits de Camaret à Muros
    • La plus longue distance de navigation : 530 M de Peniche à Porto Santo

     

    Les points négatifs :

    • Dommage que notre voyage soit limité en durée, mais c’est déjà mieux que rien.
    • L’école est une activité qui nous prend beaucoup de temps dans la journée, avec parfois des difficultés lorsque les enfants ne sont pas décidés à travailler.
    • Les pannes que nous avons eus avec le pilote.
    • La pollution de la mer, Nous trouvons beaucoup de bouteilles et de sacs plastiques, Les Espagnols et portugais n’ont aucune notion d’écologie.
    •  

      Les points positifs :

      • Les navigations paisibles avec 12 à 15 nd de vent portant, toujours en short et en tee-shirt, ou moins.
        • Le beau temps, je ne pensais pas profiter d’un climat tropical dès Madère. Bien sur l’hiver avance, nous devrons descendre vers le sud pour conserver cet éternel été.
        • Nous n’avons pratiquement pas eu de pluies, sauf des petites averses à Madère et Graciosa. Le vent est resté raisonnable pour l’instant.

          • Les rencontres entre bateaux de voyage, Beaucoup de français, surtout des bretons. On se connaît tous plus ou moins, et on se retrouve au hasard des escales, pour partager nos compétences, nos connaissances, et nos apéros. Nous sommes un petit village qui se déplace au gré des vents. Les autres nationalités : Belges, suisses, québécois, américains, anglais, autrichiens, néerlandais, danois, suédois et les autochtones, rendrent les mouillages très cosmopolites et enrichissants.

          • La découverte des îles : nous avions peur de quitter Madère avec ses levadas, et de ne pas retrouver aux Canaries autant de bonheur. Avec les îles de Graciosa et Lanzarote semi-désertiques, les îles de l’Ouest Tenerife et la Gomera, les Canaries sont toutes très belles et différentes. Elles offrent beaucoup de variétés et des petits coins de paradis.

          • Les randonnés et les visites avec les enfants, ils ne marchent pas très vite, mais ils ont de l’endurance. Les ballades dans les levadas et dans les volcans ont été enrichissantes et bénéfiques pour eux.

          Conclusion :

          Nous ne regrettons surtout pas d’être parti ! Le plus dur c’est de le décider, de préparer ce projet, et de traverser des périodes de doute. Depuis tout va bien, c’est le bonheur. SABELINE et son équipage sont en pleine forme.

          Comme disent certains navigateurs retraités qui admirent ce que nous faisons :

          " Nous n’avons pas pu en faire autant car on se croyait indispensable au travail "

           

          A Suivre…

      10/19/2006

      Escale à Tenerife Los Cristianos

      lundi 9 octobre

      Nous devons partir aujourd’hui, mais nous ne sommes vraiment pas pressés, la marina RUBICON à Lanzarote est très agréable. Je fais un tour au ship, Je trouve de la chaîne galva pas cher (le vendeur a fait une erreur). Et je l’installe dans la baille à mouillage, pour constituer un mouillage de secours.

      Pendant que Karine est au " supermarket ", les enfants sont à la piscine. Nous profitons de l’Internet à bord pour faire quelques " webcam " avec notre famille, c’est le bonheur.

      17h30, nous quittons le port, cap au 255 vers le soleil couchant. Accompagné par de la musique Capverdienne.

      Je cuisine quelques pâtes avec des dés de chorizo, que nous dégustons dans le cockpit.

      Le vent se lève vers 22h Le Génois et l’artimon nous permettent d’avancer. Je croise un paquebot de croisière tout illuminé. Nous enchaînons les quarts, la nuit se passe tranquillement au clair de lune.

      mardi 10 octobre

      à 8 h, nous envoyons le booster avant d’aller me coucher.

      Dans l’après midi, nous longeons la cote nord de Grand Canaries, et apercevons Tenerife. Nous passerons entre les deux. Le Teide (3717 m) est masqué par des nuages. Nous commençons à ralentir pour ne pas arriver de nuit dans un port. En soirée, le vent monte à 15 nd, Nous rentrons le booster, en prévision de vents plus forts près des cotes.

      Nous avons droit a un beau coucher de soleil avec la silhouette du Teide, qui rappelle une forme féminine.

      mercredi 11 octobre

      Nous longeons la cote sud-est pour passer de l’autre coté de Tenerife. Le vent diminue peu à peu. Vers 8h, aux premières lueurs du jour, nous arrivons à PUERTO COLON, c’est une marina, mais il n’y a pas de place pour les visiteurs.

      Nous retournons un peu plus au sud, et nous mouillons l’ancre dans une baie en partie protégée par le quai des ferries desservant la Palma et La Gomera : LOS CRISTIANOS.

      Nous reconnaissons le bateau de Christian (Feeling 10.40) : Hasta Luego III. Nous allons lui dire bonjour en annexe. Trois heures après on y est toujours. Martine est venue le rejoindre pour 3 semaines. Christian nous donne un Gnen-a-du le pavillon breton, comme beaucoup de bretons qui naviguent, nous sommes fiers de hisser ce pavillon.

      Je plonge pour installer une deuxième ancre, et pour pêcher un perroquet au harpon.

      17 h, nous quittons SABELINE pour explorer la ville. Un français nous aide à débarquer de l’annexe, il vit ici depuis 2 ans, avec Arthur son fils de 13 ans. Il nous donne quelques tuyaux pour la location de voiture entre autre.

      Nous passons à la poste pour envoyer les évaluations artistiques d’Elodie, et rentrons au port par les rues commerçantes et les restaurants. C’est très touristique !

      En prenant notre annexe, Karine glisse sur les marches de l’escalier et s’affale dans l’annexe. Moi, je tente de la retenir, je glisse à mon tour et tombe dans l’eau jusqu’à la taille, le reste du corps sur Karine juste pour sauver l’appareil photo et les papiers (crise de fous rire qui attire les passants).

      Jeudi 12 octobre

      Nous prenons la voiture à l’embarcadère des ferries, et roulons vers le TEIDE. Après la lande aride, jonchée de cactus, nous traversons une foret de pin. La température a bien baissé.

      Nous passons un col et arrivons dans la caldera, c’est un immense cratère. Le centre forme une plaine à 2000 m d’altitude, avec les coulées de laves. Le TEIDE domine cette caldera.

      Nous nous habillons chaudement, il fait 12°C.

      Nous laissons la voiture au parking pour faire la queue au téléphérique. Arrivés en haut (3555 m), il fait 7°C.Nous prenons un sentier vers l’Est qui mène à un " mirador ". Nous distinguons Gran Canaria à travers les nuages. Des trous laissent échapper de la vapeur d’eau.

      Il y a un autre sentier vers l’Ouest d’où on peut admirer la vue sur LA PALMA et LA GOMERA avec un cratère en premier plan.

      En chemin nous trouvons des plaques, des trous jaunes, C’est du souffre.

      Elodie a envie de Monter au sommet du TEIDE il reste 162 m, mais il est nécessaire d’avoir une autorisation et nous n’en aurions pas été capables, car nous sommes essoufflés à la moindre montée. Nous ne sommes pas habitués à cette altitude.

      Après la descente en téléphérique, nous continuons la traversée de la caldera, pour arriver à un champ de dunes de petits graviers.

      Le paysage tranche à coté des coulées de lave. En quittant la caldera, nous retrouvons une foret de pin. Nous sommes du coté Nord, les nuages nous entourent. Nous stoppons devant une fleur de pierre. C’est un tube de lave de 10 m de diamètre qui va du volcan à la mer et qui a été coupé par l’érosion.

      Les chasseurs avec leur chien des Canaries sont nombreux.

      Nous faisons une autre pose pour ramasser des châtaignes. Nous sommes à 1200 m d’altitude, l’air frais et humide du nord favorise le développement des châtaigniers.

      Nous arrivons à PUERTO DE LA CRUZ, belle plage et beaux jardins, mais le centre est très touristique.

      Nous longeons la cote vers l’ouest, en traversant les champs de bananes, et les villes de GARACHICO, BUENAVISTA.

      Nous empruntons la route de montagne jusqu’à MASCA. Nous prenons quelles belles photos de coucher de soleil. Redescendus dans la vallée du coté de LOS GIGANTES, nous croisons des grandes serres. Fabriquées de filets très fins sur des grandes étendues. Nous rentrons tard au bateau.

       

      Vendredi 13 octobre

      Nous allons éviter de naviguer aujourd’hui. Ecole ce matin. Les évaluations de math pour Yoan sont laborieuses, surtout avant qu’il se concentre et se mette à bosser. Il a fallut passer par un peu d’énervement.

      Karine épluche ces châtaignes pendant que je vais chercher un poulet rôti, des frites et des glaces. Arthur vient chercher Yoan pour faire du foot sur la plage. Après la pose de moustiquaires sur les hublots, je vais à la plage avec Elodie.

      Nous prenons ensuite l’apéro avec Isabelle et Alain, par webcam interposée, bien sur. C’est notre dernière soirée sur l’île nous comptons aller à LA GOMERA.

      samedi 14 octobre

      Karine confectionne quelques gâteries, pain et crème dessert. Nous rangeons un peu le bateau, relevons nos ancres et quittons TENERIFE, en direction de SAN SEBASTIAN DE LA GOMERA. Il n’y a pas de vent, nous faisons toute la route au moteur.

      Mais pas directement, nous croisons des Globycéphales, gros dauphins de 4-5 mètres, très majestueux nous les suivons un moment.

      Une demi-heure après, encore un autre troupeau ils sont une quinzaine, beau spectacle, avec au fond : le Teide Nous prenons des vidéos.

      En arrivant à SAN SEBASTIAN, un autre troupeau de Grands Dauphins, nous sommes gâtés aujourd’hui, cela faisant longtemps qu’on avait pas vu de mammifères marins.

      Nous arrivons à SAN SEBASTIAN, prenons place dans la marina.

      Yoan va pêcher à la ligne à la cale, nous avons repéré plein de poissons. Il nous ramène deux poissons, dont le plus gros fait 1,1 Kg, 38 cm. Dommage que nous soyons dans une marina, nous ne pourrons pas les déguster.

      Une famille espagnole de Las Palmas (Gran Canaria) en week-end en voilier à la Gomera, s’intéresse à nous. Ils nous demandent comment nous faisons avec les enfants pour l’école. Leurs enfants nous servent d’interprètes. Ils parlent très bien français.

      Nous les invitons à bord, pour regarder les photos de notre voyage, et pour échanger nos adresses mail et celle du blog.

      Ensuite, pour finir la soirée, Martine et Christian viennent prendre un verre sur SABELINE.

      10/3/2006

      Escale à Lanzarote

      mardi 26 septembre

      Vers 10 h, nous quittons Caleta del Sobo, il n’y a pas beaucoup de vent et nous avançons avec le génois et le moteur, c’est une bonne aubaine pour recharger les batteries.

      Je mets 3 lignes de traîne à l’eau, dont une pour la pèche au gros, mais rien ne mord. Nous longeons la cote, à l’est de l’île de Lanzarote, à moins de 50Mn du Sahara, les fonds sont de 800 m.

      Nous arrivons à PORTOS DE NAOS à 15 h : 4 H 00 et 27 Mn de navigation. Il n’y a plus de place pour mouiller. Nous reconnaissons Lady Quattro, Damasine, Le Roi Arthur 3, le bateau de Yolande et Francis, Sébastien et Julie (http://passagersduvent.over-blog.com/). Le roi Arthur 3 doit partir, nous attendons un peu pour prendre sa place. Je vais voir Emmanuel et Jildaz entre temps.

      Une fois Sabeline ancré correctement, nous partons vers la zone des mécanos du port. Nous trouvons d’abord des magasins de quincaillerie et d’accastillage, J’ai beaucoup de mal à me faire comprendre, puis au troisième, un espagnol sympa qui m’a compris nous emmène vers un atelier de tôlerie, puis vers un tourneur. Ils ont pris mes plans et Manana… j’ai compris que je devais repasser demain. Nous achetons quelques bricoles chez un shipchandler où il y a des leurres énormes pour la pèche au gros.

      Nous continuons à nous balader vers le centre D’arrecife. Nous sommes contents, malgré une transition importante, de retrouver des boutiques avec un choix important. Nous retournons au port en longeant la lagune. L’annexe est dans les cailloux, il y a 2 m de marnage et, nous bretons, on se fait avoir ! il y a plein de déchets au fond du port, et pour la première fois, nous avons cadenassé l’annexe, l’endroit n’est pas sûr, contrairement à Graciosa, il faut se méfier.

      Mercredi 27 septembre

      Nous adoptons le rythme espagnol, Boutiques le matin, école l’après midi lorsque tout est fermé. Jildaz nous a offert des galettes de blé noir que nous dégustons à midi. Je monte un autoradio MP3 que je peux piloter du cockpit avec une télécommande. Nous pouvons profiter ainsi de notre collection de musique échangée avec les bateaux voisins. Vers 17 h, je fais quelques achats pour l’entretien du moteur et je vais chercher mes pièces en inox, seule celle du tourneur est terminée. Stop 19 h, c’est déjà l’heure de l’apéro, Manu et Jildasz viennent prendre un verre à bord.

      Il y a deux pontons à PUERTO NAOS et ils valent bien une photo, ce sont des planches de sapin fixées sur une structure en acier tout rouillé (bien que je n’ai rien contre la rouille !). Des morceaux de tôles rivetées bouchent les trous.

      Jeudi 28 septembre

      Nous marchons vers le grand hôtel d’Arrecife, pour trouver un loueur de voiture, ils sont tous regroupé la bas. Nous nous arrêtons à la poste pour envoyer enfin les évaluations à Yoan et passer un coup de fil. Avec une 206, nous roulons vers le sud, PUERTO DEL CARMEN, la marina de RUBICON et PLAYA BLANCA, cité très touristique entourée de belles plages.

      Nous en profitons pour se restaurer de tapas.

      Nous remontons ensuite vers le parc National de TIMANFAYA, en voiture, en passant par les salines del Janubio. Que de couleurs !

      Nous traversons des champs de laves, comme si les volcans venaient d’exploser hier, seule la route serpente à travers cet océan de cailloux noirs. Nous sommes étonnés que depuis la dernière éruption en 1924, la nature n’ait pas pris le dessus, il n’y a même pas de lichens.

      Nous croisons une caravane de dromadaires, puis au parking un peu plus haut, nous échangeons la voiture contre 2 dromadaires. Nous sommes très contents d’être ballottés à travers les dunes au pied des volcans. Ce fut court mais bon.

      De superbes paysages colorés s’offrent à nos yeux.

      Nous continuons l’ascension, puis rentrons dans le parc de TIMANFAYA. Là où a eu lieu le dernier séisme.

      Au bout de quelques kilomètres, où il est interdit de descendre de voiture, nous arrivons au terminus. Il y a un restaurant et des cars. Tout est organisé, nous montons dans un car qui nous promène pendant une ½ heure dans les cratères des volcans. C’est magnifique. C’est la folie des couleurs, du blanc, du rouge, du brun en passant par toutes les nuances que la nature à harmonieusement associées.

      Après la ballade, nous avons droit à une démonstration. Un guide met de la paille dans un grand trou, et s’enflamme.

      Ensuite il verse un seau d’eau dans un autre trou, et un geyser de vapeur jaillit bruyamment.

      Il fait 400 °C à 6 m du sol. Le restaurant sert des grillades préparées sur une des cheminées.

      Nous quittons le parc, en traversant encore les champs de Lave, d’une épaisseur de 6 à 10m. 11 Villages ont été ensevelis par ces coulées de laves.

      Nous arrivons dans un autre endroit magnifique, EL GOLFO. C’est une belle plage de sable noir, battue par la houle. Une lagune verte, très salée s’est formée dans le fond du golfe.

      Karine et les enfants cherchent des Olivines, petits cristaux verts (pierres semi-précieuses) habituellement dans la lave.

      mais ici la mer a séparé les roches de natures différentes. Nous en ramènerons quelques-unes une à bord.

      Ensuite, nous continuons notre chemin vers la cote ouest, là une coulée de lave a rencontré la mer.

      Sur le site de LOS HERVIDEROS, ce n’est que des grottes, des cavités formées par les gaz et les explosions que l’on a du mal à imaginer.

      Nous prenons le chemin du retour à travers le champs de laves, qui entoure de plusieurs kilomètres, le parc de Tinmanfaya.

      Nous traversons ensuite la vallée de la GERIA, réputée pour ses vins (Malvoisie).

      Dans cet univers sec, les agriculteurs arrivent à faire pousser des pieds de vignes en creusant un trou de 1,5m, pour les protéger du vent sec, le gravier noir et poreux issu des volcans, retient l’humidité.

       

       

      Vendredi 29 septembre

      Deuxième et dernier jour de balade en voiture. Direction le nord de l’île, nous commençons par visiter TEGUISE, ancienne capitale de Lanzarote.

      Nous y trouvons de belles places, des ruelles tranquilles, et beaucoup de boutiques d’artistes et d’artisans.

      Nous goûtons à des confitures de cactus, bananes et des sauces épicées vendues en petits bocaux, que nous avions déjà repérées dans des restaurants.

      Nous repartons le ventre creux, mais plein d’appétit vers le prochain village, en passant par le point culminant de l’île. Nous arrivons à HARIA, le village aux 1000 palmiers.

      Après quelques photos sympas, nous nous attablons au meilleur restaurant. Y-en-a mare des tapas, les plats s’enchaînent.

      A la fin de ce bon repas, nous continuons notre route vers l’extrême nord de l’île, le MIRADOR DEL RIO, à 400 m d’altitude, d’où l’on domine l’île de GRACIOSA.

      Nous sommes sous les nuages, mais GRACIOSA est ensoleillée, C’est fabuleux de revoir d’en haut là où nous étions il y a quelques jours, de mesurer les randonnées parcourues sur les volcans et à travers les dunes.

      On aperçoit les bateaux des amis qui sont encore là bas, ça donne envie d’y retourner mais il faut qu’on avance. De toute façon, eux aussi quitteront bientôt cette île du bout du monde.

      Nous nous dirigeons vers ORSOLA, en empruntant une route cahoteuse. On comprend pourquoi GRACIOSA est si isolée : ORSOLA est le seul port qui dessert L’île, la route et l’état de la mer dans le port, fait reculer n’importe quel touriste.

      En quittant ORSOLA, nous apercevons un joli lagon de sable clair parmi les laves noires. Allez hop dans l’eau, une pause baignade s’impose. L’eau est bonne et ne dépasse pas un mètre de profondeur.

      Sur la route du retour vers Arrecife, nous visitons le site de JAMEOS DEL AGUA. La visite commence par la descente dans une cavité à ciel ouvert. Nous pénétrons dans une partie de la galerie qui s’étend du volcan jusqu’à la mer. Ce tube volcanique conduisait la lave à la côte.

      Nous longeons une étendue d’eau de mer où vivent de petits crabes blancs et aveugles qui habitent en principe dans des mers très profondes.

      Nous ressortons par une autre grotte et arrivons sur une très belle piscine, retenue d’eau naturelle aménagée comme le reste du site par CESAR MANRIQUE.

      La piscine est tentante, mais non il faut se retenir !

      Nous accédons ensuite au musée expliquant la formation des îles Canaries.

      C’est très intéressant, en espérant que les enfants en auront retenu quelque chose.

      Retour aux choses sérieuses : les courses. Nous profitons d’avoir une voiture pour faire le plein.

      Nous avons réussi l’exploit de rentrer 2 Caddies et 4 personnes dans une 206. Qui dit mieux ?

       

      Samedi 30 septembre

      Avant de rendre la voiture au loueur, nous essayons avec notre PC de capter une zone wifi en ville. Ça marche, Karine chausse ses écouteurs et téléphone à la famille.

      Ensuite, nous essayons au culot, le grand hôtel d’Arrecife, nous sommes très tranquilles au 1er étage, les enfants ont faim, on nous offres même des petits croissants.

      Nous rentrons à PORTO NAOS, et je me mets à remonter mes pièces sur le pilote.

       

      Dimanche 1er octobre

      Ecole, bricolage, rangement et nettoyage intérieur du bateau pendant que les enfants font de l’escrime, ils ne veulent pas faire une ballade en ville lorsqu’on le leur propose.

      Soirée lecture. Nous laissons les bouquins éducatifs à disposition sur les banquettes, pour inviter les enfants et nous même à la lecture.

       

      Lundi 2 octobre

      Dès le petit déjeuner avalé, nous remontons l’ancre et quittons PORTOS NAOS. Nous ne pouvons pas nous baigner dans ce port et ça ne nous va pas.

      Après 2 Mn au moteur nous arrivons sur une zone de mouillage en face d’ARRECIFE, mais qui n’est pas protégée d’un éventuel coup de vent de sud. Nous surveillerons la météo. L’eau est transparente et les fonds sont clairement visibles à 5m. Plongée pour nous quatre, avant de commencer l’école.

      Il y a deux bateaux que nous connaissons déjà. Je vais parler à François et Nicole, et prendre des nouvelles d’Erwan et Sandrine restés à GRACIOSA. Nous comptons rester là quelques jours, avant de rejoindre soit le sud de Lanzarote, soit le Nord de Fuerteventura. Par la suite une petite traversée de 24 h vers La PALMA l’île la plus à L’ouest des Canaries est envisagée. Nous verrons bien où les vents nous mènent. (et les copains).

      Mardi 3 octobre

      Le vent s’est levé cette nuit (20 nd) et lorsque je me lève, la poupe de Sabeline (L’arrière) est à 2 mètres d’un voilier québécois. L’ancre à déraper. Nous remouillons l’ancre ailleurs, à distance des autres bateaux, et cherchons en plongée, un corps mort abandonné (Bloc de béton avec un anneau). Nous en trouvons un de bonne taille à 5 m de profondeur. Nous gréons deux bouts en double, et amarrons Sabeline. François vient nous aider dans les manœuvres avec son annexe. A midi, nous l’invitons à l’apéro. Karine va au " Arrecife Grand Hotel " pour appeler la famille et consulter Internet. Vers 19 h je la rejoins en laissant les enfants à bord, car ils sont très occupés à se déguiser en Peter Pan. Au retour, il fait presque nuit, et je ne vois pas les fonds. Nous talonnons sur les rochers avec le moteur de l’annexe. La goupille de sécurité est rompue, nous continuons à la rame. François (le saint Bernard) vient nous chercher et nous remorque avec son annexe.

      Mercredi 4 octobre

      Karine s’est levée à 7 h, elle a préparé une brioche, un pain, un crumble pomme-banane, et une crème au chocolat. On croirait se réveiller dans une bonne boulangerie. Il y a toujours 25 nd de vent. Après l’école, Karine va vérifier nos cordages sur le corps mort. Ils sont en mauvais état : la gaine s’est usée en 24h. Cette fois on sort les grands moyens, un bout épissé d’une cosse inox, avec une grosse manille, serrée à la clé anglaise. Je passe la pointe de l’ancre dans l’anneau du corps mort, par sécurité. Vers 18 h, lors d’une petite accalmie, nous partons faire des courses. François et Nicole nous offrent un verre à bord de leur beau bateau ONLY WAY, qu’ils ont construits eux-mêmes.

      Jeudi 5 octobre

      Petite baignade, juste après le petit déjeuné, pour constater que notre mouillage n’a pas bougé. Nous partons en ballade en ville pour trouver, en vain, une antenne wifi amplifiée. Francis en a une, il accède à Internet de son bateau, c’est plus pratique. L’après midi les filles vont à l’hôtel, pendant que les gars vont à Porto Naos faire les shipchandlers.

      Vendredi 6 octobre

      Toujours beaucoup de vent, notre anémomètre affiche 28 nd maxi, sur d’autres bateaux à coté, dont le mat est plus haut, il monte à 40 nd. Avec ce vent tout le monde reste dans son bateau, dès qu’on prend l’annexe on est trempé ! Le matin, évaluations pour Elodie, son écriture est moins belle que lorsqu’elle s’entraîne, c’est décourageant. Vers 16 h nous allons poster notre courrier et acheter quelques petits cadeaux. Nous sommes invités pour l’anniversaire de mariage de Francis et Yolande (34 ans), et l’anniversaire de François, à bord de Post-Scriptum le catamaran d’Agnès et Pascal. Il est aussi beau à l’intérieur qu’à l’extérieur. Paella et sangria sont au menu, ainsi qu’une délicieuse mousse au chocolat. ( Le Chocolat noir, le fromage râpé, les bons jambons sont des produits que nous ne trouvons pas ici.)

      Samedi 7 octobre

      Pas grand chose à raconter, faut bien qu’on se repose !

      Le vent s’est calmé, nous continuons les évaluations pour les enfants, dans l’après midi je vais en ballade avec François, Nicole et Bambou (le chien) à Porto Naos. La journée passe vite.

      Dimanche 8 octobre

      Vers 11 h, nous faisons en annexe, le tour des bateaux voisins pour leur dire au revoir. Après une petite plongée pour récupérer tout notre attirail d’amarrage, nous quittons Arrecife, pour une navigation, toutes voiles dehors, très agréable vers le sud de l’île. Nous accostons à PLAYA BLANCA, à la Marina RUBICON. Nous y faisons le plein d’eau et de gasoil. Très belle marina, avec tous les services, Piscine, Internet à bord, de bons restaurant, laverie, tout y est. Yoan et Elodie ont retrouvé Bastien, Zoé et Rémi à la piscine. Yoan est allé jouer ensuite sur le bateau de Rémi, pendant que je préparais une bonne pizza. (Sans mozzarella).

      Demain nous repartons vers les îles de l’ouest. Tenerife, La Gomera ou La Palma. Nous verrons bien suivant les conditions météo.