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8/25/2006 Porto Santo a Machico MadereJeudi 17 août Nous recevons à bord Jacky et Josie de SARAVAH pour l’apéro. Après la baignade, nous tentons une ballade en ville mais un gros grain s’annonce, et nous rebroussons chemin. Nous finissons par y aller et cherchons un cyber café qui accepte la clé USB pour transférer nos données. La ville met à disposition gratuitement pendant 1 heure, un accès Internet, mais impossible de brancher l’USB. La ville s’étale le long de la plage, il y a de très belles résidences, et d’autres en construction. Les Portugais et les Madèriens viennent passer leurs vacances ici. Au retour, les enfants se baignent à la plage.
Vendredi 18 août Baignade, apéro, ballade, ce n’est pas une vie ! Le temps passe et on ne fait pas grand chose, il va falloir se prendre en main : Aujourd’Hui, programme chargé : réveil de bonne heure (9h), nous partons en visite de la ville où a habité Christophe Colomb et déjeuner dans un snack. En sortant, qui est installé à la terrasse ? Jacky et Josie. Le même endroit nous a inspiré. Nous visitons ensuite l’île avec un bus cabriolet. La végétation est très aride il n’y a que des cactus, et d’autres plantes grasses et des sapins bizarres. Des points culminants, (les Pico) nous apercevons très bien l’île de Madère et les Iles Désertas. Le bus nous dépose au port. Tout le monde se jette à l’eau et nous profitons Karine et moi de nettoyer la carène. En fin d’après midi nous confions le bateau à nos enfants, et sous surveillance de SARAVAH, nous allons commencer notre dessin sur la jetée, comme tous les autres équipages. De retour au bateau, fou rire, Yoan et Elodie sont à bord de SARAVAH, Elodie est habillée en princesse ! Nous sommes invités pour le dessert (crepes) sur SARAVAH avec Cathy et Stéphane, belges du bateau FLYER 2, nous rentrons très tard.
samedi 19 août Nos deux bateaux voisins partent pour Madère. Nous avons encore des choses à faire ici : lessive et terminer le dessin sur la jetée. L’après midi nous ne débarquons pas, sieste pour Karine, bricolage pour moi, les enfants se déguisent et s’inventent des rôles. Karine épluche le gros paquet du CNED, nous sommes presque prêts à porter la casquette d’instit, mais c’est comme même un gros challenge, surtout si les enfants ne sont pas de bonne volonté.
Dimanche 20 août Je vais faire les formalités de départ, Brigade Fiscale et Marina, Je rencontre Emmanuel un Français parti le 10 juillet de Lorient, il fait partie de la flotte « Voiles sans Frontières » et achemine du matériel médical en Casamance (Sénégal). Il vient à bord et nous donne quelques renseignements utiles pour accomplir notre mission humanitaire. Nous ne regrettons pas d’être autonome et de ne pas faire partie de cette association… Vers 14 h, nous sommes encore là, nous décidons de reporter notre départ à demain. L’après midi est occupée par de la plage et 3 h de cours du CNED, Karine s’occupe d’Elodie et moi de Yoan. Ensuite je vais à bord de « LADY QUATTRO » le Ketch d’Emmanuel, pour essayer de résoudre un problème de pilote. Mais c’est assez grave, il va falloir qu’il fasse réparer à FUNCHAL (capitale de Madère). lundi 21 août 2006 Le vent a fraîchi depuis 2 jours, les rafales au mouillage devenaient un peu désagréables. 10h20, clearance accomplie (formalité de départ), nous quittons PORTO-SANTO. Karine n’est pas en forme, elle a récupéré le mal de gorge de Yoan, et ce qui va avec. Vers 16 h nous arrivons sur l’île principale de Madère à la Marina de QUINTA DO LORDE, ballottés par une mer houleuse et un vent de 20nd. Nous appelons la marina à la VHF pour avoir un pilote, le vent qui souffle en rafales à 25 nd ne pardonnera pas une erreur de manœuvre ou une hésitation pour chercher une place. Je vais faire les formalités aussitôt dans un immense bureau climatisé, où c’est semble t-il le PDG du complexe qui m’accueille. ça dure une heure. Ils nous demandent 29 € par jour, les douches ne sont pas encore construites et il faut encore payer 2€ pour 250 l d’eau ou 10 kwh. Il n’y a aucun commerce autour, un ingénieur qui bosse sur la construction de la marina, nous propose de nous emmener à CANICAL, la ville voisine à 5 Km Nous y achetons du pain, du vin et rentrons en taxi. Les enfants se baignent à la plage de galet à coté de la marina. Cette Marina est faite pour les Yachts, il n’y a rien autour pour se balader et c’est un vulgaire parking de bateau, il n’y a personne dans le port la nuit. Mardi 22 août Après l’école, nous quittons le port, le PDG tire un peu la tète, et nous envoi son « marin » pour nous assister à quitter le port. La manœuvre est difficile, le marin nous largue au moment ou les rafales descendent à 15 nds, cette marina est très exiguë. Sortis du port le stress est replacé par un grand soulagement. Le bateau a beaucoup de fardage (prise au vent) et nous ne pouvons pas le diriger comme on veut, il s’il y avait de la casse, ce serait contre un des magnifiques yachts et mon assureur n’apprécierait pas. Au génois, nous nous dirigeons vers MACHICO, où est SARAVAH, nous les avons contactés à la VHF, le coin leur paraît pas mal. Mais nous hésitons pour aller directement à FUNCHAL. En arrivant derrière la jetée, je trouve la zone bien abritée de la houle, et mouillons avec 2 ancres sur la même chaîne, les rafales montent encore à 25 nd. Les enfants se baignent pendant ce temps et rejoignent SARAVAH, accosté contre la jetée, à la nage. Nous partons visiter la ville ensemble, nous nous arrêtons dans un cyber café, et dans quelques boutiques pour acheter de la viande et quelques fruits, des bananes de Madère, du raisin. Nous prenons l’apéro à Bord de SARAVAH, et des grillades sur SABELINE. Mercredi 23 août Réveillé par les crêpes que nous cuisine Yoan de bonne heure le matin, nous nous renseignons chez un shipchandler sur les randos à faire dans le coin, et nous partons avec Josie et Jacky, le long d’une petite levada (petits canaux qui irriguent toute l’île), avec des passages un peu dangereux où nous tenons les enfants par la main. Nous remontons jusqu’à un tunnel qui nous conduit à la ville voisine CANICAL. Nous descendons jusqu’à la plage de galets pour pique-niquer sous un parasol. Après cette longue pose, nous visitons le musée de la Baleine. Jusqu’en 1966, CANICAL était un port actif dans la chasse à la baleine. Nous avons regardé un documentaire en français sur l’histoire de ce port : très intéressant. Nous sommes rentrés par le bus qu’il a fallut attendre dans un bar devant une petite bière. De retour à bord baignade, douches, et recevons à bord Jacky et Josie pour un petit apéro (encore !) Yoan fait notre cuistot et notre serveur avec plaisir. jeudi 24 août La journée commence par l école, ensuite nous déplaçons le bateau contre la jetée, pour lui trouver un endroit très en sécurité pour qu’il reste à la même place pendant tout notre séjour à Madère. Yoan se fait offrir 4 petites bonites, par des pêcheurs qui, devant nous, découpent 1 tonne de poissons en filet, pour les conserver dans le sel. Finalement nous nous remettons au mouillage, car il y beaucoup de ressac contre la jetée et les amarres n’etaient pas facile à régler, il y a 1,5 m de marée ! La journée passe vite, nous passons au cybercafé et à la poste pour acheter une carte téléphonique. Nous passons au « PINE DOCE » le super marché local, et revenons avec nos caddies (sac en tissus avec des roulettes), c’est là que l’aventure commence, donnant des conseils à Yoan pour traîner son sac, je me prends la sandale dans un des pieds du caddie, et vlan, je m’étale à terre en essayant de protéger mes bouteilles de vin de Madère. Bilan un genou écorché, un fou rire de Karine et des filles qui passaient par-là. Ma dernière chute remonte aux dernières courses à Peniche, Isabelle s’en souvient, je me suis allongé en glissant sur le carrelage. Je peux donc vous donner un conseil, méfiez-vous, des supermarché c’est très dangereux ! Quand je pense que nos parents se font des soucis quand nous sommes en mer ! Je pense que nous allons rester un moment à MACHICO, faire nos navettes en bus pour visiter l’île, et faire des randonnées. Le port de Funchal étant très encombré. Nous sommes très bien ici, le village est de taille humaine, nous y avons déjà pris nos repères.
8/17/2006 Peniche a Porto Santomercredi 9 août Nous avons confié Yoan avec les parents d’un de ses copains. Manu est d’origine portugaise et revient au pays pendant ses vacances. Rémi part pour un tour du monde. La veille, les enfants vendaient des crabes et un poulpe, à l’entrée de la marina (ils se débrouillent pour se faire un peu d’argent de poche). Nous descendons vers le sud en camping car, pique nique à PORTO DE DINHEIRO à coté de LOURINHA belle petite plage dans une anse où les bateaux de pêcheurs sont hissés sur le sable par un treuil électrique. Maxi, Alain et J Michel se baignent dans les rouleaux. Au retour à PENICHE, nous passons par un Intermarché, pour faire un dernier approvisionnement, pour préparer notre prochaine longue navigation. Arrivés à Bord, apéro pour fêter les 20 ans d’anniversaire de mariage d’Isabelle et Alain.
jeudi 10 août L’heure de se quitter à sonner vers 12h. encore des émotions, à dans 11 mois ! Nous laissons s’éloigner le camping car. Notre départ est programmé vers 16 h, heure d’ouverture de la marina pour régler les quelques jours que nous avons passé ici, peu reposant : Péniche est une ville très vivante, et au port, nous sommes au cœur des festivités : Concert et feu d’artifice jusqu'à 2 h du matin, à 6H30, les sirènes de la ville retentissent en hommage aux pêcheurs qui partent en mer, sans parler que le ponton visiteur est très exposé aux vagues d’étrave des pêcheurs et des bateaux bondés de visiteurs pour les îles voisines.
En attendant, nous allons à la poste et trouvons une boite aux lettres de l’autre coté du centre, en revenant le long des quais, on s’arrête dans un petit restau, les brochettes de poissons et de poulpe sont succulentes, le service rapide et pas cher. Le port est très pollué, les poubelles ne doivent servir qu’aux touristes, notre coque elle souillée de traces noires à la flottaison. Nous partons au moteur vers l’ile de BERLENGA, en arrivant nous procédons aux essais « en mer » du pilote, il fonctionne bien. L’île est magnifique, des hautes falaises ocre avec quelques vallées vertes. La mer est bleu foncé avec des reflets violet du à la couleur de la roche. Au soleil, elle devient turquoise sur les fonds de sable. Nous mouillons par 16 m de fond devant la citadelle. Avec l’annexe, nous allons explorer les grottes, l’une d’entre elles débouche après une cinquantaine de mètres sur une autre calanque. Nous finissons par une baignade dans une petite crique sableuse.
vendredi 11 août Après une nuit de roulis de repos médiocre, nous quittons le bord pour visiter la citadelle. Il faut passer sur un petit pont de pierre sans muret. La citadelle est une auberge.
L’après-midi, après la sieste, nous partons pour visiter les hauteurs de l’île. C’est une réserve naturelle et les oiseaux ne sont pas craintifs. Nous consacrons un peu de temps à la baignade, l’eau est propre et claire, et la plage est agréable après 18 h lorsque les ferries de touristes sont repartis. Nous passons une soirée relax et une deuxième nuit sur ce mouillage.
Samedi 12 août Dégonflage de l’annexe et rangement du bord pour nous apprêter à une nouvelle traversée. Nous ne laissons pas l’annexe sur ces bossoirs, car sur 5 jours, nous ne savons pas quel temps nous attend, et même à 2 m au-dessus de l’eau, elle risquerait de se remplir par une grosse lame. Nous retournons à PENICHE pour faire le plein de « gasoleo » nous avons encore 42 h d’autonomie, mais il vaut mieux être prudent (n’est-ce pas maman ?). Ce n’est pas une mince affaire : d’abord nous accostons au quai des pêcheurs, un douanier vient nous dire que ce n’est pas là pour les plaisanciers, nous changeons de quai, mais ce n’est plus l’heure, nous déjeunons et vers 14h30, pendant que Karine va chercher du pain à l’autre bout du centre ville, (le pain s’achète dans des salons de thé où les pâtisseries sont excellentes) je m’occupe de remplir mon réservoir, seulement il faut payer en liquide, il n’accepte ni chèque ni carte. Je pars à mon tour chercher une banque, et quittons enfin PENICHE à 15h30, salué par des touristes français. A notre tour saluons le continent européen. Nous envoyons toute la toile y compris le booster, mais plus la soirée avance, plus le vent monte. Un problème électrique vient agrémenter la soirée, le pc a faillit être grillé, et les 3 circuits de batterie étaient à moins de 11 v, je résous provisoirement le problème, en isolant la batterie moteur, l’alternateur d’arbre prend le relais pour fournir de l’énergie cette nuit.
Dimanche 13 août La nuit a été agitée, comme la mer. Nous n’avons pratiquement pas dormi. Il faut que le rythme s’installe, et malgré le ris que nous avons pris hier soir, Sabeline est sur-toilé pourtant sans artimon et génois à moitié enroulé. La houle est grosse, le pont est bien lessivé par les vagues, et heureusement que nous utilisons le nouveau pilote, l’ancien n’aurait pas été efficace. Comme dit Karine, l’équipage fatigue, pas le bateau.
A 13h30, nous avons parcouru 1000 miles depuis ST MALO ! Pour préparer la prochaine nuit, nous prenons 3 ris dans la grand voile, afin d’utiliser l’enrouleur de génois pour doser la voilure en fonction du vent.
La nuit nous ne voulons pas pêcher par sécurité, alors la ligne est enroulée et nous laissons les leurres traîner derrière le bateau, mais à la tombée de la nuit, une bonite vient mordre : 1,5 Kg, ça suffira pour notre petite famille.
lundi 14 août 4 h, je prends mon quart, nous arrivons mieux à dormir maintenant, et le vent s’est calmé. Nous croisons beaucoup de cargo, surtout pendant les quarts de Karine. Une fois sur deux, il y a risque de collision et nous devons changer notre cap, malgré notre signalisation et le projecteur dans les voiles, ils ne changent pas leur route, contrairement à la réglementation internationale. Il faut faire un tour d’horizon toutes les 10 minutes car il ne faut pas compter sur eux pour le faire !
Je prends beaucoup de plaisir à naviguer, renvoyer de la toile, et filler sur une mer un peu plus plate, la vie à bord est plus confortable, nous pouvons enfin bien cuisiner comme la bonite que nous avons cuite en papillotes avec des oignons et tomates, et dégustée à midi, accompagnée d’un petit blanc pétillant du Portugal. Les enfants s’occupent mieux, ils s’inventent des rôles et ça leur prend toute la journée : Ils se prennent pour un papa et une maman qui partent faire le tour du monde en bateau, mais eux, ils ont eu la bonne idée de prévoir une femme de ménage pour faire la cuisine et ranger le bateau ! Ils ont aussi leur période d’adaptation, pendant laquelle ils ne savent pas quoi faire, et qu’ils se chamaillent. Nous organisons nos quarts par des périodes de 4 heures, jour et nuit, c’est une durée minimum, le temps de s’endormir et de récupérer un peu. Nous nous retrouvons ensemble aux heures des repas. Ex : 8h-12h JM, 14h-18h Karine, 20h-0h JM, 0h-4h Karine, 4h-8h JM, et on repart pour un autre cycle. Nous alternons les horaires à chaque cycle. Vers 20 h, heure française, tous les soirs si possible, nous relevons notre position et la communiquons par téléphone iridium à Michel et Monique qui suivent notre route.
mardi 15 août C’est férié en France ? on va essayé de ne pas faire grand chose aujourd’hui. La nuit a été calme, à part pour Karine : Pendant son quart de nuit, Karine a eu très peur d’un cargo sur l’arrière tribord, en se dirigeant vers nous, elle a allumé tous les feux de Sabeline (éclairé comme un sapin de Noël) et lui a envoyé des flashs avec le projecteur, rien n’y fait. Elle a démarré le moteur pour se dégager rapidement de sa route et l’a appelé à la VHF, il a enfin changé sa route, pour nous passer très près sur l’arrière. A 9h les nuages de la veille ont disparus, il fait déjà chaud et un banc d’une trentaine de dauphins nous accompagne, c’est la première fois que nous en rencontrons depuis le golfe de Gascogne. Un goéland argenté nous suit, c’est que nous approchons de la terre, mais il compte sur nous pour lui tracer la route. Nous sommes à 130 miles de PORTO SANTO, et nous ne nous pressons pas car nous ne voulons pas arriver de nuit dans un port que nous ne connaissons pas. L’arrivée est prévue demain matin.
Vers midi c’est la pétole, nous démarrons le moteur en appui sur les voiles, il fait très beau. Tout d’un coup le moulinet de traîne fixé sur le balcon arrière s’est mis à sonner, nous remontons la ligne et pêchons notre première dorade coryphène de 60 cm. C’est tout un symbole pour nous, puisque qu’il ne vit que dans les eaux chaudes, c’est un poisson très beau (jaune vert et bleu) et sa chair est paraît-il succulente.
Le bleu intense de l’eau me donne une idée, j’affale toutes les voiles, j’arrête le moteur et descend l’échelle de bain. Une petite baignade pour apprécier la température de l’eau à 22° ça change du Portugal avec ces 16°, seule Élodie ne se baigne pas, elle a peur des requins ? A moins qu’elle ait peur de ne pas avoir pied, il y a 4300 mètres de fond ! Même Karine se baigne, alors qu’elle avait dit qu’elle n’oserait jamais le faire en plein océan. La dorade coryphène est découpée en filets, il ne reste plus aucune arrête. Je découpe un filet en petits morceaux que je laisse mariner dans un jus de citron vert, servi à l’apéro. Le reste poilé au dîner ce soir la chair est très tendre et beaucoup moins sèche que la bonite.
mercredi 16 août Je suis le premier de quart, la nuit est noire, le ciel est couvert. Je remarque une luminosité de la vague d’étrave, c’est le plancton qui devient phosphorescent quand il est agité. C’est très spectaculaire. J’avais déjà remarqué ce phénomène aux Antilles en prenant un bain de nuit. Au petit matin, le vent est contraire à notre route, mais pas assez fort pour tirer des bords. Le lever de soleil est magnifique, le vent de SW s’accentue dans la matinée. Nous ratons deux belles dorades coryphènes, elles ont réussi à se libérer avent que je les remonte à bord. Nous apercevons la terre ! des sommets pointus de roche volcanique de 500 m, à moitié caché dans la brume. Nous contournons l’île et entrons dans le port. Tout de suite nous reconnaissons le voilier SARAVAH. Nous mouillons à coté deux, et Jacky vient discuter un peu avec nous. Il fait chaud et nous sautons à l’eau pour se rafraîchir, l’eau du port est très propre. Ensuite je gonfle l’annexe, et je débarque pour faire les formalités auprès de la brigade fiscale et de la marina, pendant que Karine fait un peu de rangement à bord. Nous allons faire un tour sur la jetée pour admirer les dessins des équipages passés par-là. C’est une coutume qui existe aussi aux Acores. Les enfants se baignent encore sur la magnifique plage de l’autre coté de la jetée, Nous passons à la douche de la marina et ce n’est que vers 21h que nous rentrons à bord. Bilan de la traversée : 530 M, (982 Km) en 4 jours soit 5,5 nd de moyenne.
Petit mot de Yoan : « On a faillit attraper deux grosses dorades coryphène en même temps. Il paraît que si quelqu’un n’aime pas la dorade coryphène c’est qu’il n’aime aucun poisson. Elodie n’aime pas la dorade coryphène. On s’est baigné en pleine mer il y avait 4300 m de fond, et l’eau est à 22° et d’un beau bleu. Ici il y a une belle plage. Je me suis fait 3 copains, surtout 2. »
Petit mot d’Elodie : Je sais nager sans gilet de sauvetage, et je vais voir les autres bateaux d’a coté à la nage. Je sais faire aussi de la plongée avec le masque, le tuba et les palmes, je suis contente de partir en voyage. 8/8/2006 MUROS a PENICHEDimanche 30 juillet Après une navigation de 8 heures, où nous longeons les ILES CIES, nous arrivons à BAYONA, nous allons directement au ponton carburant, Karine obtient une place à la marina, mais c’est un ponton sans catway les bateaux sont perpendiculaires au ponton et retenus par un cordage qui plonge sous l’eau. J’ai un peu de mal à comprendre comment s’amarrer, heureusement un français nous explique qu’il faut venir sur le quai prendre une pendille et l’amarrer à l’arrière.
Le port est très chic, il y a plein de gros yacht qui ne doivent pas bouger beaucoup, à croire que la plaisance ici consiste à nettoyer le pont et prendre l’apéro à bord. L’accès à la marina est très gardé, il faut un laisser passer. Les douches sont très agréables mais les vestiaires sont communs.
Lundi 31 juillet Journée lessive (à la main), nettoyage du cockpit, cyber café : le blog a été mis à jour. Promenade autour de la citadelle entourée par la mer qui déferle sur les rochers, et visite de la vieille ville, les Espagnols vivent le soir en grignotant les tapas, nous rentrons dans un petit restau où nous avons bien mangé, malgré que nous ayons eu du mal à se faire comprendre. Nous avons terminé la soirée par une ballade sur les quais et la dégustation d’une glace.
mardi 1er août Le ciel est gris après une nuit pluvieuse. A 13 h, sous le soleil, nous quittons BAYONA. Empruntons le chenal car il y a encore de la houle et les rochers sont menaçants. Nous envoyons toutes les voiles même le booster, mais au fur et à mesure que nous prenons le large, il y a de moins en moins de vent (pas de brise thermique), je redémarre le moteur. 2 heures plus tard je l’arrête et revoie le booster, le bateau marche bien, mais à cause de la houle le booster faseille un peu. Karine entend un déchirement, le booster s’est accroché sur une poulie, il est déchiré sur la moitié de sa largeur à 3 m de la tête de mat, nous l’affalons et continuons sous GV et génois.
L’arrivée à VIANA DO CASTELLO, (Portugal) est mouvementée. Nous arrivons avec toute notre voilure près de la jetée du port, le vent monte jusqu’à 30 nd (force 7) à cause du vent qui longe les collines du littoral. Dès la jetée derrière nous, nous affalons les voiles, et poussons le moteur pour vaincre la force du vent. La marina est au fond du port, à peine visible. Nous prenons place sur un ponton, où nous avons faillit arracher un chandelier sur un yacht. Yoan hisse le pavillon portugais, l’accueil du responsable de la marina est très sympathique, mais à 22 h, il a fallut aller faire les papiers d’entrée au Portugal. Ils sont plus à cheval que les Espagnols !
mercredi 2 août Ballade à pied dans le centre ville, les boutiques sont intéressantes, les prix ne sont pas abusifs. Nous finissons à la plage, les enfants se baignent mais l’eau est fraîche. Déjeuner frais et école. Nous réparons le booster, déchiré sur 3m. Karine emmène les enfants aux jeux.
Le soir nous retournons dans les rues, il y a beaucoup d’animation dont un concert de musique et danses traditionnelles portugaises.
Jeudi 3 août Larguons nos amarres à 8 h 30, il y a un épais brouillard et nous naviguons au radar, il y pourtant du vent, la météo par ici est très spéciale.
Le vent monte toute la journée, c’était prévu. Nous arrivons à PORTO au port de LEIXOES, en attendant de prendre une place dans la petite marina, nous sommes à coupe d’un gros voilier en acier, et nous veillons toute la fin d’après midi, car il y a un trafic incessant de cargo et de remorqueurs qui font beaucoup de remous, dangereux pour Sabeline.
La police monte à bord, pour faire les papiers, (passeports, attestation d’assurance, licence des moyens de communication, description du bateau, etc. ça a duré une demi-heure c’est resté très courtois. En soirée le vent ayant un peu faiblit, nous tentons de prendre une place dans la marina le propriétaire du voilier en acier, nous aide à prendre nos amarres. Deuxième contrôle par un agent dont on ne sait pas s’il est de la police ou de la marina, et il ne parle pas un mot français. Nous allons faire un tour à pied juste avant la tombée de la nuit, pour voir l’immense plage de l’autre coté de la jetée.
vendredi 4 août Je vais à la marina (le bureau) pour régler la nuit, il faut encore tous les papiers, re-belote. Je consulte la météo et je demande à nos voisins français s’ils connaissaient AVEIRO, notre prochaine étape, mais je manque d'information sur les possibilités de mouillage dans la BAIA DE SAO JACINTO, ils n’y sont pas passés mais ils m’ont prêté un guide de navigation de la zone. 11h, nous quittons difficilement notre place, et prenons le large avec un agréable vent de NE, et filons toutes voiles dehors à 7 nd.
Le vent de NE faiblit, puis est remplacé par un noroît qui est monté très rapidement, Il faut tantôt renvoyer de la toile, tantôt réduire, mais je commence à mieux comprendre la météo locale.
Vers 18 h, après avoir remonter la RIA AVEIRO nous mouillons dans la BAIA DE SAO JACINTO en face le village, le paysage a changé, les hautes collines ont laissé place aux dunes de sable fin.
Enfin, nous sommes heureux ici, nous pouvons mettre l’annexe à l’eau, le coin à l’air sympa à visiter, le vent s’est apaisé (il y a encore 20 nd), et nous nous sentons plus en sécurité ici que dans des marinas où les manœuvres sont difficiles. Tout le long de cette cote portugaise, il n’y a pas d’endroit sécurisé pour mouiller, et les marinas sont toutes petites. La plaisance n’est pas très développée ici, les Portugais ne voyagent pas en voiliers, par contre il y a beaucoup de petites embarcations très motorisées.
Nous en profitons pour se prendre un petit apéro, et débarquer au village, après dîner. Nous discutons avec des français du voilier voisins en route pour Madère… Et nous terminons la ballade très tard.
Samedi 5 août Journée pépère à se dorloter au soleil. Karine fait un peu d’école, Yoan est volontaire, par contre Elodie n’est pas très enthousiaste.
Pendant ce temps, je bricole un peu, il y avait longtemps ! Je suis très satisfait de la préparation du bateau, l’alternateur d’arbre fonctionne bien et produit de l’électricité dès la vitesse de 4,5 nd. Les batteries sont toujours pleines, il faut reconnaître que nous n’avons pas eu beaucoup de nuages sur notre route et les panneaux solaires sont efficaces. Les bâches à eaux résistent aux mouvements parfois violents du bateau.
Nous faisons quelques courses de fruits et légumes, il fait très chaud, et nous nous baignons de la jupe, l’eau est saisissante.
19H30, nous quittons AVEIRO, pour une nuit de navigation, nous avons pris rendez-vous avec Isabelle, Alain et Morgane à PENICHE, ils nous rejoignent avec leur camping-car. Nous y serons demain après midi. La nuit commence à la voile, elle sera étoilée, avec un beau clair de lune.
Dimanche 6 août Les quarts s’enchaînent, nous avons un peu de mal à dormir, le rythme n’est pas acquis. Vers 11H, nous nous rapprochons de la terre ; et les îles de BERLENGA et de FARILHAO se dessinent dans la brume.
Nous accostons à la marina de PENICHE, vers 14h et retrouvons SAVANAH, nous prenons l’apéro à bord, pendant que les enfants sont à la plage. Ensuite nous faisons connaissance de Marine 11 ans et de son papa Luc qui habitent sur leur cata, il nous donne quelques conseils de pèche, en effet, nous n’avons rien péché depuis le départ !
A ce moment, nous sommes interpellés du quai, c’est Isabelle et Alain. Retrouvailles et ballade dans la vieille ville avec Marine. Nous assistons à une procession religieuse pour les marins et les pêcheurs. Déchargement du camping car : 70 Kg de fournitures humanitaires, 6 et 7 Kg de cours du CNED, sans compter quelques légumes du jardin à mamie, la ligne de flottaison en prend encore un coup. Nous avons bien mérité un petit apéro à bord de Sabeline, mais qui s’est éternisé avec l’équipage du cata.
Lundi 7 août Nous découvrons les quartiers de PENICHE perchés au dessus des falaises à l’est de CABO CARVOEIRO, des ruelles très étroites, des maisons très colorées et beaucoup de faïence sur les murs. Nous continuons la promenade jusqu’au cap, à travers la lande et les calanques. Au retour, baignade sur une petite plage. Nous pique-niquons à coté du camping-car près de la cote Nord de PENICHE. La roche est très découpée, il y a de belles photos à prendre. Nous finissons l’après midi dans un supermarché pour faire un gros ravitaillement et profiter du camping car. messages blogNous vous remercions pour vos commentaires sur ce blog en particulier Nadine et loul que nous ne connaissons pas, mais n oubliez pas de nous preciser votre adresse mail, voici la notre : jmksabeline@hotmail.fr
Karine et J Michel
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