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2/25/2007 Canouan à St Vincentlundi 19 février Aussitôt les cahiers d’école refermés, nous hissons les voiles pour profiter de les rincer avec la pluie qui tombe depuis cette nuit. Nous levons l’ancre vers 11h et tirons des petits bords contre un petit vent en plein dans le nez, Nous voguons vers le nord, l’île de Béquia est à plus de 20 M. la visibilité est très faible sous cette interminable pluie, et les falaises de West Cay, me sont apparues au dernier moment. Nous mouillons devant port Elizabeth à gauche de Admiralty Bay, dans le coin des pécheurs, c’est plus tranquille, il y a moins de voiliers. La baie est calme, pas de clapot, peu de vent, c’est très reposant comparé au mouillage des Tobago Cays.
Mardi 20 février Ballade dans la petite ville pour faire quelques achats, d’abord le marché aux fruits, il y a enfin des beaux fruits ici, et les rastas qui les vendent sont cool. Les maisons sont très colorées ici aussi, mais elles sont aussi plus grandes, le tourisme marche mieux ici qu’ à Canouan. Le Front de mer est très agréable. Nous faisons quelques boutiques et nous montons au premier étage d’un petit restau, Maria’s. Nous attendons une heure avant d’être servi : Un vulgaire snack au prix d’une bonne table en France. Puis nous marchons le long de la plage étroite, pour admirer les beaux hôtels et les belles maisons dont les soupentes et les balcons sont finement travaillés. Elodie et Yoan ramassent quelques noix de coco. Nous entrons dans une église, les couleurs sont très claires, tous les bois sont peints, le clocher est au sol, simple précaution contre les cyclones. Les filles passent un bon moment dans une boutique, et en ressortent avec une robe chacune, Yoan avec un short. Nous dévalisons ensuite un supermarcket, Nous y trouvons des cotes de porc congelées qui me paraissent correctes. (Depuis Grenade, nous n’avons pas trouvé de viande fraîche : en Afrique la viande est fraîche, pleine de mouches mais fraîche, ici il n’y a rien, sauf en fouillant dans les congélateurs, mais fréquemment nous ne trouvons que des pavés reconstitués pour les hamburgers). On se fera un barbecue ce soir, avec une bonne glace en dessert, le top.
Mercredi 21 février En milieu de matinée, nous amarrons l’annexe au ponton de l’hôtel « The Gingerbread » qui fait aussi un peu yacht club (dommage qu’on ne trouve pas ça en France) nous installons notre PC sur une des tables sous les arbres, au bord de la plage pour surveiller les loustics qui se baignent. Karine consulte les mails, met notre blog à Jour, et nous passons beaucoup de temps au téléphone. Ca nous prend presque la journée mais nous avons le plaisir de parler et prendre des nouvelles de notre famille.
Jeudi 22 Février Nous quittons Bequia vers 11h, toutes voiles dehors, avec, un vent de 15 nd d’est pour une traversée de 16 M très agréable. A deux reprises, nous apercevons des requins dormeur, inoffensifs, mais ça impressionne. Nous longeons la cote sous le vent de ST VINCENT jusqu’à Wallilabou Bay, à la rencontre de Jack Sparow. Ceux qui ont vu le film « Pirates of the Carribbean » comprendront, c’est le principal lieu de tournage du film. La baie est grandiose, de hautes falaises se referment de chaque coté, on imagine aisément qu’elle pouvait être un repère de pirate au temps des corsaires. Nous sommes accueillis par le comité d’accueil : un boat-boy sur une petite barque à l’aviron, il nous indique une bouée au raz de la plage. Nous acceptons car les fonds sont de 10m à 50m de la plage, et l’ancre ne tiendrait pas. Un autre boy nous amarre un bout à terre. C’est le mouillage cocotier, la proue vers le large pour ne pas rouler avec la houle). Aussitôt, nous sommes assaillis par deux boat-boys, pour nous proposer des fruits, des bijoux, et des gamins grimpent sur la jupe. Yoan et Elodie vont se baigner avec eux. Cette sollicitation une peu trop pressante, nous rappelle un peu le Sénégal, les gens sont très pauvres ici, et contrairement aux îles des Grenadines à coté, le tourisme n’est pas développé. Il y a 3 ans, notre catamaran ne s’était pas arrêté à St Vincent, par sécurité. C’est vrai qu’il n’y a pratiquement pas d’autre voiliers ici, alors qu’à Bequia ils sont très nombreux. Sabeline est juste en face du décor qui a servi au film, deux grandes grues en pierre et en bois, sur un ponton rustique. A terre, une grande battisse où étaient tournées les scènes en studio. Nous discutons un peu avec le patron du restaurant à coté. Nous le quittons pour aller voir « the Wallilabou Falls ». Quelqu’un se propose de nous emmener en voiture, Il nous dépose au bord de la route devant des petites chutes d’eau, sans intérêt, si ce n’est que de suivre le torrent jusqu’à la mer à travers les lianes, les cailloux glissants et les toiles d’araignées. Après quelques chutes (des gadins), des roseaux nous barrent le chemin. Nous empruntons le terrain d’un agriculteur. Des chèvres, des poules, des cochons, des bananiers plus tard, nous demandons à un agriculteur rasta de nous vendre un régime de bananes, prix convenu 30 EC, 8 fois moins cher qu’avec les boats-boy ! Il abat la plante géante, et nous découpe un beau régime. Pour nous remercier, il nous offre une dégustation de coco fraîche, puis nous le suivons un peu plus loin pour cueillir des oranges, en secouant les branches de l’oranger. Yoan et moi sommes en dessous pour les rattraper. Nous rentrons vers la plage et visitons le décor du tournage, prenons l’annexe pour voir les falaises éclairées par le soleil couchant, les grottes et l’arche de pierre. Nous avons déjà vu le film en deux parties la semaine précédente et nous reconnaissons bien les lieux. Le soleil joue avec le décor ce soir, Sabeline à la place de Black Perl.
Vendredi 22 Février Nous aimerions bien partir pour St Lucie aujourd’hui, alors nous allons vers le deuxième ponton de la baie, d’après le guide, il y a un « Custom Office » pour faire les papiers de sortie de St Vincent. En arrivant sur le ponton, un décor du film en mauvais état, une mama attache notre annexe et nous visitons le faux village. tous les décors y sont, la roue du moulin, les maisons qui cachent les loges des acteurs, les boutiques avec leurs vieilles enseignes, les murs de pierre ne sont que du polyester et le bois qui sert de structure vieillit, les décors se désagrègent. Par contre le bureau de douanes n’ouvre qu’à 16h. Soit nous passons une journée de plus ici, soit nous allons à Kingstown pour faire les papiers, nous visiterons la ville par la même occasion. Par chance un minibus s’arrête juste, nous grimpons dans la voiture après avoir négocier le prix, 20 EC pour 45min de route sinueuse à travers les petits villages, les vallées, les cols. Le chauffeur ne refuse rien, les colis, les enfants qui vont à l’école. En arrivant à la capitale nous sommes 19 personnes pour 15 places. Nous demandons où se trouve le poste de douane mais nous avons un peu de mal à comprendre leurs explications, finalement un gars nous guide dans la ville au poste d’immigration. Ici on me dit qu’il faut d’abord passer à la douane je m’en doutais, c’est le 4eme bloc sur la droite. Toutes les rues sont encombrées de marchands de légumes, de fruits, de disques, on se croirait un peu à Dakar, les sollicitations en moins. On continue, on compte les rues on demande, on revient sur nos pas, on redemande et on se fait conduire par une dame très sympa, qui s’est renseignée à un policier, on pousse une vieille porte le long d’un bâtiment seulement identifié par « Enforcement Division ! » fallait le savoir ! On m’assoie à un bureau dans une pièce climatisée, brrr qu’il fait froid, et un formulaire plus tard, je dois retourner au poste d’immigration pour faire tamponner les passeports. C’est d’habitude plus facile car les deux ou trois bureaux sont réunis dans un port d’accueil. Lorsque tout est en règle nous retournons à la gare routière, et un minibus nous ramène à Wallilabou Bay. Sur la route nous voyons de très belles villas, mais aussi des petites cabanes de planches et de tôles. Ici plus qu’ailleurs la richesse côtoie la pauvreté. Le social ça a du bon, c’est le moment d’y penser… 11H30, il est encore temps de lever les amarres pour ST LUCIE, il y a 40 M à parcourir et nous espérons arriver avant la nuit. Voiles et moteur nous mettons toute la gomme. Au nord de ST VINCENT, le vent est instable, l’accélération due au relief nous envoie du 25nd, Sabeline est un peu surtoilé, mais il sait que ça ne va pas durer. Quelques manœuvres plus tard, juste au moment du repas, nous avons un 15 nd de NE bien établi, au près bon plein, Sabeline file à 6-7 nd, c’est très agréable. L’arrivée à ST LUCIE est spectaculaire, deux énormes pitons rocheux de 800m de haut que nous distinguons depuis St VINCENT, grossissent au fur et à mesure de notre approche. Nous les longeons avec le couché de soleil, accompagnés par un Boat-Boy équipé de 2 HB de 40ch (à ST Vincent ils sont à la rame), il nous guide vers une bouée. Nous amarrons Sabeline devant la ville La Soufrière. Dix minute plus tard, une autre barque nous aborde c’est des pirates, pardon, les Park’s Rangers, des officiers qui nous demande 40 EC de taxe pour séjourner dans le parc. La place revient à cher, aussi chère qu’en France sur catway dans un port. En plus, il y a de la houle de travers, et nous n’arrêtons pas de rouler.
2/21/2007 Mayreau et les Tobago CayesLundi 12 février Les grains se succèdent depuis cette nuit. Nous commençons par la classe, mais les enfants ne sont pas motivés. Nous profitons d’une bonne éclaircie pour aller visiter l’île. Le village est construit sur les hauteurs d’une colline que nous montons par une petite route en béton, il n’y a pas de voiture. Nous entrons dans un des supermakets, il y en a plusieurs mais ce ne sont que des boutiques de 20m², avec quelques produits alimentaires, souvent accolés à un bar tenu par la même personne. Nous prenons des boissons fraîches, du sucre et du lait en poudre vendus en vrac. Nous continuons l’ascension de la colline, il y a une chapelle, dont la cour surplombe les îlots des Tobago Cays, où nous irons plus tard. L’île est restée très authentique, il n’y a pas d’aéroport, donc peu de touristes, c’est aussi l’île la plus pauvre, que nous ayons visité aux antilles. Nous descendons de l’autre coté de l’île pour aller voir Salt Whistle Bay, une baie que je connais déjà, puisque lorsque nous étions venu il y a 3 ans, avec Switch, le catamaran avait mouillé à cet endroit juste pour prendre le repas à bord sans débarquer, mais désobéissant, j’avais nagé jusqu’à la plage et le bateau était reparti sans moi. Quand je m’en suis aperçu, je pensais à une blague, j’ai nagé vers un autre voilier pour appeler Karine et l’équipage à la VHF. Le Catamaran est revenu me chercher, personne ne s’était aperçu que je n’étais plus à bord. Il y a toujours beaucoup de cata de location devant la plage, nous passons devant les vendeurs de tee-shirt, et marchons jusqu’au bout de la langue de sable. De l’autre coté, l’océan est agité. Nous nous baignons, Yoan grimpe sur un cocotier penché, Elodie se suspend aux feuilles. Nous prenons un délicieux petit repas sur une des tables en pierre abritée par une tonnelle de paille. L’hôtel propose des bungalows dissimulés dans une belle palmeraie bien entretenue. Nous ramassons quelques noix de coco, coin sympa, à recommander. Nous sommes heureux d’avoir pris notre temps, le temps de s’amuser, de vivre, alors que les autres touristes ici sont pressés et survolent cet endroit magnifique où il fait bon vivre. Nous retournons vers notre bateau, de l’autre coté de l’île. Un grain arrive, nous nageons encore un peu avec masque et palmes, pour remonter quelques squelettes d’oursin, disque plat, blanc et très fragile. Il y a aussi, au fond un caleçon, une serviette, des épingles à linges, des bouteilles vides, des sacs en plastiques... Le grain très violent durera toute la soirée.
Mardi 13 Février Le temps est venteux toute la nuit, mais l’ancre tient bien parce que nous n’hésitons pas à mouiller une grande longueur de chaîne. Ce matin un paquebot de croisière a mouillé dans la baie, des touristes débarquent par deux annexes-bus de 20 m effectuant des navettes incessantes, la plage est envahie. Ils font de la gymnastique dans l’eau avec leur prof de sport. Vers 11h, nous partons en snorkeling (plongée avec masque et palmes) vers la pointe sud de l’île, la cote rocheuse offre des paysages sous marins différents des rochers coralliens. Nous observons des poissons très colorés, bleu pale, d’autres en forme de croissant de lune bleu jaune et vert, des éponges en formes de coupoles, des serpents de mer tachetés de points orange. (Désolé pas de photos, nous développerons les photos de l’appareil argentique étanche plus tard). Après manger, nous repartons avec l’annexe, accostons au ponton, un homme très galonné, tenue blanche, même les cheveux blancs, chaussures blanches cirées, nous aide à monter sur le ponton. Nous sommes surpris du changement par rapport à la tranquillité d’hier, 1500 touristes viennent de débarquer, c’est huit fois la population de l’île, donc les boutiques qui hier étaient fermées, exposent aujourd’hui, leurs plus beaux tee-shirt, leurs plus beaux coquillages. Les chaises longues, les tables, les corbeilles, les grandes males sont débarquées. La plage devient une aire d’accueil avec tout le nécessaire pour préparer des bons repas, aux vacanciers. Nous fuyons ce tumulte, vers la cote Est de l’île par un sentier longeant les salines. C’est les coulisses de la belle plage tropicale, nous trouvons quelques dépôts d’ordures, faut bien qu’ils mettent quelque part, et nous arrivons à une habitation d’un pécheur, face aux Tobago Cays. C’est tellement beau que nous décidons de partir de suite. En arrivant à bord de Sabeline, nous remontons l’ancre, longeons Mayreau sous le vent, et après une heure de moteur, nous mouillons derrière Petit Bateau. Les tobagos Cays sont un ensemble de petits îlots inhabités et paradisiaques ; Petit Bateau, Petit Rameau, Baradal et Jamesby ; protégés par une barrière de corail, The Horseshoe reef, formant un lagon de 2 à 3 m de profondeur, sur fond de sable. Un petit paradis, mais un peu trop connu. Aussitôt mouillé, je plonge dans les eaux claires. Nous débarquons sur la plage, pour déguster quelques noix de coco fraîches, et admirer le coucher de soleil. Il y a peu de bateau de voyage, mais beaucoup d’équipages en location, qui n’ont pas le temps. Nous retrouvons les jeunes que nous avions rencontrés à Tyrrel Bay (Carriacou) et Yoan joue avec eux sur un kayak. Nous jouons à tarzan avec les branches de palmiers : Yoan et moi montons sur le tronc penché, et attrapons une branche et on se lance dans le vide en se laissant se balancer. Bien-sur, la branche finie par casser et je m’écrase dans le sable !
Mercredi 14 Février Il y a beaucoup de bateaux à circuler autour de Sabeline ce matin, un 5 Mat a mouillé cette nuit et les touristes envahissent notre plage qui était si déserte hier soir. Des cata de location et des day-boats nous frôlent à vive allure. Karine fait l’école de bonne heure, pour consacrer plus de temps à nos loisirs. En fin de matinée, nous partons en annexe, au vent de Petit Rameau pour découvrir les fonds et éventuellement apercevoir une tortue. Le ciel est couvert, les poissons ne sont pas au rendez-vous, quelques beaux coraux, de belles gorgones, ce sera sûrement mieux sous la barrière de corail. Nous rentrons sur Sabeline, le temps de prendre un repas et de payer notre droit quotidien de 20 $EC aux officiers en uniforme de la police du Tobago Park qui passent de bateau en bateau, c’est une nouveauté depuis 3 mois. Nous levons l’ancre, le ciel aussi s’est levé, le soleil illumine les fons sableux. Très pratique pour passer entre Petit Bateau et Petit Rameau, il n’y a que deux mètres de fond entre les îlots, et le soleil nous aide à discerner les patates de corail. Nous mouillons parmi les autres bateaux, on dirait un salon nautique tellement il sont nombreux, à coté de Baradal et face à la grande barrière de corail qui nous protège de la houle de l’océan. Nous partons aussitôt en annexe, vers cette fameuse barrière. Nous nous amarrons à une bouée, pour que les ancres n’abîment pas le corail, et partons explorer les fonds. La clarté de l’eau est surprenante. Elodie peine contre le courant et les petites déferlantes. Yoan et moi arrivons à la franchir et nageons le long des tombants. Coté océan, la pente descend à 45° vers des profondeurs qu’on devine à travers un bleu sombre et intense. Des bancs de poissons nous accompagnent, il n’y a plus de courant, plus de déferlantes, c’est reposant. Les coraux sont un peu décevants, ils ont sûrement été détruits par un cyclone. Nous retournons vers les faibles profondeurs, on se fait ballotter et en arrière de la barrière, les coraux retrouvent leur splendeur, entourés de poissons multicolores. Nous regagnons l’annexe, où Elodie et Karine nous attendent et nous nous laissons dériver jusqu’à la plage de Baradal. Là, nous profitons du sable blanc, tandis que les enfants vont explorer les sommets de l’île. Nous rentrons sur Sabeline, épuisés d’une bonne journée. Mais pour occuper la soirée, rien de tel qu’un peu de bricolage : Installation d’une télécommande pour le guindeau (moteur qui sert à relever la chaîne).
Jeudi 15 Février Après l’école, nous partons tous en annexe à la plage de Baradal, point de départ d’une plongée vers le sud-est de l’île. Les coraux que nous avions admirés il y a 3 ans, ne sont plus là. Les enfants se lassent et retournent à la plage jouer dans le sable. Nous continuons Karine et moi, et au dessus des fonds recouverts de petites algues, nous apercevons une tortue qui broute les petites herbes. Pendant que je la suis au dessus d’elle, Karine appelle les enfants sur la plage, ils arrivent, Elodie sans palmes, Yoan sans masque. Nous suivons la tortue et soudain une tortue deux fois plus grosse d’un bon mètre, se montre, Nous la suivons gentiment, et à chaque fois qu’elle remonte à la surface pour respirer, Elodie la touche presque. Yoan et moi, essayons de l’attraper, mais nous ne pouvons pas la tenir plus de quelques secondes, tellement elle a de la force dans les nageoires. Nous en trouvons plusieurs, dans la même zone et nous rentrons à bord, les enfants sont contents, ils commençaient à désespérer. Je pose avec Yoan les nouvelles anodes en zinc fabriquées à Dakar. Ces travaux sous marin plaisent bien à Yoan. (Les anodes sont des morceaux de métal qui s’usent et qu’il faut remplacer de temps en temps. Elles se visent sur l’arbre d’hélice et de chaque coté de la quille). Nous avons la visite d’Éric un voilier voisin, breton, qui a reconnu notre pavillon, et vient nous saluer. Il voyage en famille depuis 5 mois. Son aîné de 3 ans Quentin vient jouer avec Yoan et Elodie. Nous prenons l’apéro à bord de Loulou, un Jeanneau tout neuf de 40 pieds. Nous dégustons un Tobago : Rhum, citron, jus de pomme.
Vendredi 16 Février
Eric est équipé d’un téléphone iridium aussi et utilise les mails, nous avons testé notre téléphone avec son kit data et nous arrivons à nous connecter. Le problème ne viendrait pas de notre téléphone mais de notre cordon USB-RS232 ou de son driver. A résoudre aux Antilles françaises. J’ai passé l’après midi sur le PC et je ne me suis même pas baigné de la journée, ici dans le plus beau coin des Antilles ! Nous visitons le bateau de Michel, un breton que nous a fait connaître Éric, il fait le tour du monde sur un Passoa 47 neuf des chantiers Garcia. Nous évoquons quelques souvenirs communs de la Casamance. Nous nous retrouvons tous à bord de Sabeline, pour l’apéro, Michel, Eric, Jojo sa femme, Quentin et Tristan les loulous. Cette fois c’est un Sabelina que nous sirotons : Rhum, liqueur de Grenadine.
Samedi 17 Février Nous avons un peu de mal à décrocher les enfants de leur lecteur DVD, ils regardent des dessins animés prêtés par Eric. Nous partons en annexe vers l’îlot de Jamesby. Peu de bateaux mouillent à coté, et elle devrait être bien préservée. Nous hissons le zodiac sur la plage de cocotiers et Yoan voit un iguane sur un rocher. Nous laissons les enfants jouer sur la plage, pendant que nous découvrons les alentours en snorkeling. Dans les coraux je libère quelques céréales et je me retrouve entourés de petits poissons qui viennent picorer dans mon sac. Il y a des belles langoustes ici, alors qu’il n’y en a plus du tout sur la barrière. Coincée entre un corail et le sable, j’aperçois une petite tortue, je la saisie, elle mord mon gant, et nous la ramenons vers la plage pour la montrer aux enfants. Nous la libérons en haut de la plage et elle retourne rapidement dans l’eau. Après la plongette, place à la grimpette, nous suivons un sentier qui monte au sommet de l’île à travers les cactus géants. Il y a une très belle vue sur les Tobago Cays. L’îlot, n’est habité que de quelques iguanes, j’en observe un autre, caché dans les feuillages. Ils changent de couleur pour se camoufler comme les caméléons. Nous profitons longuement de la belle plage à l’ombre des cocotiers. De retour à bord Karine et Élodie cuisinent une galette des rois, avec de la pâte d’amande, mieux vaut tard que jamais ! Nous sommes invités le soir sur la plage de Baradal, pour un anniversaire avec des bretons : Eric, Jojo, Pascale et Renan en année sabbatique autour de l’atlantique, avec sa famille, Frère et parents sont venus les rejoindrent et ont loué un voilier. Il y a une ribambelle d’enfants. John un anglais et sa femme australienne, se joignent à nous et offre un dernier verre. Ils se dirigent vers L’Australie depuis l’Angleterre, sur un petit bateau d’à peine 9 m.
Dimanche 18 Février Un rangement sérieux du bateau s’impose, l’annexe et toutes nos affaires de plongée sont recouvertes de sable. Un dernier coucou à bord de Loulou, et après un bon grain, assez violent (31 nds de vent) nous levons l’ancre pour Canouan à 7 M. Nous mouillons à Charlestown Bay suivi des deux bateaux bretons. Nous débarquons sur le ponton d’un l’hôtel très class et partons faire un petit tour dans le village. Les maisons sont peintes de couleurs vives, vertes, roses, certaines représentent un paysage. Le village est très étendu, nous faisons quelques petites courses de frais, de bananes et rentrons de nuit sur Sabeline. 2/11/2007 Union et Palm IslandSamedi 9 Février Les enfants sont pressés d’aller voir le bassin aux requins du restaurant « le Bougainvilla » que nous avons repéré hier soir. Il y a en effet quelques requins dormeurs mais l’eau est un peu trouble, on ne les voit que lorsqu’ils approchent de la surface. Nous allons ensemble à l’aéroport à 10min du port, juste pour faire les formalités d’entrées sur le territoire de St Vincent. Nous passons dans 3 bureaux, les deux premiers nous font quelques remarques car nous avons quitté le territoire de Grenade le 5/02, on aurait mis 5 jours pour venir ici ! Nous leur expliquons que nous ne sommes pas pressés et que nous avons passé quelques jours à Petite Martinique et Petit St Vincent, îles sans bureau de douane. Après quelques magouilles et une taxe de 71 $EC, nous retournons vers la ville. Nous recherchons un masque de plongée pour Yoan, ici c’est le paradis du snorkeling, mais c’est introuvable ! Nous passons devant une boutique tenue par des français, avec quelques babioles pour le nautisme. Nous y trouvons un peu de matériel de pèche au gros. Nous discutons longuement avec cette famille expatriée depuis 12 ans et qui vit ici tranquillement de leur petit commerce. Nous entrons dans quelques supermarkets, très nombreux, peu de choix et très cher. Les prix sont 3 fois plus élevés qu’en France. Nous achetons quelques bouteilles d’eau et des denrées indispensables. Restauration rapide ce midi : cuisses de poulet boucané et grillé, avec une boisson fraîche, et bonnes glaces chez Joëlle. En rentrant nous retrouvons Olivier, que nous avions rencontré à Graciosa et qui a atterri à la Martinique, pour rejoindre sa femme et ses enfants, il descend vers le sud. Nous rentrons au bateau pour changer de tenue et repartir en annexe vers 2 tous petits ilots, l’un « Happy Island » est un bar construit qu’avec des lambis, l’autre « Green Island » est habitée par un hurluberlu qui vend des coquillages. Nous nageons sur la moitié du parcours tellement il y a peu de fond, mais les coraux et la faune sont bien décevants.
Nous rentrons à bord de Sabeline et vers 17H30, nous avons encore le temps de faire une petite navigation avant le coucher du soleil vers PALM ISLAND. L’île est occupée intégralement par un hôtel haut de gamme, mais nous pouvons profiter de la magnifique plage et du paysage idyllique. Ce soir, nous achetons un rouget et une langouste à un speed-boat, que nous cuisinons au barbecue. Le vent s’est calmé et il n’ y a pas eu de grain aujourd’hui. Dimanche 11 février Lorsque je me réveille, Karine n’est plus à bord, elle a rejoint la plage à la nage et profite de la jolie plage de sable blanc je la rejoint en annexe avec les enfants, pour faire le tour de l’île, mais à un endroit, nous ne pouvons pas passer entre la digue et les rochers. Nous nous baignons jusqu’à midi et de retour au bateau nous partons pour MAYREAU, à 3,5 M. Nous mouillons à SALINE BAY, près du Yacht que nous connaissons déjà et qui nous permet de bénéficier d’Internet.
Les enfants se baignent, jouent sur la bôme en imaginant que c’est un cheval, pendant que nous enrichissons le blog, et appelons un peu la famille.
Nous débarquons juste pour chercher des noix de coco, et arrivons vite à l’heure de l’apéro, les enfants ont tout organisés, nappe sur la table de cockpit, petits gâteaux, et ouverture un bon bocal de veau accompagné de petits pois.
Petit Martinique et Petit St VincentMercredi 7 Février Hier le gros grain a duré toute la nuit, nous avons débarqué Karine et moi pour faire quelques petites courses. Ce matin, Karine me réveille pour me dire que nous avons dérapé. L’ancre a glissé sur quelques petits mètres et Sabeline se retrouve dangereusement proche d’un bateau de pèche local. C’est vrai que ça a bien soufflé cette nuit. Pas de panique, petit dej et petite toilette pour y voir clair. Lorsque nous sommes prêts, Karine prend une petite biture, et nous accostons au ponton pour faire le plein de gasoil, d’eau et d’essence pour l’annexe. C’est une île détaxée, les prix sont petits, même si on paye l’eau. 15 gallons de gasoil pour 145 EC$, 102 Gallons d’eau pour 51 EC$ et 3,7 gls d’essence pour 38 EC$, à vos calculettes ! (le gallon vaut 4,55l) Il y a pas mal de ressac, et malgré nos meilleures amarres, il faut faire vite. Nous retournons ensuite au mouillage, entourés des petits speeds boats colorés qui passent à 3 m de Sabeline, et allons faire une petite ballade sur l’île avec les enfants, il fait beaucoup plus beau. C’est « The Independance Day » aujourd’hui, tout est peint aux couleurs nationales, rouge vert jaune, mais ce n’est pas l’euphorie sur Mainstreet. Le paysage attrayant se situe de l’autre coté à Petit St Vincent. Après un bon repas et une petite baignade, nous remontons notre ancre et l’échelle de bain, pour une petite navigation de 1 M, affalons notre pavillon de Grenade, envoyons le pavillon Q. Nous mouillons de l’autre coté d’un banc de sable à PSV. Là, c’est la débauche des couleurs, le rêve du plaisancier, sables blancs, eaux transparentes, les eaux turquoises dévoilent un fond de sable, les eaux brunes des patates de coraux, et les eaux bleues des profondeurs plus importantes, sur fond de cocotiers et de collines verdoyantes. Nous mouillons près d’un Yacht de milliardaire et nous profitons même de son réseau Wifi pour se connecter à internet. La classe, Internet sur Sabeline près d’un îlot inhabité ! Je rejoins vite les enfants qui m’attendent pour une petite plongée dans l’eau turquoise. Nous y passons quelques petites heures, le temps d’admirer les beaux poissons colorés, il y a une multitude de variété dont des poissons en forme de disque bleu foncé d’une vingtaine de centimètre, ourlé de bleu clair intense, des langoustes que nous essayons de dénicher, des petits calamars qui changent de couleur suivant leur environnement. Nous ramènerons juste une gorgone et une petite langouste. En fin d’après midi nous débarquons pour une petite ballade à terre à travers les allées de l’hôtel construit par un américain. Les enfants se baignent pendant que nous admirons encore le couché de soleil à travers les cocotiers. (Pardon pour les répétitions mais tout est petit ici !) Jeudi 8 Février Nous passons la journée à PSV, dans ce petit paradis où nous avons la visite de quelques bateaux de location, qui défilent les uns après les autres, les day-boats ; cata ou grosses vedettes bondées de touristes qui viennent passer une heure ici, le temps d’avaler une langouste grillée; Des yacht qui donnent de l’animation avec leur manège de milliardaire, et nous au milieu, avec notre train-train quotidien : école, repas, plongée, plage ou ballade. Aujourd’hui nous partons avec l’annexe pour explorer les fonds coralliens en famille. Le temps n’est pas fameux, encore un grain. Les fonds manquent de luminosité, mais pour le reste, on s’en fout on est déjà mouillé ! Les coraux sont un peu détruits, probablement dû aux derniers cyclones, mais entre cerveaux et cornes d’élan (types de coraux) nous attrapons une langouste et un poulpe, un bon repas pour ce soir. Entre-temps les chiots sont bouchés, c’est le revers de la médaille, démontage, remontage, nettoyage, rien n’y fait. Vendredi 9 Février Karine assure la classe, pendant que je passe mon temps aux toilettes, non pas une gastro, mais un bouchage récalcitrant, jusqu’à ce que j’arrive à fermer la vanne, coincée par le tartre et remplacer le tuyau qui relie le WC au passe coque. Vers 14h tout est propre, le temps est gris et nous partons vers Union, en faisant une pause à Morpion : 40m de chaîne à l’eau et nous débarquons avec l’annexe. Un petit banc de sable, une seule paillote de branches de cocotier, un petit nid douillet avec une paillasse de feuilles de palme, un endroit rêvé pour les amoureux. Nous prenons une biture, et nous dirigeons la proue de Sabeline vers CLIFTON VILLAGE, petite ville sur la cote au vent de UNION ISLAND, le mouillage est entouré de coraux qui nous protègent de la houle. Les conditions météo, les récifs nous rappellent la Bretagne nord, le froid et les marées en moins. En arrivant des boy-boys en speed boats nous proposent leurs services (bouées pour s’amarrer), mais nous préférons notre bonne vieille ancre. Nous mouillons par 11 m de fond, entre les day-boats, et les yachts. Ce soir, les enfants se font à manger seuls, pendant que nous passons la soirée à terre (talkies-walkies en poche) nous nous attablons à un restaurant d’hôtel, mais la carte ne nous plait guère, et le personnel ne fait pas attention à nous, un orchestre de steelband semble être le seul intérêt, alors on s’en va. En déambulant dans la rue, un rabatteur nous indique un restau un peu à l’écart, mais face à la mer : « The West Indies » tenue par une française, et il y a des desserts ! Poulet pour karine, Carpaccio de Bœuf pour moi, accompagné de légumes locaux, en dessert : Chocolat liégeois, Carpaccio d’ananas, glace et chocolat. Tout ce qui nous a manqué depuis quelques mois. Nous discutons longuement avec la patronne Joëlle, à refaire le monde et rentrons à bord, les enfants ont bien mangé, ils regardent un film au lecteur DVD. 2/7/2007 CarriacouDu Vendredi 2 au dimanche 4 Février Les jours se ressemblent, il pleut comme en Bretagne au mois d’août, les grains se succèdent, accompagnés de fortes rafales de vent et ne nous laissent à peine le temps de sortir. Nous sommes contraints de sortir les imperméables, première fois depuis le début de notre voyage, pour visiter un peu le village autour de Tyrrel Bay. Il y a une petite superette, un club de plongée qui nous sert de cybercafé, beaucoup de maisons avec des grands terrains sur lesquels vaches, cochons, poules, brebis, broutent et picorent. Nous profitons des quelques beaux paysages nuageux et des joies de l’intérieur : école, jeu de cartes, bricolage, cuisine avec les faibles moyens du bord. Deux ados français de 12 et 14 ans viennent nous rendre visite, ils habitent à Rennes, ils nous proposent des colliers qu’ils fabriquent avec des coquillages, contre un peu d’argent de poche. Ils nous invitent à prendre l’apéro, mais après vérification leurs parents avaient prévu autre chose. On se reverra sûrement dans les Grenadines. Nous trouvons une petite accalmie pour dîner du poulet grillé, dans un petit restau, rien d’extraordinaire, nous sommes frustrés de ne pas avoir de dessert, vivement les Antilles Françaises, qu’on se régale un peu !
Lundi 5 Février Aujourd’hui, nous quittons Tyrrel Bay, il fait un peu meilleur et les bureaux pour faire les formalités de sortie sont ouverts. Après les cours du CNED assurés de bonne heure par Karine, nous suivons la côte sur tribord, passons la pointe, puis prenons la direction de HILLSBOROUGH, ville principale de CARRIACOU, où il est possible de faire les formalités de sortie du pays de GRENADE. Entre-temps nous passons devant SANDY ISLAND, petit îlot inhabité, sauf par quelques pélicans. Paradisiaque. Nous décidons d’y passer un peu de temps juste pour faire un peu de plongée et prendre le repas de midi. Sabeline mouille dans une piscine turquoise de 1,5 m de profondeur. Nous enfilons palmes, masques et tuba, et tous ensembles, nous observons ces fonds magnifiques. À quelques dizaines de mètres dans le sud de l’île, nous nageons parmi les coraux dans 1 m d’eau, et montrons à Elodie et Yoan quelques beaux poissons colorés, Baliste, perroquet, et d’autres espèces inconnues. Vers 15 h, nous filons sur Hillsborough, passons au poste de police pour l’immigration. Là, les policiers ont chassé quelques iguanes avec leurs gros fusils, (faut bien qu’ils s’entraînent !) ils nous proposent de les manger avec eux. No thank you. Ensuite passage à la douane. Tout se passe bien. Nous faisons un dernier avitaillement, mais toujours trop peu de produits frais et de desserts. Un bon jambon de porc fumé et salé nous console. Après 16h tout est fermé, nous visitons un peu la ville à pied et buvons une petite collation dans un bar près de la plage. Nous continuons notre ballade puis rentrons au bateau avec le soleil couchant.
Mardi 6 Février Petite ballade sur la plage avec l’ordinateur pour trouver une zone Wifi. En vain. 11h, nous levons l’ancre nous une navigation de 8 M, encore plus qu’hier ! Nous allons à Petite Martinique, qui n’a rien à voir avec la grande, sauf sa forme et son passé, ancienne colonie de la France. Elle dépend de Grenade et nous ne sommes pas en règle puisque nous avons déjà fait nos papiers de sortie à Carriacou. Mais comme il n’y a pas de bureau de douane, ils tolèrent notre présence. Petit St Vincent est juste à coté et c’est un autre pays. Sabeline longe la cote ouest de Carriacou au moteur et sous génois au près. Il y a 20 à 25nd de vent, et une bonne houle. Nous tirons un bord vers Albert Bay, l’anse ou nous mouillons à Petite Martinique. La baie est protégée de la houle de l’atlantique par une barrière de corail entre PM et PSV (petit St Vincent). Plongette, repas et sieste. Nous profiterons de l’île plus tard, un gros grain se prépare. Escale à GrenadeDimanche 28 janvier
Après 13 heures de sommeil, nous découvrons la baie, nous allons s’installer un peu plus profondément, et mouillons devant une petite plage bordée de palmiers. Nous sautons, plongeons dans l’eau turquoise. Les enfants sont heureux. Nous gonflons l’annexe et débarquons sur la plage, Les enfants jouent dans le sable pendant que nous essayons de capter un réseau Wifi avec le PC. Ça marche, et nous sommes content d’appeler la famille, sur le sable à l’ombre d’un palmier, pas mal comme cybercafé… La soirée arrive vite, j’ai besoin de me dégourdir les jambes. Nous débarquons à la Marina, et marchons dans la rue, derrière les cottages, les clubs qui bordent la plage. Nous remarquons d’immenses demeures, à plusieurs étages et terrasses, très colorées, avec des toits en tôles de couleurs vives, rouges, bleues et turquoises. En chemin, nous admirons aussi des belles fleurs, des grosses chenilles jaune et noire, un superbe coucher de soleil dans les palmiers. De retour à la marina (Prickly Bay Waterside), nous nous asseyons à la pizzeria, pour déguster une « extra sea food pizza » Nous n’avons pas encore de change, et nous payons avec la carte bancaire, c’est très pratique, surtout qu’on ne connaît même pas le taux de change. Finalement, la pizza était à 15 €, très fine et nous sommes restés un peu sur notre faim. Il n’y a aucun français, une grosse majorité d’américains, ils ne sont pas si gros que ça, mais qu’est-ce qu’ils parlent fort !
Lundi 29 Janvier Petit déjeuner sur la terrasse (dans le cockpit) devant un paysage de carte postale. Un peu de baignade, un peu de rangement, un peu de bricolage, un peu d’Internet du bateau, beaucoup de farniente pendant que les enfants vont seuls sur la plage. Nous n’avons même pas débarqué juste ce matin pour faire les formalités au « customs and Immigration Office » Nous cherchons en vain des pavillons français dans la baie, il n’y a que des américains, canadiens, italiens, allemands, suédois, sud-africains.
Mardi 30 Janvier Aller aujourd’hui on se bouge un peu ! Dès 8H30 nous sommes à la marina pour trouver une solution pour visiter l’île. Les gérants du mini market, nous recherchent un taxi, mais un taxi déjà sur place nous propose le tour de l’île pour 75 US$ par personne (X4), et nous finissons par monter dans un taxi-bus (seul moyen de transport collectif utilisé ici) négocié à 10 US$ pour ST GEORGES HARBOUR, la Capitale de GRENADE. Deux femmes françaises montent avec nous, elles descendent à l’aéroport. Nous arrivons à St Georges, il y beaucoup de circulation, et il n’y a pas de trottoir. Nous trouvons sans problème, un pavillon de Grenade, (c’est bientôt « the Independance day ») Nous quittons vite les rues principales pour nous enfoncer dans les petites ruelles. Nous visitons un marché aux épices, fruits et légumes. Nous achetons quelques épices avec la monnaie en EC$ (Dollar des Caraïbes) que m’a rendu le taxi. Les vendeuses sont très accueillantes. Un de leur gamin s’attache à Elodie et Yoan. Nous grimpons dans les hauteurs de la ville par une ruelle très en pente, et arrivons à ce qu’il reste de la cathédrale après les cyclones de 2004 et 2005, dont Ivan. Il n’y a plus de toit, les vitraux ont éclatés, un véritable bombardement. Nous redescendons le long du port « The Carenage » je vais seul à la banque, et à mon retour, nous discutons avec un taxi qui nous propose un tour de l’ile pour un prix raisonnable (200 EC$ soit environ 60€ pour nous 4). La location de voiture n’est probablement pas beaucoup moins chère, et je préfère éviter la conduite à gauche. Il est presque midi, nous grimpons dans son minibus de 15 places, rien que pour nous. Il nous emmène vers le nord. A St John, nous quittons la route côtière et les « Concord Waterfalls » Sur cette petite route de montagne, étroite, entourée de verdure tropicale, nous stoppons de temps en temps pour cueillir des fruits, noix de muscade, fruit de cacao. Nous arrivons aux chutes d’eau. Il faut payer pour descendre dans le bassin en bas de la chute d’eau, alors par principe nous n’y allons pas : il y a un peu d’abus. Nous continuons un sentier qui grimpe en haut des chutes, là aussi un homme qui s’est proposé de nous aidé à traverser le torrent nous demande de l’argent. On remarque que les américains sont passés par là et qu’ils ont toujours la main sur le porte-monnaie. C’est plutôt désagréable pour les autres touristes. Nous continuons notre route : GOUYAVE, petite ville de pêcheurs, Espadons, grosses dorades coryphènes sont débarqués par les pêcheurs, à la nage, à causes des rouleaux qui ne permettent pas aux barques chargées de s’échouer sur la plage. Déchargées, les barques colorées, sont halées et alignées sur la plage. Nous déjeunons avec notre taxi dans un petit restau, une bonne assiette de porc accompagnée d’une grande variété de petits légumes tropicaux. Nous poursuivons notre tour : Victoria, Sauteurs (leapers Hill), longeons la cote atlantique. Nous enrichissons notre cueillette par de l’arbre à pain et une noix de coco. Nous arrivons à une distillerie que nous visitons sommairement. Puis John (notre taximan) nous emmène chez un ami en pleine brousse. Cueillette de fivefingers, goyaves, etc. Nous rentrons le long de la cote bordée d’habitations en bois, qui n’ont rien à voir avec les palaces de Prickly Bay. Nous demandons à John de notre arrêter à un supermarché pour faire quelques courses et notamment des bouteilles d’eau que nous faisons décharger à la marina. Je ne me couche pas sans un petit bain de minuit pour me reposer d’une journée bien remplie.
Mercredi 31 Janvier Ecole le matin suivie d’une plongée avec Elodie à la plage. Nous pêchons quelques lambis sur les herbiers au fond de l’eau, lorsque je m’aperçois que notre annexe n’est plus sur la plage. Je palme en vitesse vers l’endroit ou nous l’avions laissé et je la vois en train de dériver vers le fond de la baie. J’embarque Elodie sur mon dos pour l’a ramener au bateau, et nager seul pour récupérer l’annexe, y-a pas le feu, elle ne peut pas aller bien loin. Mais entre-temps un gars du club de plongée la ramène à terre. Je suis à mi-chemin entre Sabeline et la plage, et je retourne vers le club de plongée. A peine sorti de l’eau je remercie l’homme, mais il refuse mes « thank you very much », il n’est pas content, il m’explique que sans lui le zodiac était perdu. Après 5 minutes de ce dialogue de sourd, je m’en vais avec ma fille. Je pense qu’il voulait de l’argent en compensation. Rendre service n’existe pas ici ! Je me console en décortiquant mes coriaces lambis que nous ajoutons, coupés en lamelles à une délicieuse bouillabaisse de thazard, finement relevée des épices de Grenade.
Jeudi 1er Février 9h, je suis devant le bureau des douanes, pour régler mes dettes et lui faire part de notre départ. L’officier arrive en retard, et malgré mes sourires mielleux et niais que j’ai appris à faire aux officiers depuis Dakar, il est mal luné, il baragouine tout en anglais avec un accent patois, et ne fait aucun effort quand je lui dit que je ne comprend pas. Les anglophones sont bien le nombril du monde ! 10h, nous quittons sans regret cette ile, certes très jolie, mais nous n’avons pas trouvé ses habitants très accueillants, et nous n’avons sympathisé avec aucun équipage. La langue est sûrement une barrière, et le grand nombre de bateaux au mouillage, crée un certain individualisme, comme celui que l’on retrouve dans les grandes villes. Sabeline tourne la pointe des Salines, quitte l’océan Atlantique pour la mer des Caraïbes, qui ne nous réserve pas son meilleur accueil. Sabeline se retrouve tantôt sans vent derrière l’ile, tantôt avec trop de vent. Nous sommes au près gréé comme un cotre, (gv, trinquette et yankee) et je me fais copieusement arrosé, par la mer et par les grains. 43 Miles soit 8 heures de navigation nous séparent de CARRIACOU, la première ile des Grenadines, mais qui se mérite, il faut tirer des bords sous un gros grain, avec un vent apparent de 22 à 27 nds je suis trempé. Après les grains, le ciel nous offre ce qu’il a de plus beau, la magie du soleil à travers les nuages et la lune. Nous arrivons juste à la tombée de la nuit juste pour distinguer le sommaire balisage qui signale les patates de corail en plein milieu de « TYRREL BAY » au sud Ouest de CARRIACOU.
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