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3/24/2007 Bilan à 9 moisPour ceux qui n’ont pas le temps de tout lire, pour ceux qui aiment les chiffres, et pour nous, voici le troisième bilan de notre voyage. Au bout de 9 mois de vagabondages, notre projet a accouché.
Depuis le 6 Janvier 2007 à Mindelo, CAP VERT au 16 Mars aux Saintes
Distance parcourue avec Sabeline : 6389 Mn soit 11832 Kms. Nombre de journées en mer : 84 Nombre de nuits en mer : 41Nombre de jours en escale : 175 France Lézardrieux : 1Rade de Brest : 7 Espagne Muros : 1Bayona : 1 Portugal Viana do Castello : 1Aveiro : 1 Peniche : 3 Iles Berlengas : 1 Madère Porto Santo : 4Quinta do Lorde : 1 Machico : 21 Canaries Graciosa Caleta del sobo : 10Lanzarote Porto Naos : 6 Arrecife : 5 Playa Blanca : 1 Tenerife Los Cristianos : 3 La Gomera San Sebastian : 7 Sénégal Dakar et Gorée : 15 Siné-Saloum Djifère : 1 Mar-Lodj : 4 Fambine : 1 Toubacouta : 2 Oudérin 4 Casamance Cachouane : 5 Karabane 1 Nioumoune 1ere escale 2 Ziguinchor 10 Djilapao 2 Nioumoune 2eme escale (Noel) 3 Cap Vert Ihla do SAL, Baia da Palmeira 4 Ihla de Sao Vicente 1
Grenada Prickly Bay 5 Carriacou Tyrrel Bay 2 Hillsborough 1 Petite Martinique Albert Bay 1
St Vincent & Grenadines Petit St Vincent 2Union Clifton Village 1 Palm Island 1 Mayreau Saline Bay 2 Tobago Cays Petit Bateau 1 Barradal 4 Canouan 1 Bequia Port Elizabeth 3 St Vincent Wallilabou bay 1
Ste Lucia La soufriere 1Marigot Bay 2
France Martinique Le Marin 3 Anse Chaudière (Anses d’arlets) 1 St Pierre 1 Dominica Le Roseau 1 Portsmouth 1
France Les Saintes Anse à cointe 1 Guadeloupe Pointe à Pitre la darse 1 La marina, et le pont de Gabarre 1 Deshaies 2 Anse à la Barque 1 Grande Terre, Rivière sens 4 Les Saintes Ilet Cabrit 1
Nombre de Pays visités : 8 Espagne, Portugal, Sénégal, Cap-vert, Grenade, St Vincent, St Lucie, Dominique. Le plus fort vent enregistré en navigation : 30 nd en arrivant à Viana do Castello Température la plus basse relevée à bord : 19°c lors des nuits les plus fraîches sur le Sine Saloum ou Ziguinchor. Température la plus élevée relevée à bord : 50°c à Toubacouta, et 30° la nuit ! Température de l’eau la plus élevée : 30°c à Dakar, mais baignade déconseillée La plus longue durée de navigation : 17 jours, 17 nuits de Mindelo à Grenade La plus longue distance de navigation : 2200 M de Mindelo à Grenade
Les points négatifs : Dommage que notre voyage soit limité en durée, mais c’est déjà mieux que rien. Ce qui nous manque : Depuis notre passage au Sénégal, et les Antilles du sud, c’est la variété de l’alimentation : pas de charcuterie, peu de viande, Le café, le chocolat de dégustation, sont parmi les produits qui ne sont pas aussi bon qu’en France, bien que nous apprécions beaucoup de produits locaux. Heureusement la cambuse s’est remplie dans les îles Françaises. Notre famille nous manque beaucoup malgré la visite d’Isabelle et Alain, des parents ça ne se remplace pas. Plus que 3 mois ! Nous avons perdu aux Antilles, notre tribu d’amis qui s’est dispersée. L’ambiance n’est plus la même, il y a beaucoup de bateau, peu de Français dans le sud et surtout difficile de les approcher, la plupart sont en location ou sont là pour peu de temps.
Les points positifs :
Nous avons fait une première traversée, nous y avons trouvé beaucoup de plaisirs et nous sommes prêts à faire le retour.
Toujours biensur le climat que nous sommes venus chercher, bien que nous avons beaucoup d’averses depuis que nous sommes aux Antilles. La navigation entre les îles et sous le vent des îles nous permet de ne faire que des petits sauts de puces, les escales sont très nombreuses, et la durée de navigation parfois très courte.
Nous profitons des eaux chaudes et claires pour admirer les fonds et les poissons magnifiques qu’il y a par ici. Les plongées et baignades sont quotidiennes.
Petite réflexion :
Le 20 Janvier 2007, La traversée me laisse le loisir de réfléchir, et tout en écoutant un peu de musique qui m’inspire, je rédige ces quelques lignes, pendant un quart ou la mer est sereine et les enfants ont du mal à s’endormir. Il me vient l’envie de tirer une conclusion de notre aventure, bien quelle ne soit pas terminée.
Voila, si vous suivez nos carnets de bord sur notre blog, vous avez remarqué que tout se passe bien, c’est la vie rêvée, la réalité en est très proche. Il y a bien sur quelques moments moins agréables que nous ne dévoilons pas toujours. Mais la vrai vie c’est ça. On a beau s’endormir devant un merveilleux couché de soleil, sur la plus belle île qui soit, entouré des meilleurs amis, nous retrouvons comme les autres les soucis du quotidien, le manque de nos proches qui, tout d’un coup, nous sont très chers, les problèmes que nous pouvons rencontrer comme tout le monde, la vie est comme ça. Si l’on part avec des problèmes, ils nous suivent, rien ne sert de fuir. Ce que j’ai envie de dire ce soir, c’est que je ne regrette rien. J’apprécie déjà depuis longtemps l’éducation et l’amour que mes parents m’ont donnés, La rencontre de ma Karine et de sa fougue de vivre, de vivre la vie. Je ne regrette pas de lui avoir dit « oui », de ne lui pas avoir dis « non » lorsque qu’elle m’a parlé de voyage, bien que je ne me sentais pas à la hauteur, comment faire pour ne pas la décevoir, il fallait y aller. Depuis les difficultés se sont enchaînées, mais guidés par notre rêve, nous ne nous sommes jamais découragés. Lorsque j’osai parler de nos projets ; tout le monde n’était pas disposé à m’écouter ; j’ai entendu beaucoup de « moi je ne peux pas ». C’est ce que j’ai dit à Karine au début, maintenant j’y suis, on l’a fait.
« Moi je ne peux pas, je ne peux pas parce que je ne le veux pas ». C’est ce que je préfèrerais entendre, parce que « quand on veut, on peut ». (Je l’ai entendu souvent de ma maman).
Ce que je peux vous conseiller, si je peux me le permettre, REALISEZ VOS REVES, même s’ils vous semblent insurmontables. La vie est bien faite et les difficultés deviennent surmontables lorsqu’elles sont vécues. Nous n’aurions pas entrepris de traverser l’atlantique il y a 6 mois, mais on s’est lancé, sans pouvoir reculer : D’abord il a fallut pouvoir le faire, faire comprendre, larguer notre matérialisme, quitter nos proches, et par de petites navigations de nuit, des petites traversées, nous avons quitté le Cap-Vert confiants, et voila, on y est, renforcés. Il ne faut pas regarder trop loin devant, La montagne n’est qu’une superposition de plusieurs collines.
Devant un problème, nous arrivons toujours à trouver une solution et ces difficultés finissent par donner confiance en soi. Pour rester modeste, je reconnais que tout n’a pas une solution, il y a bien des difficultés que je n’ai pas encore connues.
Raison de plus pour profiter de la vie qui nous a été donnée, pour la vivre le mieux possible. Il faut OSER, à quelque niveau que ce soit, OSEZ ! Je me plais beaucoup dans mon quotidien, ma vie comme tout le monde alors pourquoi changer ?
Changer de vie, changer d’environnement, est une expérience enrichissante pour notre famille : Notre couple très complice s’est renforcé, uni par le même projet, par les mêmes sentiments, les mêmes appréhensions, des apprentissages mutuels, un vrai remède contre l’habitude. Nous avons vu nos enfants grandir pendant un an, à un age où ils ont vraiment besoin de leurs parents, et qu’ils n’ont pas encore trop d’attaches avec leurs copains copines. Ils tireront, j’espère, beaucoup de cette - trop courte - tranche de vie.
QU’ATTENDEZ VOUS POUR VOUS LANCER ? Les SaintesSamedi 17 Mars Isabelle et Alain partent seuls en snorkeling, décidément ils aiment ça ! Tandis que Karine et moi partons en annexe de l’autre coté de l’île pour chasser un peu. Juste un petit poisson pour Dakar, le fusil n’est pas au point. L’après midi nous suivons un sentier menant au sommet de l’îlot, à travers les mancenilliers, arbres toxiques dont le simple contact avec une feuille peu provoquer une brûlure au second degré. Nous arrivons au fort Joséphine, fort en ruine avec pleins de cachettes, des souterrains, et une réserve d’eau douce. Yoan pressé de faire une blague à sa sœur, part se cacher. après quelques « au secours » qu’au début nous ne prenons pas au sérieux, Karine bondit et le retrouve dans un bassin couvert ou il n’a pas pied, la petite ouverture est bien au dessus du niveau de l’eau mais je lui tend un bras et le hissons à terre. Une belle frayeur. De retour à bord, Francis vient discuter un peu avant de quitter ce mouillage pour l’anse de Bourg à Terre de Haut. Il y a beaucoup de bateaux, beaucoup de fond et l’ancre ne tient pas. Nous nous y reprenons à 5 reprises, avant de mouiller loin du bourg.
Dimanche 18 Mars Après l’école, nous changeons de place. Le bateau roule un peu et c’est inconfortable pour nos passagers. Nous mouillons tout près de la plage, mais là aussi l’ancre ne tient pas. Nous empennelons une deuxième ancre et Sabeline tient bon. Après un bon repas dominical, nous entamons une ballade dans la petite ville, Il y a beaucoup de scooters dans les rues étroites. En chemin, nous rencontrons des vaches, des cabris et beaucoup d’iguanes. Nous marchons jusqu’à la plage de Pompierre, belle plage de cocotiers. Après une bonne baignade ludique, nous rentrons à bord avec la nuit, pour déguster des cuisses de poulets boucanés, grillées au barbecue. Tout va bien sauf pour Isabelle et Alain qui préfèrent aller manger dans le cockpit, pour moins ressentir le roulis. Côte à côte, on dirait deux vieux qui se dandinent sur leur balancelle.
Lundi 19 Mars La nuit a été mouvementée, 2 ou 3 grains ont troublé notre sommeil. Karine surveille un cata mouillé devant nous, s’il chasse il est sur nous. C’est ce qui ce passe pour notre voisin, que nous entendons crier à 5h du matin. De plus il a une panne moteur. Nous débarquons de bonne heure à terre pour visiter le Fort Napoléon, au sommet d’une colline. Une guide nous explique l’histoire de ce fort et des Santois, avec un groupe de touristes pressés. Nous déambulons ensuite dans le parc orné de cactus et de plantes grasses. Nous sommes surtout impressionnés par les gros iguanes qui se cachent dans les buissons. De retour en bas, nous retournons vers la plage de Dompierre où nous avions repéré un bon restaurant « La douceur de l’Isle » Nous goûtons à tout : Accras de morue, Boudin antillais, pâté de poisson en entrées, puis colombo de cabri, Dorade Coryphène, terminés par de bonnes glaces aux parfums exotiques. Pour la digestion, nous contournons les pieds dans l’eau la plage de Pompierre, et requinqués par une bonne baignade, nous commençons « la trace des crêtes » Les jambes sont un peu douloureuses mais la vue en vaut le coup. Nous marchons sur un vague sentier de sommet en sommet, accompagné par les chèvres. Nous redescendons vers la plage de Grand Anse, le cimetière (le club VVE : Village Vacances Eternelles), et le bourg. Nous achetons quelques boissons fraîches que nous sirotons sur la plage, devant le coucher de soleil, en face Sabeline. Journée fatigante pour tout le monde, nous sommes couchés de bonne heure.
Mardi 20 Mars Matinée administrative : Nous passons beaucoup de temps à la cabine téléphonique, il n’y a qu’un cybercafé sur l’île et hors de prix. Il n’y a qu’un distributeur de billet en panne, heureusement Alain nous fait crédit. Pour se réconforter nous prenons un cocktail de fruits au bar près de l’embarcadère. De retour à bord, baignade et repas. Nous partons avec Sabeline contourner l’île et mouiller dans le fond de la baie Marigot. Elle paraissait beaucoup plus belle d’en haut. Nous faisons comme même une petite plongée. Je ramène quelques poissons pour le chat. Yoan s’entraîne à manipuler le fusil. Ensuite, Alain, Yoan et moi accostons en annexe, pour visiter le hameau, finalement nous retournons jusqu’au Bourg pour acheter du pain. En arrivant à bord, Isabelle est couchée et ne supporte pas le roulis. Nous décidons de retourner derrière l’îlot Cabri, malgré la nuit tombée. Le mouillage est mieux abrité de la houle, et nous pouvons passer une soirée tranquille.
Mercredi 21 Mars Levés à 8 heures, nous sommes presque aussitôt à l’eau : plongée et chasse. Nous quittons les saintes en fin de matinée pour une nav de 24 M, Isa dort dans sa cabine, Alain veille sur les casiers et les autres bateaux. Nous franchissons la passe du port de Pointe à Pitre vers 16h, nous mouillons à la Darse. Après un petit rafraîchissement nous débarquons à terre, en plein centre. Pendant que les filles lèchent quelques vitrines (c’est une expression, ici il n’y a pas de vitrine), Alain et moi cherchons un loueur de voiture pour continuer la visite de Grande Terre demain. Un quart d’heure après, nous avons la clé dans la poche. Un tour à la banque, une glace, une ballade dans la ville occupent notre dernière soirée ensemble.
Guadeloupe -Tour de Basse TerreMercredi 7 mars Quelle journée stressante ! Après un rangement de notre bateau, nous débarquons en annexe, en plein cœur du marché. Nous achetons des légumes, des fruits, du punch et des épices à une vieille vendeuse très sympa. Accompagnés d’enfants, nous ne sont pas considérés comme des gens de passage. L’accueil et les prix s’en ressentent. Nous remplissons ensuite un caddie à Ecomax, un petit supermarché près des quais. Nous déjeunons rapidement à bord et accostons Sabeline un peu plus loin, à la Marina. Tous ses préparatifs pour accueillir comme il se doit nos hôtes : Isabelle et Alain. Ils atterrissent à 15h30, dans le hall des arrivées de l’aéroport, les retrouvailles sont émouvantes. Nous prenons un taxi pour rentrer à la Marina. Dès leur embarquement Isa et Alain se déshabillent. Le déballage de leurs bagages est plein de surprises, nos parents nous ont gâtés, du chocolat, du saucisson sec, du chorizo, de la fondue savoyarde, un jambon de Bayonne entier et plein d’autres gâteries que nous ne trouvons pas ici. Nous larguons les amarres pour aller mouiller avant la nuit près du pont de la Gabarre, un pont routier qui sépare Basse-Terre et Grande Terre. Il ne s’ouvre qu’à 5 heures du matin, nous le franchirons demain matin. En attendant un bon petit apéro, une bouillabaisse au thazard, une douche froide derrière la barre à roue, il faut bien ça pour nos invités. Nous sommes couchés de bonne heure, la journée a été longue pour eux.
Jeudi 8 Mars La navigation c’est un métier, nous sommes levés de bonne heure pour franchir les deux ponts de la Rivière Salée, et nous mouillons au milieu de la mangrove pour prendre le petit déjeuner tranquille. Les petits moustiques très nombreux et agressifs nous obligent à remettre les gaz. À la levée du jour, Sabeline suit un chenal bien balisé, limité à 1m60 de tirant d’eau. Le lagon est très vaste mais le chenal est parfois très étroit. Lorsque nous approchons de la barrière de corail qui protège le lagon, nous mouillons près d’un petit îlot. Il est 8 heures, petit cours de snorkeling, Isabelle et Alain font leurs premiers essais. Les fonds ne sont pas terribles, mais c’est déjà pas mal. Nous hissons les voiles, et franchissons la barrière par la passe. Nous parcourons 25 M pour contourner Basse Terre et mouiller à l’abri dans l’anse de Deshaies. La navigation a été très agréable, sauf pour Isabelle qui a essayé de remplir un seau, elle a fini par s’endormir dans sa cabine arrière. Nous prenons un bon repas au calme du mouillage, du poulet à Mamie Thérèse, importé de Mordelles. L’après midi, Isabelle est pressée de mettre pied à terre, nous nous baladons dans la petite ville, quelques commerces, une église, nous trouvons un loueur de voiture pour demain. Pendant que je bricole à bord, problème de pompe de cale, (c’est un comble), Yoan joue à la plage avec Elodie sous la surveillance de Karine, Isa et Alain. Il se fait piquer dans l’eau et se plaint vivement. Nous le ramenons à bord pour le soigner, le pied gonfle. Yoan finit par s’endormir après beaucoup de pleurs. Nous dînons et prenons un petit bain de minuit pour se rafraîchir.
Vendredi 9 Mars Happy birthday to you, Elodie ! Journée très fatigante : une heure de marche dans la boue, un bain, une douche, ont mis à plat Isa et Alain. Le temps de récupérer une voiture disponible, de faire la lourde paperasse, il n’y a qu’en France qu’on voit ça, il est déjà 10H30. Nous prenons la route unique vers le sud, puis empruntons la traverse, qui coupe par la montagne. Nous faisons une première halte pour faire un tour dans la forêt tropicale, sur un sentier très boueux et accidenté, entre les fougères arborescentes, les grosses racines et les lianes. Le pied de Yoan dégonfle et il nous suit aisément. Nous traversons le torrent pour pique-niquer de l’autre coté. Nous reprenons la voiture, et quelques Kms plus loin, nouvelle halte à la Cascade aux Ecrevisses. Nous discutons avec 2 artistes : un graveur de calebasse, et un autre qui installera prochainement une boutique à Rennes de dégustation de cafés. Nous marchons jusqu’à la chute d’eau, enfilons nos maillots et nageons au pied de la chute. Sous le jet le massage est très tonique. Pour se reposer un peu, nous continuons vers Le Lamentin et dégustons quelques gouttes de punch à la distillerie « domaine de Séverin », une petite ballade dans le parc à travers les presses et les réservoirs de jus de canne, ramassage des yeux de perdrix, petites perles rouges et brillantes, sous un arbre. Nous poursuivons notre route vers Ste Rose, et allons se doucher, dans un endroit aménagé, apparemment bien connu des guadeloupéens, sous de l’eau tiède, sulfureuse. Nous rentrons en suivant la cote, en s’arrêtant encore pour profiter du coucher de soleil sur une belle plage. Nous rentrons à bord pour fêter l’anniversaire d’Elodie. Faire un gâteau, prendre un apéro au champagne et aux saucisses de Strasbourg, tel qu’elle le voulait. Les cadeaux défilent les l’un après les autres. Elle est déjà comblée, le sourire jusqu’aux oreilles, que d’autres cadeaux arrivent encore. Elle n’est pas ingrate et exprime son bonheur, ça fait plaisir.
Samedi 10 Mars Nous quittons le mouillage de Deshaies, et naviguons vers le sud jusqu’à ilet Pigeon, au cœur de la réserve Cousteau. Nous prenons une bouée car l’ancrage est interdit. Nous avalons un repas vite fait avant de plonger dans les eaux transparentes. Isabelle et Alain ont encore des fuites dans leurs masques, et ont du mal à gérer le tuba. Il y a de nombreux poissons dont quelques dorades qui viennent becqueter la bouée d’isabelle. Mais elle aurait préféré une tasse de café plutôt qu’une tasse d’eau de mer, elle rentre à bord. En annexe, nous contournons l’îlot et nous faisons le tour en snorkeling d’un autre petit îlot. Alain nous accompagne pour explorer des fonds de coraux, quelques gorgones, quelques éponges et beaucoup de poissons, dont un barracuda. Il obtient ainsi son brevet 500m nage libre (avec assistance). Nous continuons notre lente progression. En arrivant à « l’anse à la barque » une vedette des Douanes Françaises se place à notre bâbord à 3m, un officier nous pose quelques questions : Nom du navire, Port d’attache, port habituel, combien de personnes à bord, nationalité. Nous lui répondons et expliquons que nous n’avons pas de port habituel et lui racontons notre parcours. La vedette nous suit jusqu’à ce qu’on mouille dans la baie. Nous nous attendons à un contrôle plus approfondi, mais ils s’intéressent aux deux autres bateaux mouillés dans l’anse. Je débarque à terre avec Isa et Alain, pour marcher sur la plage et dans la palmeraie, mais il n’y a rien à voir, nous rentrons sur Sabeline.
Dimanche 11 Mars Après le petit déjeuner, les machines chauffent, nous retournons vers « Petite Anse des trois tortues » que nous devions explorer hier, mais nous n’avons pas pu à cause de l’intervention de la Douane. Le cadre est plus joli et décidons de s’y arrêter pour nager et profiter du dimanche comme les guadeloupéens qui pique-niquent sur la plage. Il y a 2 petits restaus mais les menus ne nous tentent pas trop, ce sera mieux à bord, c’est Karine qui cuisine. Ensuite, nous repartons pour quelques miles, jusqu’à la ville de Basse-Terre et la marina de Rivière Sens. Nous entrons dans le port dont la digue a été détruite par le cyclone Leny, le passage est encombré de blocs de béton. Peu rassurant, un voilier est à moitié coulé dans le port. Nous nous amarrons à couple d’un cata. Karine, Isa et Alain débarquent pour trouver une zone wifi et donner de nos nouvelles. Les enfants jouent sur le ponton. Pendant ce temps, je reste à bord, c’est le salon du bricolage, installation d’une autre pompe de cale, électricité, plomberie, essais de produits de nettoyage etc. au dîner, nous dégustons des bockits, des petits pains épicés avec du poulet à l’intérieur.
Lundi 12 Mars Le temps est gris et pluvieux aujourd’hui. Nous cherchons une voiture de location à proximité, mais il n’y a rien de disponible. Nous marchons jusqu’à Basse-Terre, la grande ville voisine. Il n’y a pas grand-chose à voir à part le marché très coloré. Nous mangeons dans un bon petit restaurant, puis nous continuons à faire un peu de shopping et nous réservons une voiture pour ce soir. Dans une boutique informatique nous essayons de trouver le cordon qui nous manque pour le téléphone iridium, mais nous n’avons pas le téléphone sur nous. Un client se propose de me ramener à Rivière Sens, et je fais un aller-retour rapide à la Marina. Le client ramène les enfants, Isa et Alain à Rivière-Sens. Karine et moi passons commande du cordon avant la fermeture des boutiques à 17h. Ils font de bonnes matinées ici, mais l’après-midi, ils sont en « roue-libre » et ils finissent de bonne heure. Nous prenons la voiture de location, pour rejoindre les enfants à la plage près de la marina. Il y a beaucoup de gens qui viennent se baigner ici après le boulot. Devant la plage de sable noir, Isé le bateau d’Alain est mouillé. Yoan l’a reconnu, et il passera sur Sabeline ce soir. Nous discutons avec une guadeloupéenne Carole et sa fille de 10 ans Chloé, nous l’invitons à venir voir notre bateau. Nous nous retrouvons à 9 pour prendre l’apéro dans le cockpit.
Mardi 13 Mars Dès 8 heures, nous sommes en route, vers les chutes du Carbet. Il y a une petite heure de route entrecoupée d’une petite pause au petit port de pèche de St Sauveur. Nous sommes accueillis par le personnel du parc National. Il y a 3 chutes d’eau, la deuxième est relativement proche et le sentier aménagé permet l’accès à beaucoup de monde. Trop de monde à mon goût : Des groupes de touristes excessivement parfumés troublent la quiétude des lieux. De plus le sentier se termine par une plate forme ou il est impossible d’approcher la chute suite au dernier séisme de Novembre 2004. Nous empruntons un autre sentier vers la première chute d’eau, beaucoup moins bien aménagé, moins de monde et plus sportif. Après une heure et demi de marche, nous arrivons au pied de l’immense chute de 115m. Les roches sont de couleur ocre, et les enfants courent sur les derniers mètres pour aller patouiller. Yoan et moi nous baignons dans le bassin au pied de la chute. Et cassons la croûte dans les rochers. Nous prenons beaucoup de photos de ce coin magnifique, et redescendons à travers la forêt tropicale. Alain se gamelle et se rattrape de justesse avant de tomber plus bas dans le décor. Nous discutons aussi avec un couple de jeunes qui ont fait la traversée en tant qu’équipier sur un voilier. Ils prennent de l’avance sur nous et Yoan descend avec eux. Elodie est devant, elle chante et encourage Isa et Alain qui restent à la traîne. Arrivés en bas, nous prenons une petite collation chez une mama qui nous appelle par des mots tendres. En voiture, nous descendons encore sur quelques kilomètres avant de s’arrêter à Grand-Etang Nous retrouvons nos deux jeunes et discutons encore de voyage et de randos. Nous continuons notre route en auto et crevons en arrivant sur la nationale vers Pointe à Pitre. 10 minutes après c’est repartit vers la plage des Claires. Isa, Alain et Yoan se baignent, mais Isabelle ressort avec des piqûres de méduses. Nous quittons le coin après un long bavardage avec un blanc résidant ici depuis longtemps. Nous passons rapidement au village de Goyave, son petit port abrité par une barrière de corail et très agréable, puis nous rentrons à Rivière Sens. Ce soir galettes de blé noir, Carole et sa fille viennent nous rejoindre pour prendre un petit verre.
Mercredi 14 Mars Nous quittons la marina vers 8 heures pour La Soufrière. Nous commençons l’ascension aux « bains jaunes » car la route menant au parking de la « Savane à Mulets » a été détruite lors du dernier séisme. Une demi-heure de grimpette dans la forêt tropicale et nous arrivons à la Savane à Mulet. Il n’y a plus d’arbre et la montagne se dresse devant nous, des volutes de vapeurs s’échappent du sommet. Il reste encore 325 m à gravir avant d’y arriver. Pour une fois elle est dégagée, nous avons de la chance, elle est sous les nuages 9 jours sur 10. Coté sud, nous apercevons l’archipel des Saintes. Nous empruntons un sentier rocailleux, qui motive davantage les enfants, les voila partis devant. La végétation reste très dense et très humide. Des mousses épaisses, gorgées d’eau, tantôt vert clair tantôt ocre ou rose garnissent la paroi verticale du sentier. Il y a aussi des ananas sauvages non comestibles et des caoutchoucs. Nous traversons devant des failles, des éboulements où les fougères arborescentes se développent. La dernière demi-heure ressemble plus à de l’escalade qu’à de la randonnée, puis nous arrivons vers 11h30 sur le plateau à 1467m d’altitude, où il y a une végétation particulière, plusieurs gouffres, et plusieurs cratères crachant de la vapeur. L’un d’entre eux est très impressionnant, le bruit est assourdissant, comme celui d’une énorme cocote minute. Les parois sont jaunes, chargées de souffre, et les gaz qui s’en échappent sont toxiques. En s’approchant les yeux s’irritent et la gorge picote. Nous pique-niquons sur quelques rochers à l’abri du vent et des vapeurs : saucisson, pâté, pain, chocolat, quel bonheur ! Vers 14h nous entamons la descente, le sentier se faufile entre les roches, dans une pente à 45°. Lorsqu’ Elodie croise des personnes qui montent elle leur explique ceci : « Bonjour, vous allez voir 2 pancartes, après vous grimperez pendant une demi heure, et vous serez arrivés, mais attention il faut se boucher le nez , on tousse à cause du souffre en haut, bon courage ! » Puis en donnant un coup de poing dans les mollets d’Isabelle qui se reprend son souffle, « t’as de bonnes chaussures tata, paniques pas ! » Elodie fini la ballade avec un peu de mal, mais vite oublié par un bain dans les eaux tièdes et jaunes. Nous faisons tous comme elle, pour se relaxer. En sortant, l’air est vivifiant. Nous devons rendre la voiture de location à 17h, nous avons juste le temps de passer dans les boutiques de Basse-terre pour acheter des chaussures à Yoan, déposer sacs et équipage à la Marina, faire l’appoint de carburant et retourner cher le loueur à basse-terre. Il se montre exagérément pointilleux.
Jeudi 15 Mars Nous restons à Basse terre pour assister au carnaval, qui a lieu à la mi-carême (milieu de la saison théoriquement sèche). Il commence à 16h aujourd’hui. En attendant je retourne seul à Basse-terre en stop (finalement à pied) pour me rendre au magasin informatique pour récupérer le câble que j’ai commandé. En arrivant la boutique est fermée, pourtant les heures d’ouverture sont affichées et j’avais presque rendez-vous aujourd’hui. Je téléphone d’une boutique voisine en vain. Je retourne à Rivière Sens en prenant un minibus qui me ballade dans tous les quartiers pendant une demi-heure. L’après midi, Alain essaie de faire une sieste, mais j’ai entrepris de nettoyer l’extérieur du bateau, il s’allonge dans le cockpit, il reçoit des éclaboussures, il va à l’intérieur il a trop chaud les hublots fermés, finalement, il rejoint Isa et Karine parties téléphoner et envoyer quelques photos par Internet près d’un gîte voisin. Nous partons ensemble à Basse Terre et dans l’une des rues principale, nous attendons le défilé, irrigués par une boisson fraîche puis un délicieux sorbet coco. Tout le monde est habillé et rouge et noir. Les 4 groupes défilent dans les rues, les femmes portent de très belles tenues, des jupes, des coiffes colorées et brillantes. Elles dansent, suivies des hommes qui tapent sur leurs instruments de musique, des bidons, des lambis, le tout dans un tintamarre diaboliquement rythmé. La nuit tombée, nous rentrons tranquillement au port pour prendre une bonne douche sur le pont de Sabeline avec le tuyau d’arrosage branché au ponton.
Vendredi 16 Mars Nous quittons la marina de Rivière Sens pour aller mouiller devant le centre de Basse-terre. Je débarque avec Isa et Alain, et je retourne à la boutique informatique pendant qu’ils font quelques courses. Mon cordon n’est toujours pas arrivé, on verra ça plus tard. L’embarquement dans l’annexe est délicat, il y a des rouleaux et une vague en profite pour embarquer avec nous. Sans perdre de temps, Sabeline quitte cet endroit rouleur, et pointe son étrave vers le sud. Nous tirons des bords au près pendant tout le parcours qui nous sépare des Saintes. On se prend un bon grain et le vent monte vite. Nous arrivons à l’ilet Cabrit, îlot inhabité. Nous reconnaissons de suite le Roi Arthur 3, nous n’avions pas revu Yolande et Francis depuis Arrecife. Ils nous invitent à un barbecue sur la plage avec Madéo qui nous rejoint bientôt, ainsi que Corinne et Georges. Une soirée entre bretons. 3/10/2007 Dominique et les SaintesDimanche 4 Mars Yoan et Elodie restent à bord pendant que nous débarquons à terre. Les favelas sont construites entre la mer et la rue. De l’autre coté il y a des maisons en dur. On suppose que les cyclones détruisent à chaque fois tous ces bidonvilles. Nous retrouvons Michel après avoir demandé notre chemin. Le «French man » à l’air connu dans le quartier. Nous pensons que c’est la bonne personne pour lui confier ce qu’il nous reste d’humanitaire, des vêtements d’enfants, des peluches. Il aide quelques familles du quartier et cela pourra leur faire plaisir. Après avoir communiqué par Internet avec notre famille toute réunie, il est 14h, et il est temps de partir. Nous larguons notre bouée, pour 20 M vers le nord de la Dominique. A 17h nous arrivons à Portsmouth, l’autre mouillage de l’île. Nous mouillons avec un petit groupe de bateaux, près d’un Mallard 10.40, dont les propriétaires nous font des signes. Georges arrive à bord avec son annexe et montre beaucoup d’intérêt à la visite de notre « Septentrion » dont l’aménagement est très différent du leur. Ensuite nous allons visiter leur bateau et prenons l’apéro chez Frédérique et Georges, deux jeunes retraités. Nous discutons de bateaux bien sur !
Lundi 5 mars Notre déplaçons Sabeline dans l’immense baie de Prince Ruppert Bay, pour être en face de la rivière indienne, une des curiosités touristique de l’île. Nous entrons en annexe dans l’étroite embouchure. Aussitôt, un gardien nous interpelle, pas question de remonter la rivière en annexe. Il faut faire appel à leurs services. Après négociation (prix divisé par deux) nous nous mettons d’accord pour 80 $EC, plus 15 EC pour les droits du parc national. Nous remontons la rivière sur une barque, c’est le guide qui rame. Les moteurs sont interdits pour respecter le site et apprécier les chants d’oiseaux. Les racines des arbres sont impressionnantes, on se croirait dans un décor préhistorique. Après plusieurs méandres, la rivière se rétrécit et nous débarquons à terre, dans une petite clairière très fleurie, des hibiscus, des ananas et des bananiers. C’est très humide : A cause de ses 8 volcans assez élevés, Il pleut 360 jours par an sur cette île, et le sol est trempé et glissant. Nous redescendons la rivière jusqu’au quai à l’embouchure. Une équipe de tournage de film prépare un décor avec des crânes humains plantés sur des bâtons de bois. Nous récupérons notre annexe, et retournons à bord de Sabeline. Un petit repas, une petite biture, et nous quittons la Dominique sous voiles. Nous marchons à Plus de 7 nds au largue, c’est très agréable. En arrivant, nous naviguons entre les ilets et mouillons dans l’anse du pain de Sucre à Terre de Haut. Les enfants jouent avec leur dinghy gonflable pendant que je bricole un peu.
Mardi 6 mars La journée démarre par une plongée autour du pain de sucre, nous laissons l’annexe sur son ancre, pendant que nous faisons le tour, il y a des beaux fonds, mais le temps est nuageux et il manque de luminosité. Les tombants sont spectaculaires, de belles éponges, des gorgones et quelques poissons coralliens. Vers 14h, nous hissons les voiles pour une traversée de 24 M pour Pointe à Pitre. Il y a peu de vent et les grains se succèdent, je suis seul de veille et trempé, il faut slalomer entre les casiers car nous longeons la cote de Basse-Terre. Sabeline suit le chenal d’entrée du port, et nous mouillons juste avant la nuit, à La Darse, en plein centre ville. 3/4/2007 Ste Lucie et MartiniqueSamedi 24 Février La Soufrière ST Lucie. Lorsque je me réveille, Karine a déjà pêché 7 petits poissons noir et jaune pour le chat, elle est déjà dans l’eau, Yoan et Elodie se baignent aussi dans cet aquarium. Moi je prends mon petit dej tranquille. 9h, le speed-boat vient nous chercher, c’était convenu dans la négociation. Nous débarquons au ponton de la Soufrière. Aussitôt, un taxi nous propose de visiter les lieux touristiques de l’île pour 160 EC. Le prix est peut être correct mais nous ne sommes pas encore renseigné, nous refusons. Nous cherchons dans la ville la « gare routière », c’est le lieu où tous les minibus se rassemblent et se donnent le tour pour partir plein. Nous entrons dans une boutique, une vendeuse qui parle français (c’est courant à ST Lucie, l’île ayant été 7 fois Françaises, 7 fois Anglaises) nous indique ce qu’il ne faut pas rater et comment y aller. Nous trouvons les bus en face de l’église, l’un d’entre-eux nous dépose près des Sulfur Springs pour 10 EC. Un peu de marche à travers la végétation tropicale et nous arrivons dans le cratère du volcan. Nous payons l’entrée et un guide nous montre les cheminées du volcan. Entourés de pierres jaunes et grises, des petits cratères remplis de boue bouillonnante, crachent des volutes de vapeur et de fumées. L’odeur de souffre et de sulfure d’hydrogène est très forte. En redescendant, nous trempons nos pieds dans un bassin d’eau chaude (40°C) et grise. Les enfants trouvent de la boue grise et se badigeonnent les membres. Nous retournons à la Soufrière à pied, au bord de la route, cela permet de découvrir encore quelques fruits, fleurs, animaux ; une espèce de buffle un peu agressif nous impressionne par sa taille ; et d’apprécier une vue superbe sur petit Piton et la baie de la Soufrière. Nous retournons vers la mer en traversant les quartiers pauvres. Nous grignotons sur les rochers près de l’eau, du poulet boucané et des beignets de pommes de terre, pour un prix dérisoire. Nous allons voir ensuite un vieux gréement accosté au ponton, notre intérêt à du se faire remarquer puisque nous sommes invités à bord. Un des matelots nous montre son album photo, tout fier d’avoir tourné avec Johnny Deep (Jack Sparow), ce bateau a participé au tournage du film « Les pirates des Caraïbes ». Nous repartons en vadrouille pour aller voir les « Diamonts Falls » des chutes d’eau sulfureuses. Nous demandons plusieurs fois notre chemin dans la ville, et un homme nous propose de nous emmener avec sa voiture. Après une négociation difficile il accepte pour 10 EC. Les chutes sont dans un jardin botanique, où toutes les espèces d’arbres et de fruits tropicaux sont joliment exposées. L’entrée nous coûte 37 EC un peu difficile à avaler, car lors de nos ballades nous avons déjà croisé tous ces fruits, ces arbres, et épices. C’est bien pour les gens pressés qui veulent tout voir d’un coup. Le pire est de voir une pancarte nous interdisant de se baigner sous les chutes, les enfants sont très déçus, nous aussi, on aurait bien fait comme à Madère ! A la sortie du jardin botanique, nous demandons à une guide d’un car de touristes s’il est possible de nous ramener à la ville, elle refuse, c’est un car privé, et il n’y a plus de place. Nous marchons sur la petite route vers la Soufrière et le car passe à coté de nous, s’arrête et nous emmène à la ville. Comme quoi le culot ça marche. Karine discute avec les touristes anglais et raconte nos aventures. Nous arrivons au ponton, et nous sommes encore tributaire d’un transport, après 5 minutes d’attente, je fais signe à un speed-boat, qui passe à quelques encablures, il vient nous chercher et pour 10 EC nous dépose sur Sabeline à vive allure, poussé par ses 85 ch. Cette fois je me baigne volontiers autour du bateau, les fonds sont en effet magnifiques, des coraux, des gorgones, des éponges en forme de vasque, des éponges en tubes jaunes, nombreuses variétés de poissons : presque plus riches que les Tobago Cays. Je comprends maintenant l’intérêt de créer un parc national aquatique où il est interdit de mouiller son ancre, de pêcher, de prélever des coraux. 16h, nous larguons la bouée pour 2 heures de navigation le long de la cote. Les palmeraies succèdent aux hautes falaises, et de temps en temps un petit village. Nous mouillons à Marigot Bay, une baie très creuse et bien protégée qui était magnifique il y a 3 ans. Maintenant, il y beaucoup plus de bateaux, plus de constructions, l’accès à la mangrove au fond est réservé aux voiliers sur bouée. Nous nous baignons toute la soirée, cours de plongeon ce soir. Elodie progresse très vite.
Dimanche 25 Février Nous captons Internet à bord aujourd’hui, Karine passe pas mal de temps à téléphoner, et lire les mails. Pendant ce temps je bricole. Je démonte La poignée de gaz et d’inverseur pour nettoyage et graissage, je la trouvais de plus en plus dure. Je monte en haut de l’artimon pour faire quelques vérifications sur le radar et réparer l’éclairage de cockpit. Ensuite lorsque Yoan et Elodie veulent aller à la plage le moteur HB ne démarre pas : démontage carburateur et ça repart. L’essence d’Afrique était de mauvaise qualité. En fin d’après midi nous allons faire un tour près des nouvelles constructions, une zone très haut de gamme se construit, déjà le ponton accueille des yachts de milliardaires, bientôt ce sera le ST Trop’ des Antilles. Nous cherchons un restau pour ce soir, mais les prix sont abusifs. Sur Sabeline, les enfants nous font la cuisine pendant qu’on se prend un petit verre, et pour bien moins cher.
Lundi 26 Février Nous décollons de Marigot Bay vers 10 h, nous longeons la cote sous le vent jusqu’à Gros Islet, au nord de l’île. Il y a beaucoup de fortes rafales. Nous mouillons devant la plage, et nous prenons un repas avant de partir pour la martinique. Ça ne nous dit rien de débarquer et nous préférons être rendu au Marin ce soir. Nous prenons un ris dans la grand-voile et traversons au près dans une mer agitée par 22 nd de vent. Nous arrivons près du Marin, il y a un chenal à respecter pour ne pas se prendre une patate (patate de corail évidement), heureusement il y a de belles balises bien grosses et visibles : c’est la France. Nous explorons le fond du cul de sac et nous trouvons une place pour mouiller. La baie est très vaste et il y a beaucoup de bateaux. Nous retrouvons à coté de nous JULLY, un Ketch de Nantes, bleu, en acier. Nous avions déjà rencontré Carrina, Titouan et leurs deux garçons à la Gomera. (Canaries).
Mardi 27 février Mission ravitaillement du bord ce matin. Nous partons en annexe au Leader Price, tout a été prévu pour les navigateurs, un ponton et des caddies (heureusement nous avons encore quelques pièces d’Euros). Nous n’avons jamais été si contents de faire des courses. Nous y retrouvons tous les produits que nous n’avons pas mangés depuis 6 mois. Quelle abondance, du saucisson sec, de la viande fraîche, plein de choix de desserts, de glaces, de Yaourts, des fruits, des baguettes, du camembert, de la laitue, de la purée. Nous ressortons avec 3 caddies, un ticket de caisse de 1m de long. Il faut 2 tours d’annexe pour tout embarquer. Notre bidon d’essence a disparu, il n’était pas cadenassé, comme la plupart du temps depuis 8 mois. Ce midi au menu, entrecôtes grillés sur barbecue, salade verte et des châtaignes. Ensuite, nous partons en ballade sur les quais du Marin. Nous saluons une autre famille en cata nommé Mamaso, rencontré aussi à la Gomera. Yoan reste jouer avec les autres enfants, pendant que nous marchons le long des quais. En passant devant un kiosque, je reconnais Sandrine. Elle vend des billets pour des promenades en cata à Ste Lucie. Nous allons prendre un verre ensemble au Mango Bay, le pub rendez-vous des navigateurs.
Mercredi 28 Février Pendant que Karine fait l’école et que je nettoie la terrasse, (le cockpit), Titouan vient nous inviter pour prendre l’apéro sur Jully. Nous partons ensuite pique-niquer à terre près du chantier nautique, avec l’équipage de Mamaso, leur catamaran est actuellement en carénage. En milieu d’après midi, l’horloge tourne vite sous les tropiques, nous laissons notre panier pique-nique dans l’annexe, et allons faire les boutiques autour de chantier. En revenant à l’annexe le sac a été volé. La rosette, le jambon, les baguettes de pain, le beurre, le tire-bouchon, ont du décevoir le voleur ! C’est ça la France ? Deux escales à terre, deux vols. Bravo, on nous avait mis en garde pour l’Afrique, le Cap-vert, ST Vincent, mais c’est dans son propre pays qu’on se fait voler ! Ce soir nous sommes invités à dîner sur Millepertuis, avec Sandrine et Erwan. Ils se sont installés pour 2 ans au ponton, ils ont acheté une voiture et ont trouvé un travail. Nous leur donnons notre vélo pliant qui est tout rouillé. Il ne nous a pas servi depuis Brest, et il encombre le pont de Sabeline. C’est une bonne soirée de retrouvailles et d’adieu en même temps, nos chemins ont désormais peu de chance de se croiser.
Jeudi 1er Mars Nous allons Karine et moi au Mango-Bay, pour profiter d’Internet, faire un peu de paperasse et prendre des nouvelles de la famille. Retour tardif sur Sabeline, Barbecue cotes de porc accompagné de cristophines. Ananas en dessert. 16h, nous quittons le Marin, pour une navigation pépère de 14 M au portant. Nous passons entre la pointe et le rocher du Diamant, illuminé par les couleurs du crépuscule. Nous mouillons dans l’Anse Chaudière, près des Anses D’Arlet. Ça va il ne fait pas trop chaud, on se prend un grain en arrivant. Le coin est très tranquille, il n’y a que le chant des vagues sur la plage, les poissons qui sautent dans l’eau et les grenouilles qui croassent.
Vendredi 2 Mars Petite plongée pour explorer les fonds. L’eau est claire mais pas de coraux, pas de poissons, sauf une sole que nous avons eu du mal à embrocher. Elle a fini dans l’assiette ce midi mais il n’y en avait pas pour quatre. Nous avons enfin le droit de chasser (c’est interdit dans toutes les Antilles sud), mais les poissons le savent et se sont tous barrés. En début d’après midi, nous remontons l’ancre pour l’anse Mitan, lieu que nous connaissons déjà pour y avoir résidé une semaine en hôtel. Presque arrivés, nous changeons de cap pour ST Pierre, un peu plus au nord. Cela nous permet de gagner presque une journée, et le temps très gris ne donne pas envie de rester faire de la plage. Encore 14 M en longeant la cote et nous voilà à ST Pierre avant la nuit, nous mouillons devant la cathédrale. Je reconnais Izé le bateau d’Alain un solitaire que nous avons rencontré à Madère, et qui est resté longtemps en Casamance. Nous prenons l’apéro ensemble sur Sabeline, nous avons plein de choses à nous raconter et discuter de nos projets. |
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