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4/20/2007 Sint Maarten et Saint MartinMercredi 11 Avril Nous choisissons de partir visiter la ville de Philipsburg, dès le matin pour ne pas souffrir de la chaleur. Nous accostons avec l’annexe derrière le ponton des Water-Taxi qui font continuellement des navettes entre les paquebots de croisières, et le centre de Philipsburg. Sur le front de mer il n’y a que des restaurants, des bars qui gèrent la location des chaises longues sur la plage. La deuxième rue, c’est les boutiques de luxe, produits détaxés, bijoux, alcools, cigares. La rue troisième est plus modeste mais les touristes des paquebots ne s’y égarent pas. Il y a des petits lolos, et des boutiques de fringues. Nous achetons des slips pour Yoan. Elodie en profite pour essayer une robe, qui lui va merveilleusement bien. Evidemment, ses parents cèdent ! La dernière rue donne sur la saline et n’a aucun intérêt. Nous déjeunons dans un restau dont le cadre tropical nous a attiré, il y a des pizzas au menu, mais ce n’est pas très bon, la pâte est sucrée, sûrement encore une influence américaine. Nous continuons notre ballade en ville, et finissons par le supermarché pour acheter un peu de produits frais. Nous rentrons à bord vers 16 h pour partir vers Simpson Bay, un peu plus à l’ouest, Nous mouillons après une heure, poussés par un vent léger, devant les hôtels de la baie. L’eau n’est pas attirante. Seul Yoan débarque pour aller changer le sable du bidon du chat (Dakar fait ses besoins dans un bidon partiellement percé et placé dans une des coursives près du cockpit).
Jeudi 12 Avril Karine me réveille, suivant notre guide nautique, nous devons passer le « Swing bridge » à 9 h, un pont routier a franchir pour accéder au lagon. Nous sommes prêt devant le chenal et laissons les Yachts sortir du lagon, lorsque nous nous apprêtons à passer après le dernier navire, le pont se referme. Nous prenons contact à la VHF, nous arrivons à nous faire comprendre mais nous ne comprenons pas la réponse. A 11h, rebelote, les bateaux sortent, et le pont se ferme aussitôt. Un peu fâché nous attendons près du pont, il y a un truc. Puis à 11H30 le pont s’ouvre à nouveau, horaire non indiqué sur notre guide, Nous entrons sans problème, mais seulement les bateaux entrants. Nous hésitons un peu dans le lagon, on nous a fait comprendre qu’il fallait passer à l’immigration, mais nous n’avons pas l’intention de débarquer, alors nous continuons doucement vers la frontière Française. Nous mouillons devant la marina La Royale. A coté du pont Français pour ressortir du lagon. Je vais faire un tour seul avec l’annexe à la marina et je reconnais La Loupiotte, un voilier jaune que nous avions rencontré à la Roche Bernard, deux trapézistes qui se produisent dans les marinas. Leur spectacle se déroule sur le pont de leur bateau, comme sur une scène, ils jouent avec la bôme et des haubans. En discutant avec eux, j’apprends qu’ils sont de Plouer ! Ils sont partis sans retour. Dans l’après midi nous prenons l’annexe, mais après 300m, le moteur tombe en panne. Je démonte et je m’aperçois qu’il y a de l’eau dans le carbu. À St Barth, Yoan avait trouvé un bidon d’essence à la poubelle, maintenant je comprends pourquoi. Karine rame puis nous nous faisons remorqué par un français sympa en annexe. Je nettoie mes bidons, remets en marche le moteur, et nous repartons. Nous effectuons juste un tour en mer pour voir la baie de Marigot, puis retournons près du pont de Sandy ground. Nous entrons chez un shipchandler pour demander des prix et quelques conseils. Et nous marchons dans les rues autour pour trouver un garagiste. Je cherche un régulateur de tension pour alternateur de voiture. Nous reprenons l’annexe pour traverser le lagon. Nous arrivons dans une zone industrielle et commerciale. Nous faisons quelques achats dans le Home-tools, le Leroy Merlin local. Ensuite nous allons nous renseigner au chantier naval local, qui nous permet d’avoir un accès internet Wifi du bateau. Lorsque nous rentrons à bord, nous sommes un peu fatigués, mais nous trouvons encore le courage de se faire un bon restau. Le Village à la Marina La Royale. Enfin de la bonne cuisine, tout un art, il n’y a qu’en France qu’on ressent cela.
Vendredi 13 Avril Nous profitons d’avoir Internet à bord pour téléphoner en métropole, Karine se lève de très bonne heure à cause du décalage horaire. Ensuite nous marchons à travers la ville, le long de la baie. Nous essayons de reconnaître des bateaux, surtout Lady Quattro, qui doit arriver ces jours ci. Nous continuons vers Sandy Ground, et faisons quelques courses au supermarché du pont. Nous poussons le caddie plein jusqu’au ponton le plus proche 200m environ. J’ai repéré une épave de 405 Peugeot , sans roue, et partiellement désossée. Je retourne avec quelques outils pour démonter l’alternateur. Cela nécessite quelques explications : Comme je l’ai expliqué au 25 mars, le régulateur de tension de l’alternateur d’arbre de Sabeline est HS. Nous ne pouvons pas nous passer d’énergie à bord pendant les traversées, alors il aurait fallut investir dans un hydro- générateur que l’on traîne derrière le bateau, et qui est beaucoup moins pratique et surtout cher (850 €), à moins de réparer notre alternateur. Après avoir consulté des garagistes ou bricoleurs le régulateur ne se vend pas seul, il faudrait acheter un alternateur d’occasion à 100€ alors que je n’ai besoin que d’un composant électronique. En se baladant dans notre quartier, il y a plein de voitures abandonnées, accidentées, et apparemment je ne suis pas le seul à me servir dessus. En fin d’après midi, nous établissons un contact VHF avec le Roi Arthur, Lady Quattro est à coté d’eux. Peu après, c’est Manu qui nous appelle et nous invite pour prendre un verre ensemble. Après un quart d’heure d’annexe, c’est les retrouvailles, Victor son fils de 22 ans est là et traversera avec son père. Nous dînons à bord et passons une très agréable soirée à évoquer nos souvenirs communs.
Samedi 14 avril Nous faisons un tour aux puces nautiques, un petit marché de matériel d’occasion, organisé par un chantier Naval à coté de notre mouillage. Nous ramenons quelques petites babioles. L’après midi je répare l’alternateur d’arbre, et le nouveau régulateur fonctionne correctement. Pendant ce temps Karine et Yoan se ballade sur une braderie en ville. Le soir, nous sommes de nouveau sur Lady Quattro, avec Manu, Victor, Yolande et Francis, pour un petit apéro et le plaisir de se retrouver ensemble.
Dimanche 15 avril Repos c’est dimanche. On n’avons pas quitté le bord, Elodie est malade, un peu de repos et ça repart. Yoan et moi partons explorer le lagon en annexe. Nous sommes impressionnés par des chalets en bois construits sur deux flotteurs. Bonne solution pour habiter ici, et être un peu tranquille.
Lundi 16 Avril Nous déplaçons Sabeline dans le lagon et mouillons du coté Hollandais. Nous amarrons l’annexe, devant deux grandes surfaces d’accastillage et de fournitures nautiques. Island Water World et Budjet Marine. Les prix sont compétitifs, compte tenu du taux de l’Euro par rapport au dollar. En plus il y a un choix énorme. Nous ressortons avec un caddie plein (dont 4 Bidons de 20l). Nous rentrons coté français, et partons à la recherche de gaz. Il y a pénurie sur l’île, et il nous en faut absolument. Après Home-tools, nous marchons jusqu’ à une grande surface, à l’autre bout de la ville, et rentrons avec quelques courses, et de quoi faire de bonnes grillades ce soir.
Mardi 17 Avril Je retourne chez Home-Tools pour leur apporter 5 bouteilles de gaz vide qui ne nous servirons plus,. Ils me les reprennent 39 € pièce, alors qu’on les a achetés 6 € en braderie à Rennes. Belle opération ! Nous accostons Sabeline à la station service pour faire le plein de gasoil, 180 l dans le réservoir, et 200 l en bidons. Nous les stockons dans la cabine avant. A 17h30, nous passons le pont de Sandy Ground, pour sortir du lagon et mouiller devant Marigot, l’eau est plus propre et la baignade plus agréable. En allant faire les papiers pour louer une voiture, je reviens avec des pizzas pour déguster ce soir à bord.
mercredi 18 avril Vers 10h, nous sommes en route pour un tour de l’île : Baignade dans la belle baie de Grand Case, visite de l’anse Marcel, le French Cul de Sac, la baie orientale et Oyster pond. La cote est envahie de constructions, des résidences haut de gamme. Des villages vacances et des nouveaux lotissements très chics, sont construits à coté de zones très modestes. Nous arrivons du coté St Maarten, par des routes plus désertiques, et traversons Philipsburg que nous avons déjà visité. On s’arrête dans un restau, bon sous tous rapports. Ensuite nous faisons quelques courses au Grand Marché de produits que nous ne trouvons pas coté français. Puis, nous empruntons la route qui contourne le lagon. En arrivant à Marigot, c’est la journée ravitaillement, nous retournons à Match. 108 litres d’eau en bouteille, des légumes et tout ce qu’il faut pour 25 jours d’autonomie à 4. Nous y rencontrons Victor et Manu qui partent demain. Le chargement de Sabeline est un peu compliqué, il y a trop de ressac sur la jetée des annexes, alors Yoan et moi, déplaçons Sabeline et l’amarrons à la marina de l’autre coté de la zone de mouillage, tandis que Karine y va en voiture. Nous faisons l’opération inverse à la tombée de la nuit. Rangement des courses, bain de minuit, et dîner reposant.
Jeudi 19 avril Nous partons peu avant 10h pour saluer Lady Quattro, mais trop tard pour le café, ils ont déjà levé l’ancre, et venaient nous dire au revoir. Nous leur souhaitons bon vent. L’annexe amarrée près de la marina, je vais faire les papiers de sortie, la clearance nous sera indispensable pour entrer aux Acores. Après une petite ballade en centre ville nous rentrons à bord. Baignade dans des eaux de plus en plus chaudes, et petit rafraîchissement du carénage pour que Sabeline glisse bien. Nous souhaitons retourner dans le lagon pour la proximité de tous les services. Vers 14h30, nous nous présentons devant le chenal, mais il y a beaucoup de houle, et ce n’est pas rassurant de rentrer dans un canal de 20m de large, des rochers menaçant de chaque coté, des vagues de 1m, presque déferlantes, alors que nous n’avons que 2m de fond. Mais ça passe. Dans le fond du lagon, l’ancre bien crochée, car il y a un peu plus de vent aujourd’hui, je vais faire un tour à Home-Tools, le gaz est arrivé. Puis nous emmenons le chat pour le vaccin antirabique chez un vétérinaire. Nous risquons d’en avoir besoin aux Acores, il y a de grandes chances que nous soyons obligés de rentrer dans des marinas, et les officiers portugais sont assez pointilleux. Nous rentrons sur Sabeline, le check-list diminue, le départ est imminent, et nous sommes très sereins. Le bateau est bientôt prêt, l’équipage n’a qu’une hâte maintenant, c’est y aller. 4/13/2007 Barbuda et St BarthLundi 2 Avril Barbuda est une île très plate avec un lagon au milieu. Peu habitée, 1500 habitants résident à Codrington, le seul village de l’île. Les autres constructions sont des hôtels haut de gamme, pour touristes fortunés cherchant la tranquillité. Nous devons faire nos formalités de sortie à Barbuda avant de partir pour ST BARTH. Les bureaux se trouvent au village de Codrington, qui n’est pas sur la cote et les accès sont rares. Nous faisons le choix de mouiller à Barbuda harbour, à quelques miles, il y a une piste qui mène au village. Sabeline glisse à 7 nds sur une mer sans houle, mais avec un vent soutenu. Le chenal d’accès n’est pas facile, il faut se faufiler entre les coraux, dans 3 m d’eau. Une jetée de pierre, quelques barges chargées de matériaux de construction. Nous prenons une bouée et débarquons Yoan et Moi. Je discute avec un des gars qui avale une noix de coco fraîche avec du rhum, l’officier de douane passera à 15h, je vais l’attendre. Mais l’officier n’a pas les tampons sur lui. Je me fais conduire par un taxi qui accepte de m’enmener et me guider dans le village. Après quelques kilomètres de piste, nous arrivons au poste de douane, un type en chausson me dit qu’il faut d’abord passer à l’immigration. Notre taxi nous y conduit, mais l’officier n’est pas encore rentré. Le temps de boire une boisson fraîche, et le pick-up du fonctionnaire arrive. A peine déballé mes papiers qu’il m’annonce qu’il faut d’abord passer au bureau du port. re-taxi pour une autre rue du village. Là une femme me fait le papier, nous retournons à l’immigration. Au bout d’un quart heure et quelques formulaires remplis et signés, notre taxi nous ramène au port. Les formalités sont fastidieuses ici car les officiers ne sont pas habitués et structurés pour recevoir des touristes, et encore moins ceux qui se déplacent en bateaux par leur propre moyen. Cependant cela n’a pas été désagréable comme à Antigua, les habitants semblent très accueillants. De retour à bord, nous avons encore le temps avant la nuit de partir sur LOW BAY, Nous longeons la cote sous le vent, et nous devons nous faufiler entre les coraux et la plage. Nous mouillons devant Palm Beach House, la seule construction au milieu d’une magnifique plage de 10 kilomètres de sable blanc.
Mardi 3 Avril Un peu d’école, un peu de bricolage, baignade des les eaux turquoises, et nous débarquons avec l’annexe en début d’après midi. Le Break down nous secoue à l’atterrissage, (des petits rouleaux deux fois plus haut que l’annexe), mais nous ne sommes même pas mouillés. Nous hissons le dinghy sur le sable éblouissant, et marchons le long du sillon de sable qui sépare la mer et le lagon de l’autre coté. L’eau du lagon est claire et chaude, nous nous y baignons et continuons la ballade l’aller coté lagon, retour coté mer. Je joue avec les enfants dans l’eau puis sur le sable toute l’après midi. Nous retournons à bord avec le coucher de soleil.
mercredi 4 avril Nous sommes levés de bonne heure, une longue route de 60 M nous attend, mais il n’y pas de vent et nous commençons au moteur. Ennuyé qu’il ne se passe rien, je commence à démonter le hublot de la salle de bain, il n’est plus étanche. Une vingtaine de vis à démonter, de la pâte à joint et remontage. Mais pendant la dernière opération, Un vent de nord Ouest se met à souffler. Complètement imprévisible par ici, pendant la bonne saison il ne souffle que du vent de secteur Est ! Nous sommes au près, le pont mouillé, et moi aussi. Les vis sont difficiles à remettre, et je me mets du Sikaflex partout. Nous arrivons à St Barthélémy au près, vers 17H30, et nous mouillons au sud ouest de l’île, dans l’anse du Gouverneur, petite crique bien abritée des vents de nord, nous sommes seuls à passer la nuit ici.
Jeudi 5 Avril Lorsque je me lève, Karine et les enfants sont déjà à la plage, j’ai seulement le talkie-walkie à qui causer pendant mon petit déjeuner. Plus tard, Karine et moi partons avec l’annexe pour plonger et chasser. Les fonds sont superbes, l’eau est claire, la côte rocheuse plante un décor de canyon, de falaises. Les gorgones, les coraux « corne d’élan » nous donnent l’impression de se promener sur un jardin. Péché seulement 2 poissons pour le chat. Nous rentrons sur Sabeline le temps de changer d’équipe, je repars avec Elodie et Yoan. Elodie essaie de tirer quelques poissons avec le harpon, ce sera pour la prochaine fois. Nous prenons encore quelques photos de cet endroit magnifique et en début d’après midi, nous longeons la cote sous le vent de St Barth, pour arriver à GUSTAVIA, la ville et le port principal de l’île. Il y a plein de beaux yachts partout, nous entrons doucement dans le fond du port, Karine est un peu stressée par toutes les manœuvres des yachts qu’il faut éviter. Nous trouvons une place libre sur un quai, nous nous amarrons et commençons à nous servir de l’eau au robinet, nous devons faire le plein rapidement. Un boy de la marina vient nous voir, nous demande de nous habiller, (j’étais en maillot de bain) de passer faire notre entrée à la Marina d’abord. Je m’exécute, nous nettoyons les fonds de cale, remplissons nos réservoirs d’eau. A 17h à peine, on nous demande de laisser notre place aux motoryachts qui rentrent de ballade. C’est clair que nous ne sommes pas les bienvenus, Je règle 14 € à la marina pour 500 L d’eau, et sortons de ce port de milliardaire où nous n’avons pas notre place, imaginez notre vieux rafiot à St Trop ! Il ne faudrait pas ternir leur image de marque. Nous retournons dans une autre crique tranquille, l’anse de Grand Galet que nous avions repérée. Elle est très tranquille et trois voiliers plus modestes sont aussi présents. Yoan et Elodie se baignent jusqu’à la plage pendant que nous mettons un peu d’ordre. Les enfants déçus de ne pas aller au restaurant, s’improvisent serveurs. Dîner à la terrasse ce soir. Des boites de conserves car nous n’avons plus de frais depuis la Guadeloupe.
Vendredi 6 Avril Nous Quittons Sabeline bien sage et nous débarquons tranquillement avec l’annexe sur la Plage. Il est 10h et nous marchons dans les rues de Gustavia, en longeant le port. Nous rencontrons Yolande et Francis. Ils sont mouillés à l’anse du Colombier, plus au nord. Nous parcourons toutes les rues de la ville, il y a beaucoup de boutiques de mode, nombreuses marques y sont représentées. Le shipchandler est fermé ainsi que quelques restaurants. Vendredi Saint en Suède, c’est férié : St Barth occupée par des bretons, a été cédée aux Suédois, et est redevenue française plus tard, mais elle reste très cosmopolite. Les enfants ont faim, alors nous entrons dans une crêperie pour un plat du jour bien Français : Moules frites. En dessert, nous dégustons une bonne crêpe. Les prix sont très élevés malgré que ce soit un port franc. Il n’y a pas de taxe mais les commerçants empochent la différence. Nous remarquons qu’il n’y a que des blancs sur cette île, à Barbuda presque à coté, il n’y a que des noirs. La langue officielle est le Français mais l’anglais est plus courant à cause de la forte influence américaine. Gustavia est une petite vitrine de la mode « Made in France » et les américains les plus fortunés viennent visiter ce petit bout de Paris. Requinqués par un bon repas, nous quittons la ville et montons à pied vers les hauteurs. Nous arrivons à un col que les avions rasent pour piquer sur la piste bien plus bas. Nous attendons un moment, mais aucun avion ne se présente. Nous suivons la route de St Jean et nous arrivons au bout de la piste de l’aéroport à une magnifique plage. Une pause baignade s’impose. Nous marchons sur la plage, dans l’eau jusqu’au « Eden Rock » Magnifique hôtel de luxe. Nous rentrons par la route à Gustavia, sous un soleil pesant, et arrivons en fin d’après midi à l’anse de Grand Galet. Sabeline danse sur les vagues, le vent a tourné au sud, et les rouleaux s’écrasent sur la plage. Nous mettons l’annexe à l’eau entre deux rouleaux, mais le moteur ne démarre pas du premier coup, et les vagues suivantes remplissent l’annexe, nous retournons sur la plage, trempés. La deuxième tentative sera la bonne, les enfants à la nage embarquent après le short break. A quatre, nous mettons trop de temps à monter dans l’annexe. Nous déménageons malgré l’heure tardive, car la houle est intenable. Devant Gustavia c’est pareil, à moins de rentrer dans le port mais il n’y a plus de place, encore moins pour nous. Plus loin, nous trouvons une baie au calme, à l’anse du Colombier, parmi plein de Yachts. Nous mouillons tout près de la plage, juste avant la nuit.
Samedi 7 avril Le petit dej à peine descendu, nous sommes dans l’eau avec palmes et masques pour suivre une grosse tortue. Deux poissons ventouses sont collés sur son ventre. La tortue n’est pas farouche mais elle s’éloigne lorsque Yoan lui courre après. L’eau est d’une clarté incroyable. Pas difficile de contrôler son ancre de l’avant du bateau, même avec 30m de chaîne ! Je commence à chercher sérieusement la cause de la panne intermittente de notre radar qui m’ennuie depuis deux mois. Outil indispensable en navigation, surtout si l’un de nous se retrouve seul à faire les quarts. Persuadé que la panne vient d’une mauvaise connexion, je refais plusieurs fois les soudures du toron de câble entre la console et l’aérien dans le mat d’artimon, mais rien n’y fait. Avec l’aide de Karine nous démontons l’aérien, mais il faut monter plusieurs fois dans l’artimon qui n’est pas équipé d’échelons de mat. Après démontage de l’engin et quelques essais je trouve une panne due aux connexions du moteur du radôme. Maintenant il fonctionne, il ne reste plus qu’à le remonter sur l’artimon, demain il fera jour ! Les enfants ont passé l’après midi sur la plage et Yoan s’est fait un copain.
Dimanche 8 Avril Pendant que Karine s’occupe des évaluations à rendre au CNED avant notre départ pour la prochaine traversée, je prépare les travaux sur le pont. J’installe l’aérien du radar sur sa console pendant que Karine m’assure avec la drisse et me passe câbles et outils. En tenue de grimpeur, j’en profite aussi pour monter en haut du grand mat, pour les vérifications usuelles, refaire des protections contre le raguage pour éviter l’usure des voiles, et quelques bricoles qui occupent bien. L’après midi est un peu plus cool. Yoan trouve une planche de surf sur la plage et je le remorque en annexe. Nous nous baignons de temps et temps lorsque nous avons chaud.
Lundi 9 Avril Après l’école nous partons crapahuter à terre. Nous avons un peu de mal à arracher les enfants de leurs activités à l’intérieur du bateau. Nous suivons un beau sentier à flanc de colline, à travers les cactus et les arbustes desséchés, et arrivons au bout d’une demi heure à l’anse des Flamands. Les enfants se baignent sur la belle plage aux eaux turquoises et sable blanc. Il y a beaucoup de campeurs (ou de sans abri) qui dorment dans les hamacs abrités par des bâches tendues entre les palmiers. Nous rentrons par le même sentier, le seul chemin d’accès à l’anse de Colombier. Nous avons faim, et nous rentrons vite à bord. Dans l’après midi, Karine et moi partons en snorkeling, mais il n’y a pas grand-chose à voir, et un nuage diminue la luminosité. Pendant le retour vers Sabeline, Karine me fait remarquer une grosse tortue, et au même moment je vois une belle raie. Dommage je n’ai pas le harpon, je nage très vite vers le bateau, tandis que Karine la suit. Elodie, restée à bord, me donne le fusil et je retourne vers Karine. En me faisant discret, je vise la raie au dessus d’elle et tire. Elle se débat et tourne autour de moi, retenue par le filin de la flèche. Elle repart vers le fond et a suffisamment de force pour m’entraîner avec elle, je lutte en palmant vers la surface. Elle se fatigue et je la remorque ainsi jusqu’à la jupe de Sabeline. Nous la hissons dans le cockpit, 10,5 Kg, 1 m d’envergure, et 1m50 de long avec la queue. Yoan revient de la plage et est impressionné par la bête. Après dépeçage, il reste 5 Kg d’ailes de raie, sans les cartilages. Ce soir nous nous partageons une demi aile pour quatre, câpres, crème fraîche, salsifis et riz.
Mardi 10 Avril Les nuages obscurcissent le ciel ce matin, le week-end de paques est fini, la plage est déserte, et les yachts ont quitté la baie, reste quelques modestes voiliers. Vers 10H, nous larguons notre bouée et naviguons voile et moteur vers l’île fourchue, nous aurions bien fait une petite plongée mais il ne fait pas soleil. Alors nous continuons vers la hollande, le pays du fromage. Nous arrivons devant Fort Amsterdam, dans la baie de Great Bay sous la ville principale de Philipsburg. Nous reconnaissons en arrivant des moutons sur les collines vertes (rires). Le territoire de l’île a été divisé en deux, d’un coté c’est un canton dépendant de la Guadeloupe comme St Barth, de l’autre c’est la hollande, en plus cosmopolite, le florin côtoie le dollar et l’euro, la langue pratiqué est l’anglais. Après le repas, nous partons avec l’ordinateur pour rechercher un cybercafé ou une Zone Wifi, finalement en demandant des renseignements l’hôtel en face de la plage nous accueille dans ses salons. Nous communiquons avec notre famille pendant que les enfants profitent de la plage. Nous n’avions pas eu l’occasion de discuter depuis un bon moment. Les Antilles ne sont pas si bien équipés qu’on pourrait le penser. C’est avec plaisir que nous bavardons tardivement pour l’heure française. Les enfants ont passé deux heures dans l’eau lorsque nous les récupérons pour aller faire un tour à la Bobby’s marina, puis au supermarché, d’où nous rapportons quelques courses. Ce soir, c’est grillade de porc antillaise, et pomme de terre reconditionnées à l’américaine. Ce sera certainement meilleur du coté français !
4/6/2007 Pointe à Pitre et AntiguaJeudi 22 Mars C’est le jour du départ pour Isabelle et Alain, ils doivent se présenter à l’aéroport pour 16h. En attendant le programme touristique est chargé mais flexible. Nous commençons par un tour de marché à la darse. Nous retrouvons nos mamas dont l’une d’elle a 87 ans. Quelques achats et quelques boutiques de souvenir plus tard, nous roulons vers Petit-Bourg en Basse Terre pour faire le saut de la Lézarde. Il nous faut une petite demi heure pour descendre, par un sentier très humide et boueux dans une végétation luxuriante. Nous arrivons devant une grosse cascade, pas très haute, mais le débit est important, surtout qu’il a plu beaucoup ces derniers temps. Malgré que l’eau soit un peu boueuse, Yoan et moi sommes encore les plus courageux pour se baigner. On se laisse glisser entre les rochers, on monte de l’autre coté du bassin pour approcher la chute de très près, et prendre une douche sous les nombreuses sources qui jaillissent de la falaise. Nous remontons en suivant aveuglement Yoan qui nous entraîne par des raccourcis à rallonge. Nous nous cramponnons aux racines pour ne pas glisser sur l’argile humide. Après un bon lavage de nos pieds, nous reprenons la route vers Grande Terre, pour chercher un restaurant au Gosier. Nous ne trouvons que des restaurants fermés ou abusivement chers. C’est le gosier sec, qu’Alain cède aux « Chéri » d’une doudou. Et nous prenons place à la terrasse d’un petit restau très « familial » Nous attendons nos plat trois quart d’heure, ils ne sont pas très copieux, et l’addition reste la plus dure à digérer. Nous prenons le dessert près de la plage, où nous profitons d’une dernière baignade dans les belles eaux turquoise. Arrivés au parking de l’aéroport, nos touristes s’habillent d’une tenue plus « nordique » puis dans l’aéroport c’est la fête : des chants, des percutions, animés par une foule de Guadeloupéens. C’est un comité de départ pour Isabelle et Alain. Sarkozy passe par là par hasard et a bien du mal à traverser cette foule. 18h, les baguages sont enregistrés, dernières embrassades la gorge serrée, Isabelle et Alain s’éloignent dans la file d’attente vers les salles d’embarquement. Nous sommes de nouveau quatre, plus de place dans la voiture, c’est déjà ça. Nous allons au centre commercial à coté de l’aéroport. Quelques petites courses, je glisse sur le carrelage mouillé et me ratatine, histoire de me rappeler de faire attention dans les supermarchés. Dîner chez Mc Donald seulement pour faire plaisir aux enfants. Nous garons la voiture devant le loueur et regagnons notre annexe, puis notre Sabeline qui nous parait bien vide.
Vendredi 23 Mars Repos aujourd’hui, on a assez couru ces derniers temps ! Notre seule préoccupation avant de quitter de nouveau la France est de trouver un cordon pour faire fonctionner l’Iridium sur le PC. Après avoir parcouru la ville, demandé cent fois des renseignements, nous passons beaucoup de temps dans une boutique pour essayer un cordon enfin déniché, mais les essais ne seront concluant qu’au bateau, avec la patience de Karine. Il reste encore quelques problèmes à résoudre avant de recevoir des mails. La soirée est très agitée à la Darse par un concert donné sur la place de La Victoire. La musique n’est pas gênante, par contre, plein de bateaux à moteur viennent au fond de la Darse pour assister de près au concert. Ils arrivent à toute vitesse, mais Sabeline est bien éclairé pour éviter une collision.
Samedi 24 Mars Encore très cool, Nous laissons les enfants bien occupés à bord, pour aller dans un cybercafé, communiquer avec nos proches, et mettre le blog à jour. Pointe à Pitre est une ville très vivante le soir et surtout le matin. L’après midi c’est une ville fantôme. Tous les rideaux métalliques sont fermés, et il n’y a personne dans les rues. Mais où sont-ils donc passés ? Ils sont en « roue libre ». Nous trouvons une boutique ouverte pour acheter de l’eau en bouteille, et quittons la Darse pour aller mouiller près de la Marina. Je vais faire les formalités de sortie du territoire et nous nous promenons le long des pontons jusqu’au Lagon Bleu, le quartier chic de PaP : certaines villas ont leur bateau amarré au ponton privé à coté de la piscine. Nous rentrons à bord en annexe, et allons prendre une bouée près du pont de Gabarre, comme il y a 2 semaines. Demain matin nous franchirons de nouveau la Rivière Salée, mais cette fois pour aller vers Antigua. Pour rejoindre St Barthélemy et St Martin nous avons deux possibilités, soit passer par les îles au vent : Antigua, Barbuda, soit passer par les îles sous le vent Montserrat, Nevis, St Kitts. Ces dernières présentent moins d’intérêt, surtout que nous ne pouvons pas nous arrêter à Montserrat, à cause de son volcan en activité depuis 1995, il crache des cendres et nous ne pouvons même pas l’approcher en bateau. La zone interdite s’étend assez loin des côtes.
Dimanche 25 Mars Un peu naïfs, nous pointons l’étrave devant le pont de Gabarre. A 5h02, le pont ne s’ouvre pas et nous avons un petit doute, des fois qu’il ne travaillerait pas le dimanche. Le Patuelli, notre guide de navigation le confirme. Nous retournons prendre une bouée à 2 M près de la marina, il y a moins de moustiques et nous continuons à dormir. J’occupe le reste de la journée à bricoler, réparer un tuyau d’évacuation de pompe de cale, et réparer l’alternateur d’arbre qui ne fonctionne plus depuis une semaine. C’est le régulateur de tension qui est défectueux, en faisant un essai, et une fausse manip, toute l’instrumentation reçoit du 20V, le pilot a eu chaud, mais il fonctionne, par contre l’anémomètre est grillé. Tout ça à cause d’une pompe de cale bouchée par des fillasses, le niveau d’eau est monté jusqu’à la poulie d’alternateur d’arbre, aspergeant le régulateur.
Lundi 26 Mars Levés à 4h30, nous sommes les premiers à passer les ponts, suivi de 3 autres bateaux. Les Balises ne sont pas toutes éclairées et nous nous aidons du projecteur pour trouver notre chemin à travers la mangrove. Le levé de soleil est magnifique, reflété sur l’eau calme de la Rivière Salée. A 7 heures, Sabeline franchi la passe. Toutes voiles dehors, au largue, Sabeline file vers le nord, nous distinguons Montserrat et Antigua devant nous. Nous arrivons à 14h, après 50 M parcourus. Nous entrons dans la petite baie de English Harbour, devant une belle plage. Baignade pour tous, sauf pour Elodie, trop occupée par ses Playmobils. Nous débarquons avec l’annexe au « Nelson’s Dockyard National Park », sorte de Marina très chic, avec tous les services pour plaisanciers fortunés. Nous passons au Customs and Immigration Office, il y a trois bureaux, nous sommes trimballés 7 fois d’un bureau à l’autre. Les officiers ne sont pas du tout aimables, et ne font aucun effort devant nos difficultés de compréhension. Le dernier nous arrachera 75 $EC après 3 formulaires et 40 minutes de paperasse. Nous continuons la ballade le long de la route qui mène à Falmouth Bay. Là aussi il y a deux belles marinas. Nous approchons des yachts, il y a des voiliers classiques, et aussi un véritable paquebot privé équipé d’un hélicoptère et d’une piscine.
Mardi 27 Mars Karine s’est levé de bonne heure, pour faire un grand ménage, tandis que je profite de faire une grasse, très grasse matinée. Le temps est gris, il pleuviote de temps en temps. Nous n’avons pas envie de sortir alors je bricole un peu. En dépit des averses, les enfants se baignent et plongent du ponton de l’hôtel voisin. Je les rejoints pour faire un peu de plongée mais l’eau est trouble. En fin de soirée nous avons froid, la température est descendue à 26°.
Mercredi 28 Mars Nous mettons les voiles dans la matinée, pour pointer notre étrave vers l’est, donc contre le vent. Nous avons décidé d’explorer la côte au vent, plus dangereuse, mais plus belle que la côte sous le vent. Antigua est un peu comme la Martinique, la cote au vent est protégée par des barrières de corail, qu’il faut franchir pour trouver un abri. Après 10 M au près, nous mouillons dessous Green Island, une petite île inhabitée et paradisiaque. Le temps de se restaurer rapidement, et que les days-boats de charter quittent les lieux, nous enfilons nos accessoires de plongée et partons avec l’annexe vers la barrière de corail. Nous rentrons les bras chargés de lambis. Karine et moi débarquons avec l’annexe, nous ne trouvons pas de sentier, alors nous suivons le rivage jusqu’à une petite plage déserte. Nous nous y plaisons bien et nous y restons un moment. Karine rentre à la nage vers Sabeline tandis que je la suis avec l’annexe. Préparation des Lambis façon Sabeline : Les Lambis sont percés à un endroit précis pour couper le muscle, je les débarrasse des parties non comestibles. Opération à faire dans la jupe ! Nous les faisons cuire 20min dans l’eau. Ensuite, je les coupe en lamelle pendant que Karine s’occupe de la préparation Oignons, ail, tomates, safran, riz. Nous faisons revenir le tout. C’est très bon, et il y en a assez pour 3 repas. Nos soirées sont animées en ce moment par le jeu de Uno. Elodie vient de gagner 5 parties consécutives, c’est lamentable.
Jeudi 29 Mars Après nos occupations matinales (évaluations pour les enfants) nous quittons la jupe de Sabeline pour un petit snorkeling du coté opposé à celui d’hier. Les coraux sont très développés, l’eau est claire, les poissons sont au rendez vous. Elodie à froid, nous rentrons. L’après midi, nous explorons la baie de « Non Such » Sabeline effleure les faibles profondeurs, explore des profondes criques et désertes, longe des villas ou des complexes hôteliers en construction. Mais un grain rend la ballade moins agréable. Nous retournons mouiller sous Green Island, dans une autre petite crique où il y a beaucoup plus de bateaux, mais nous jetons l’ancre tout près de la plage. Baignade et découverte en annexe de la barrière de corail. En plongée nous trouvons de très beaux fonds, qui valent bien ceux des Tobago Cays, mais il manque de luminosité, nous reviendrons demain s’il y a du soleil. Nous finissons la journée par une petite ballade sur l’îlot. Il n’y a pas de sentier, mais nous nous faufilons entre les aloès et les arbres qui ressemblent à des mancenilliers, les moustiques attaquent, on rentre à bord.
Vendredi 30 Mars Le temps est gris toute la journée, il pleut beaucoup dans l’après midi. Nous en profitons pour faire un peu de ménage dans le bateau, un bon rangement des cabines des enfants. Je vérifie toutes les cadènes (fixation des câbles qui soutiennent les mats) en démontant certains aménagements intérieurs. Tout est sain, l’haubanage est prêt pour la prochaine traversée. En fin d’après midi, le soleil pointe ses rayons, nous partons en annexe explorer the middle reef. Un simple tas de débris de coraux au milieu de la baie. Rien d’extraordinaire. Nous ramenons une entrée pour ce soir, deux bestioles ressemblant à des langoustes, mais en plus préhistorique.
Samedi 31 Mars Le vent a tourné proche du nord cette nuit, et rend le mouillage incertain. Il faut même surveiller de temps en temps si l’ancre tient bien, les rochers menacent à quelques mètres. Dans la matinée, nous déplaçons Sabeline, notre ancre est sous le bateau d’un couple d’américains, qui manoeuvrent leur voilier, vraiment sympa. Nous jetons l’ancre sur le premier mouillage de Green Island, beaucoup plus à l’abri. Nous profitons de caréner le bateau, (nettoyage de la coque immergée en apnée), pendant que les enfants jouent à la plage. Ensuite c’est notre tour, Karine et moi allons nous étendre sur la plage pour profiter, seuls, des derniers rayons du soleil de la journée.
Dimanche 1er Avril Dès 10h, nous hissons les voiles, avec un ris dans l’artimon et la grand-voile, tirons un bord vers l’est, puis un autre vers le nord, en direction de Barbuda. 35 M au près, vent estimé à 25nd. Vers 16H30, nous arrivons trempés à Cocoa Bay sur BARBUDA. Il n’y a qu’un autre bateau au mouillage, l’île semble désertique, il n’y a qu’un hôtel de luxe qui s’est délimité une zone avec des bouées pour ne pas approcher. Leurs clients ne veulent pas être dérangés. La longue plage à l’air très belle, mais il y a des rouleaux et c’est sûrement difficile de débarquer en annexe. Nous restons à bord pour ce soir.
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