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11/12/2006 Escale à DakarC’est la première fois que je ressens l’épreuve de la page blanche. Voilà 3 mois que je vous raconte notre aventure et jusqu’à présent il faut le reconnaître, nous vivons plutôt des évènements positifs. Ce carnet de bord n’est pas un guide touristique, alors je vais continuer ainsi, même si ce chapitre risque de ne pas vous faire rêver. Mardi 31 octobreJournée repos, j’installe les moustiquaires sur les hublots, pendant que Karine est au CVD pour profiter d’Internet. Les enfants jouent avec leurs copains à construire une cabane, dans le parc du CVD.
En soirée, je rejoins Karine, nous dînons avec Sébastien, et ses enfants Océane et Lancelot. Au menu : un ragoût servi par le restaurant « chez Aida »voisin du CVD, qui n’est en fait qu’une cuisine. Nous regardons les photos de la Casamance.
Mercredi 1er novembre C’est un jour férié aujourd’hui, c’est une fête catholique, et malgré qu’il y a 95% de musulmans au Sénégal, ils bénéficient des fériés des deux religions. Nous prenons un taxi brousse, qui nous emmène à la police du port près du centre, pour 1500 F (CFA). Le bureau est fermé. Nous errons dans les rues, évidemment nous sommes abordés toutes les 5 secondes par les camelots que nous évitons poliment, nos tètes de blancs de toubab tout vrai arrivés les attirent. Leur politesse excessive est plutôt marrante, mais certains sont franchement collants, et ils nous suivent sur plusieurs centaines de mètre. Nous arrivons Place de l’Indépendance. Je suis abordé par un noir qui ne me lâche pas, il nous raconte qu’il a vécu en France qu’il connaît bien notre région etc. il nous conseille de le suivre pour visiter la ville. Nous acceptons, car nous ressentions un peu d’insécurité, seuls dans les rues de Dakar. Nous prenons ensemble un taxi pour aller à la gare routière. Surprise ! Pas de bus ni de bâtiment, mais un champ de 504 Peugeot 7 places, avec leurs chauffeurs qui attendent et tous les camelots. C’est de là qu’il faut partir pour visiter le lac rose ou les villes voisines. Nous suivons notre guide dans les rues encombrées d’ordures, et surtout de tous ces hommes inactifs ou qui vendent tout et n’importe quoi. Même les marchés, ne sont que des capharnaüms. Cependant ils ont chacun une spécialité : Légumes, bois et artisanat, tissus et vêtements, bazar. Max (notre guide) nous emmène dans un atelier de confection de vêtements africains, c’est sans doute un copain. Nous essayons plusieurs vêtements, plutôt sympa, mais que nous n’aurions pas porté tous les jours. Les prix ne nous sont pas communiqués. Le choix étant fait, Max et le patron nous conduisent dans une cour pour négocier. Prix annoncé 95000 CFA pour 3 tenues d’enfant et 2 tenues d’adulte. Je leur explique que nous avons perdu notre temps, que les fringues en France sont beaucoup moins chères, et qu’il faut arrêter de nous prendre pour Crésus ! Ils sont un peu vexés et après un peu de cinéma, et de négociation nous repartons avec les tenues des enfants pour 23000 CFA. Yoan et Elodie ont faim et soif, nous nous arrêtons dans un restaurant pour goûter un poisson yassa. Nous continuons la ballade avec notre « ami » Max. Il nous fait le coup du jeune papa : Il nous offre des bracelets et des colliers et en nous disant qu’il fait ça pour porter bonheur à son nouveau né, et qu’il espère un cadeau de notre part venant de France, bien sur nous n’avons rien sauf un petit billet. Vrai ou faux peu importe, il nous a guidé dans Dakar bien loin des sentiers touristiques, et nous n’aurions pas traversé certaines rues sans sa présence. Avant de se quitter, Max nous indique la direction de l’avenue G. Pompidou. Nous frappons à la porte d’un bel appartement. Nous avons l’adresse de Françoise et Jean-claude, français résidents à Dakar. Nous sommes très bien accueillis. Nous discutons jusqu’à la tombée de la nuit. Ils habitent en Afrique depuis 11 ans, dont 6 ans à Dakar et vont bientôt rentrer en France, ils en ont marre de ce pays, et de ses occupants. Après un petit apéro, nous prenons rendez-vous pour une autre visite guidée demain. Ils nous accompagnent en bas de l’immeuble pour nous trouver un taxi : « -Bonjour, ça va ? et la famille ça va ? (c’est la formule de politesse minimum pour lui passer la pommade et commencer une négociation) Combien tu prends pour l’anse Hann ? -4000. Trop cher on trouvera un autre taxi. Il klaxonne : 3000. » On se mettra d’accord sur 1800 CFA, une fois sorti de Dakar il nous demande vers quelle route il doit aller, je lui réponds : C’est toi le taximan, moi je suis le touriste je ne connais pas Dakar ! Nous finissons par lui indiquer le chemin en demandant plusieurs fois notre route aux piétons. En arrivant, il a le culot de me demander plus d’argent à cause du temps perdu ! bon prince je lui laisse 2000 CFA. Nous rentrons au bateau, pour prendre une bonne douche, nos pieds sont très sales.
Jeudi 2 novembreLevés de bonne heure, nous partons vers Dakar avec le même taxi qu’hier matin. Il nous dépose à la police du port. Un fonctionnaire nous reçoit. Pas pressé nous faisons les papiers. Tout va bien jusqu’à ce qu’il me dise qu’il garde notre acte de Francisation (la carte d’identité du bateau et la preuve de notre propriété) d’un ton ferme, je lui dis que je ne suis pas d’accord, j’ai amené des photocopies, le tiroir et son bureau dans lequel sont gardés les actes ne ferment pas à clé. Il est vexé et me dit que je lui impose ma loi. Je tente de lui expliquer qu’en France, aucun officier ne retient nos papiers puisque nous devons toujours les avoir sur nous. Karine sentant que la situation s’envenime, rattrape le coup en expliquant qu’on part dimanche et qu’il va falloir revenir demain soir chercher les papiers. Il est conciliant et me fait comprendre que s’il accepte c’est à cause de Madame. Pour ma part, j’avais entendu dire qu’ils ne gardaient pas systématiquement les papiers, c’est à la tète du client. En tout cas la fermeté ne marche pas ! Notre taxi nous attend toujours et nous conduit chez Françoise. Après un délicieux jus de fruit, nous partons en quête des quelques courses que nous ayons à faire. Elle connaît bien le quartier. En sortant, elle est saluée par les lépreux de sa rue. Elle nous guide chez les meilleurs commerçants (souvent des libanais). Et nous déniche tout ce que nous avons besoin. Jean Claude nous rejoint en pizzeria à midi. Puis nous faisons un peu de tourisme dans les beaux quartiers près de la présidence, le quartier des affaires, où il y a un peu moins de misère, certains sont même visiblement très aisés. Françoise se fait autant aborder que nous par les marchands ambulants. La règle est de marcher vite et surtout ne pas déambuler. Nous apprenons beaucoup de choses : - Les petits enfants de 5 à 8 ans mendient, un mafieux prend leur économie contre un bol de riz dans le meilleur des cas. - Les enfants qui meurent à la porte de l’hôpital, parce que les parents ne peuvent pas payer les soins. - Les handicapés et les lépreux sont exclus du système, ils mendient sur le trottoir, sans fauteuil roulant. Les autres ne les aident pas. Françoise donne 1000 CFA par semaine aux lépreux en bas de chez elle, c’est ce que leur demande la mairie pour l’occupation du trottoir. C’est ça le social au Sénégal ! Certains sont de faux handicapés, ou encore montrent bien leurs moignons pour mendier. - Moins grave, le gouvernement interdit l’importation des voitures de plus de 4 ans pour améliorer l’état du parc. Les Sénégalais ne peuvent pas se payer une voiture neuve, résultat ils entretiennent des voitures de plus de 15 ans qui polluent et créés souvent des accidents. - la construction anarchique sans aucune perspective d’avenir, les promoteurs en profitent. La population de 1 100 000 h double tous les 15 ans et les infrastructures ne suivent pas. - Tout est histoire de corruption, comme le ramassage des déchets et bien d’autres. - Les hommes prennent le salaire de leur femme qui travaille. Le sens de la famille n’existe qu’entre frères et pères. - Dans la rue c’est l’anarchie totale, ils ne respectent pas les règles de conduite, et aucune force de police n’est présente. En traversant sur les clous, une voiture a faillit m’écraser en passant au feu rouge, heureusement je faisais attention. Nous tenons Elodie et Yoan, constamment par la main. Pourtant les Sénégalais défilent dans les rues, tapant sur leurs jubés pour remercier leur président. Rester en ville serait insupportable à long terme, les ordures qui jonchent le sol, attirant rats, vautours et autres rapaces. Les sollicitations constantes, il est difficile de faire confiance à un vendeur qui essai de nous avoir en annonçant un prix 20 fois plus cher que le prix final. Pourtant nous étions « avertis » suite à notre précédent voyage en Tunisie. Nous ne prenons pas ces sollicitations pour des agressions, c’est même marrant parfois : Dans le taxi, un vendeur ambulant courant à coté de la voiture me propose des boites de thon au naturel ! Slips, chaussettes, balais, table à repasser, cotons tige, tout est valable pour se faire une petite plus-value. D’autre vendent du « service » comme Max notre guide. Mais aucun ne proposera de nous aider à porter un sac lourd pour avoir une petite pièce, ils sont trop fiers pour ça. Les femmes font les taches les plus ingrates pour gagner de l’argent. Toutefois, malgré leur niveau de vie, il n’y a pratiquement pas d’agression ni de vol (à part les pickpockets), ils se montrent très polis respectueux et accueillants.
En rentrant le soir, Même topo, nous négocions avec un taxi pour l’anse Hann, nous nous assurons qui connaît bien ce lieu. A la première intersection, il me demande où aller. Je suis un peu remonté ! Je lui indique le chemin, mais lors d’une déviation pour travaux nous nous perdons et de nuit je ne reconnais pas les rues. Les enfants s’en donnent à cœur joie pour rouspéter le taxi ! Elodie suggère que la prochaine fois on prenne un papier et un crayon pour faire un plan de l’itinéraire entre Dakar et le CVD, pas bête la fille ! Nous demandons au taxi de faire demi-tour, mais il ne semble pas savoir manœuvrer, il a sûrement acheté son permis de conduire comme bien d’autre ! Finalement, il crève, nous descendons et lui payons la moitié de sa course et attendons un autre taxi. Nous demandons la bonne direction à d’autres automobilistes, espérant tomber sur quelqu’un de sympa voulant bien nous emmener. Faut pas rêver. Un taxi passe, il faut encore négocier en faisant mine de partir pour baisser le prix de 3 fois. Il nous dit qu’il connaît l’anse Hann, mais il se dirige vers Dakar sans se préoccuper de nos indications. On commence à connaître le secteur ! Arrivé au centre de Dakar, le ton monte, je lui demande fermement de nous écouter, mais il parle à peine le français. En fait, il accepte une course sans comprendre où nous allons. Il s’arrête pour demander son chemin à des gardiens en wolof, nous leur expliquons notre destination, et les gardiens font la traduction à notre chauffeur. Nous arrivons enfin à l’anse Hann après Deux heures pour faire 5 Km. Lui aussi me demande un peu plus d’argent, je l’envoie balader : « Quand tu nous a pris on était à 2 Km d’ici, je ne t’ai pas demander de retourner à Dakar, si on a fait 10 Km c’est de ta faute »
Nous entrons au CVD, un havre de paix. Sébastien nous invite à table, sa Femme Isabelle vient de rentrer de France, et une petite fête est organisée. Les enfants tirent un feu d’artifice sur la plage, pendant que nous discutons du sujet « école à bord ».
vendredi 3 novembre Nous faisons une croix sur la visite du lac rose, attrape touristes, où nous serons encore très sollicités. D’autre part Yoan est malade. Je dépose un sac de lessive à la femme courageuse qui lave à la main le linge de presque tous les équipages, et je confie le booster chez le voilier pour réparation, on négociera le prix de la réparation demain. Il y a au CVD, une femme seule, très gentille, qui vend des pastelles (beignets) et ne demande rien. Nous avons discuté avec elle les jours passés, elle a 9 enfants en charge avec ceux de sa sœur malade. Elle n’a pas d’homme pour subvenir financièrement. Karine lui a donné un peu de vêtements et des livres, Elle est très contente de notre geste. Sa fille qui l’accompagnait nous a remercié aussi à sa façon pour une paire de chaussure. Bricolage, Internet, la journée passe vite, mais paisiblement… Nous goûtons aux boissons et tisanes africaines que Françoise nous a fait découvrir. Nous en avons acheté un grand stock, car il suffit de mélanger les sachets avec de l’eau. Ananas Gingembre, Bissap, cola…
Et les jours suivants ? Nous sommes le samedi 11 novembre. « Inch Alla », comme ils disent ici (si dieu veut). Toujours à Dakar, une semaine de trop. Yoan est tombé malade 39,8° et vomissements, nous passons beaucoup de temps chez Françoise et Jean-claude que nous remercions beaucoup. Ils sont très bien situés, médecin, labo et pharmacien sont à coté. Rien de grave, juste une intoxication intestinale. Il a du boire de l’eau là où il ne fallait pas. Dimanche, nous avons passé la journée à l’île de Gorée, à une heure de bateau de l’anse Hann. Enfin de l’eau claire, baignade, nettoyage de la coque du bateau. Très belle île, bâtiments très colorés, C’est le repère des artistes, peintres et artisans vendent leurs œuvres aux nombreux touristes. Nous visitons un musée sur le Sénégal, puis la maison des esclaves, lieu symbolique qui à été restauré par la France en 1990. Nous déambulons dans les cases ou étaient stocké les nègres. Nous rentrons à la voile avant la nuit. Au CVD, lors d’un apéro anniversaire, une fusée de feu d’artifice atterri aux pieds de Karine, les brûlures se soignent, la robe n’a pas brûlé. Ensuite c’est notre ordinateur qui s’est planté. Il fallait réinstaller Windows, sans perdre les données. Nous l’avons confier dans la meilleure boite d’informatique de Dakar. Ils ont réussi au bout de trois jours. Après, il faut tout réinstaller ! Ces petites galères nous font perdre du temps dans notre programme, des ballades en taxi qu’on se passerait bien (bouchons et pollution), des ennuis pour trouver de l’argent liquide… tout prend du temps ici, c’est une école de patience. Les fréquentes pannes d’électricité, l’accès à Internet nous confirment que nous sommes bien en Afrique. Il fait chaud 35° la journée 30° la nuit, très humide et sans aucun vent. Nous dormons mal e nous n’osons plus nous baigner dans la baie de Hann. Nous passons beaucoup de temps au CVD, les enfants sont complètements autonomes : Yoan et Lancelot sont arrivés à faire du change, pour acheter des boissons dans une cahute, beaucoup moins cher qu’au bar du CVD. Ils achètent aussi des pétards. Elodie est aux anges ici, les chiens et les chats du CVD, les séances de poney au centre équestre voisin, ses copines Océane, Maëlle et Jennifer… elle resterait bien là plus longtemps. Aujourd’hui elle montre à ses amis son poney Malabar, et font de l’équitation ensemble. les enfants dorment à tour de rôle chez la Catherine ou sur Sabeline. « Maman, est-ce qu’on pourra revenir chercher Malabar en voiture quand on reviendra de notre voyage ? » Hier soir nous avons dîner dans un bon restaurant gastronomique Français (la Corvette) à deux pas du CVD, avec Isabelle, Seb, et Evelyne juste arrivée de Casamance. Nous allons bientôt quitter Dakar pour le delta du Saloum et la Casamance, en laissant notre booster en réparation au CVD, mais avec un nouvel équipier : un petit chat recueilli dans notre quartier, que nous avons pris soin de laver 2 fois au savon de Marseille et de retirer toutes ses puces, pour montrer patte blanche avant de monter à bord. Nous l’appellerons : Dakar. Nous garderons un souvenir mitigé de la ville de Dakar, ce n’est pas une étape que nous conseillerons, mais c’est une expérience à vivre. La misère côtoie la richesse excessive et c’est difficile à supporter. La poussière et la pollution n’arrangent rien. Nous pensions trouver une capitale européanisée et propre. Le Cercle de Voile de Dakar est très agréable, c’est une association, l’ambiance est bonne et certains y résident depuis très longtemps.
« Nous on n’est pas comme les moustiques, d’accord on est collant, mais nous on pique pas » parole de Wolof.
Histoire drôle de Michel au CVD : Pendant des années, j'ai mis ma fatigue sur le compte du manque de vitamines, de la pollution, du cholestérol. De la morosité ambiante, du bruit fait par les voisins, des embarras gastriques chroniques, enfin, toutes les choses qui nous font demander si la vie vaut d'être vécue. J'ai enfin fini par réaliser qu'il n'en était rien, je suis fatigué parce que je travaille trop. La population de ce pays et de 55 millions d'habitants sur lesquels 21 millions sont retraités, ce qui fait 34 millions de citoyens pour travailler. Si l'on retire encore 19 millions d'étudiants, d'écoliers, plus 3 millions de chômeurs, plus 5 millions de fonctionnaires ou assimilé, il ne reste plus que 7 millions de clampins pour bosser. En soustrayant les 2 millions de militaires, les 4 millions d'immigrés, les 620 000 personnes hospitalisées et les 379 998 taulards, il ne reste plus que deux pauvres cons pour faire le boulot. Toi et moi. Toi, tu glandes-là, assis sur ton cul à lire ces conneries... C'est pas étonnant que je sois surmené.
10/31/2006 Traversée Canaries-DakarDimanche 22 octobre J’ai réglé la marina hier soir, et j’ai obtenu la clearance, un papier qui nous servira lors de notre entrée sur le Sénégal ou le cap vert. C’est la première fois que nous avons besoin de faire ces démarches, c’est normal nous quittons l’Europe. La matinée est passée très vite, mais ce n’est pas grave. Il n’y a pas de vent. Nous faisons une séance photo sur Sabeline puis sur Lady Quattro avec Annie et Didier. 13H15 Séquence émotion : Nous quittons la marina avec les " au revoir " d’une bonne partie des équipages français du port. Ce départ vers des horizons lointains est une nouvelle étape. 1H30 après notre départ, Elodie nous demande : " - quand est-ce qu’on arrive ?
Nous suivons la cote Est de la Gomera, au près, toute la garde robe est sortie (voilure maximum). Lady Quattro est dans notre sillage à quelques miles, devant le Teide. Quelques heures plus tard il nous rattrape et nous nous prenons en photo mutuellement. C’est un beau moment de voile ! On se donne rendez-vous pour une vacation radio avant de se coucher. Ils ont ralenti leur allure pour nous attendre c’est très sympa. Lundi 23 octobre A 8 h, nous voyons toujours lady Quattro, mais loin devant nous. Nous sommes au près depuis le départ, à quand les vents portants ? Heureusement à 12 nd cela reste très agréable, la mer est belle, il y a une longue houle, qui rappelle de ce qui passe plus au nord dans l’atlantique. Nous pouvons même prendre des douches dans le cockpit ! (D’eau douce bien sur). Dans la nuit, je croise un ovni qui nous passe à 20 m devant, nous nous saluons avec les projecteurs. Mardi 24 octobre 3e jour, Nous avons été obligés de démarrer le moteur en fin de nuit, pour l’arrêter à midi. Nous croisons un voilier qui vient d’affaler toutes ces voiles, y a t-il un problème à bord ? Karine le contacte par VHF, Tout va bien à bord, c’est un portugais en route pour le Cap Vert, leurs enfants voulaient se baigner, alors ils ont arrêté le bateau. Je bricole un peu (il y a toujours à faire), pendant que Karine est dans les fourneaux, elle nous prépare, quiches, chaussons à la banane. Nous avançons bien cet après midi, au près dans 15 nd de WSW. (pardon : Ouest-sud-ouest) Après la vacation de 18H30 TU, j’affale la grande voile, pour être tranquille cette nuit. Tout d’un coup le moulinet de la ligne de traîne se met à se dérouler à toute vitesse. Karine essaie de retenir le fil et se brûle les doigts. Nous lutterons quelques minutes jusqu’à ce que le fil casse. C’était une grosse prise ! mercredi 25 octobre A 2h20, nous passons le tropique du Cancer, 23°27’N Il faut fêter ça ! Modérément, pas comme l’équipage de La Méduse, qui s’échoua en 1816 sur le banc d’Arguin dont on connaît bien le radeau et sa triste histoire. Nous voilà sous les tropiques pour au moins 6 mois. Nous sommes toujours au près avec 8 à 12 nd. Ce matin, pas moyen de dormir, nous croisons des bancs de globicéphales et des petits dauphins qui sautent de l’eau. C’est l’euphorie à bord, mais finalement, les enfants ne quittent même plus le DVD qu’ils regardent assidûment. Nous passons entre des grains menaçants. J’installe une nouvelle ligne de traîne, avec le fil et le leurre les plus gros du bord, montés sur un winch. Un sandow sert à ferrer et une clochette doit nous avertir. Les thons n’ont plus qu’à bien se tenir ! Karine nous fait une tarte à l’oignon (même la pâte) que nous dégustons après un petit apéro. jeudi 26 octobre A l’aube, Karine trouve un poisson volant sur le pont. C’est signe que l’eau est chaude. Enfin le vent tourne au nord, mais reste faible. La houle se fait sentir. Cette nuit j’ai hissé la grand voile pour mettre les voiles en ciseaux, c’est mieux. Vers midi, je hisse le booster, mais nous le descendons 2 fois, nous avons remarqué des amorces de déchirure qu’il faut réparer. En fin d’après midi une rafale un peu plus forte le déchire entièrement au milieu. Il est foutu. Nous tanguonnons le génois qui ne tient pas seul à cause de la houle de coté. Les alizes soufflent maintenant, ils nous envoient du NE à 16-18 nd. Après la vacation quotidienne, la clochette a retentie deux fois. Nous remontons la ligne mais notre leurre est perdu, la bête a rompu le fil en inox qui pouvait tenir 63 Kg. Petit mot de Yoan : Hier j’ai vu des dauphins, c’était super cool. Papa les a pris en photo, mais les a ratés. J’aimerais bien en revoir. J’ai ramassé des poissons volants sur le bateau. Ce soir je vais faire des quarts. On a faillit pêcher un gros poisson, mais il a cassé le fil de fer. vendredi 27 octobre Les alizés et la houle croisée ne mollissent pas dans la nuit. Nous nous faisons secouer, mais nous marchons à 7 nd, la vitesse maxi du bateau. Yoan ramasse encore un poisson volant sur le pont. il passe beaucoup de temps à admirer les longs vols des bans de poissons. Nous les faisons sécher dans les haubans pour les croquer après, cela ressemble aux caplans que l’on trouve en Bretagne. (Surtout chez ma maman). Occupations habituelles à bord, dont réparation de la ligne de traîne. En fin d’après-midi, alors que je terminais ma sieste, les cris des enfants me réveillent : " Il y a des gros poissons bleus qui chassent les poissons volants ! " Aussitôt la clochette retentie, Karine m’appelle, pour remonter la ligne. C’est un des poissons bleus qui a mordu le leurre. Nous remontons une belle dorade coryphène de 80 cm, 2,5Kg. Ces couleurs bleue et jaune disparaissent dès qu’on la sort de l’eau. Nous lui offrons un peu de rhum des Canaries. (Dans les branchies pour abréger ses souffrances). Après la séance photos, Je la découpe en filet, je garde les œufs pour les conserver dans le sel. En entrée, nous dégustons des dés de dorades crus, marinés dans du citron, de l’huile d’olive, de la ciboulette et de l’ail. Délicieux. Pour la vacation de 17H30, nous faisons le point journalier, nous avons parcouru 140 M en 24 h. Cela risque d’être un record pour notre bateau, chargé comme il est. C’est presque 6 nd de moyenne. samedi 28 octobre Ce n’est pas aujourd’hui que nous battrons le record, les vents ont faiblis toute la journée. Nous avons gréé le spi tout neuf, mais il est plus petit et n’a pas l’efficacité du booster, en outre, il nécessite la manipulation du tangon qui n’est pas toujours facile. Malgré tout, nous ne dépasserons pas les 4 nd. Karine profite de ces calmes pour cuisiner le reste de la dorade, faire des petits sablés, une mousse au chocolat. Non sans mal car les enfants se disputent pour savoir qui doit monter les blancs en neige. Les blancs d’œufs finissent sur les banquettes du carré. Nous passons beaucoup de temps à régler les voiles et faire des manœuvres pour gagner de la vitesse, c’est une vrai régate ! Certaines demandent beaucoup d’effort, nous sommes en sueur, il fait très chaud. Dire qu’il y en a qui croient qu’on est en vacances tout le temps ! Après l’effort, baignade traîné derrière le bateau mais timidement car c’est l’heure que les requins chassent, et l’eau est à peine rafraîchissante elle est à 30°C. L’air en soirée est à 28° et à l’intérieur du bateau, il a fait 34° malgré le panneau avant ouvert. dimanche 29 octobre Toute la nuit, nous n’avançons qu’à 4 nd sous génois tangonné. Nous ne pouvons pas laisser le spi qui demande une surveillance constante. Nous occupons nos quarts quand il fait beau à lire (un bouquin est lu en 2 quarts de 4 heures) ou en regardant un film sur le lecteur DVD. Vers midi, nous envoyons le spi, c’est notre seule chance d’arriver près des cotes de jour. Nous croisons le rail des cargos qui remonte vers le nord, ils se suivent de près. Les 30 derniers miles sont les plus longs ! Pour me rafraîchir, je m’asperge avec des seaux d’eau de mer, les enfants se baignent dans le seau. A 16 h, TERRE ! Karine commence à apercevoir une paire de seins. Depuis le Teide, nous ne voyons plus que ça ? Après consultation des instructions nautiques ces collines s’appellent : Les mamelles. 19 h, nous passons la pointe des Almadies, nous croisons 3 pirogues qui rentrent de la pèche. Nous commençons à sentir les odeurs, de feu de bois et d’épices. Nous entendons aussi du tam-tam et les chants d’une mosquée. Pendant un dernier repas en mer, nous contournons par le sud l’île Madeleine puis l’île de Gorée, pour entrer de nuit dans la baie. Nous suivons le chenal à peine balisé en évitant les pirogues et les cargos. A 22H nous mouillons avec d’autres bateaux dans l’anse de Hann. Nous sommes accueillis par la pirogue du passeur avec une famille française à bord, venue nous dire bonjour. Nous sommes très heureux. lundi 30 octobre Les premières lueurs du jour nous font découvrir notre environnement. Après un petit rangement du bateau, le gonflage de l’annexe, nous plongeons de la jupe. En début d’après midi le passeur, Moussa, nous débarque avec la pirogue du Cercle de Voile de Dakar sur le ponton. Nous marchons sur le sable blanc. Au CVD, nous prenons contact avec Sébastien un français en voyage depuis deux ans, et les sympathiques sénégalais. C’est agréable ici de parler sa langue. Le CVD ressemble à un petit club privé en plein air, où tous les voyageurs se rassemblent et y passent beaucoup de temps. On peut profiter des services offerts par les autochtones, lessive (à la main), remplissage d’eau douce ou de gasoil par les jeunes qui portent les bidons, etc… C’est très propre, les enfants peuvent jouer ensemble en toute sécurité. En sortant du CVD, c’est un choc. Nous sommes dans une rue sableuse, jonchée de déchets en tout genres, avec des petits commerces. Nous faisons du change dans une épicerie, baraque de tôles où l’on ne peut pas rentrer à cause du bazar entreposé et plein de poussière. 1 Euro vaut 650 CFA. Facile à se rappeler, ça correspond à nos anciens francs ! Nous prenons ensuite la rue principale qui mène au cœur de Dakar, les véhicules sont très vétustes, surtout les minibus bariolés. Il fait très chaud, et il y a beaucoup de pollution. Nous prenons des fruits sur un stand, et des cacahouètes grillées au feu de bois devant nous. Il y a plein des petits artisans qui exercent en pleine rue, du coiffeur, chausseur, mécanicien. Beaucoup de chiens et de chats errants. Nous retournons vers la plage qui grouille de monde, rare sont ceux qui profitent de la plage comme on le fait en Europe, l’eau est très sale. La plage est un lieu pour faire du sport, jouer, se reposer, réparer ou construire des pirogues, vendre les poissons, nettoyer et faire sécher les coquillages, mais aussi pour déposer les ordures. Vive l’écologie ! Des ruisseaux immondes, chargés de déchets se jettent dans la mer. Il faut traverser l’un de ces ruisseaux pour longer la plage. Un pneu est prévu au milieu pour éviter de mettre le pied dans le jus. Manque de pot, Yoan glisse sur le pneu et se mouille jusqu’au genoux, moi je fais de même, mais je n’ai eu qu’un pied à nettoyer. Nos narines sensibles après 7 jours de mer ont été agressées par les odeurs d’égout des ruisseaux, les senteurs de poissons pourris, et des gaz d’échappements. Au bar du CVD, nous nous connectons à Internet, nous y passons la soirée, en grignotant des beignets de poissons avec une sauce épicée qu’une femme est venue nous vendre. J’écris ces lignes, accompagné par les incantations de la mosquée voisine. Nous sommes chez nous dans notre bateau, mais très dépaysés à l’extérieur. Demain, l’aventure continue, nous prenons un taxi-brousse pour le centre de Dakar, il faut passer à la douane régulariser notre entrée au Sénégal et visiter cette ville. A suivre au prochain épisode… Conclusion : 868 Milles en 7 jours et 9 Heures. Les conditions ont été très agréables, c’est une des navigations que nous appréhendions le plus pour les risques de mauvaise rencontre et de tempête tropicale. Elle s’est très bien passée, les nuits ont été reposantes et nous arrivons en pleine forme. Nous remercions nos enfants d’avoir été très patient, et d’avoir supporté la chaleur dans le carré. Pour leur sécurité nous préférons qu’ils ne restent pas dans le cockpit. 10/21/2006 Escale à LA GOMERADimanche 15 octobre Christian et Martine quittent la marina pour un mouillage de l’autre coté de l’île. Je profite de ce dimanche pour monter les échelons de mat (marches pour monter au mat facilement), tout avait été préparé avant de partir mais par manque de temps, je ne les avais pas fixés. Une fois terminée, je prends quelques photos du haut du grand mat. Les enfants jouent tout l’après midi avec d’autres enfants d’un cata français. En fin d’après midi, un voilier Sun Fizz, MENESTREL s’amarre à coté de nous, on se connaît déjà, nous avions déjà rencontré Jean-Yves de Morlaix et Pierre le basque à Funchal, ils nous annoncent l’arrivée prochaine d’Emmanuel, ils se sont vus à LA PALMA. Nous prenons l’apéro ensemble, qui se termine par un bon repas. lundi 16 octobre Allez au boulot, Karine s’occupe de l’école. Dans l’après midi il fait très chaud, nous allons très souvent se doucher avec le tuyau d’arrosage sur le ponton. Yoan et Elodie donnent des cours de pèche à la ligne à Jean-Yves. Yoan pèche un perroquet que nous remettons à l’eau. Vers 18 h, nous partons à pied vers le centre ville pour faire quelques petites courses et visiter SAN SEBASTIAN. Au retour les enfants sont encore à bord de MENESTREL pour voir quelques photos, et jouer de la guitare. Nous avons la chance d’avoir 2 papy qui s’occupent très bien des enfants, Jean-Yves est un ex-enseignant. Mardi 17 octobre Nous louons une voiture pour faire le tour de l’île. Nous commençons par le nord, nous traversons HERMIGUA, et sa vallée agricole. Il y a des cultures en escalier et au fond, de la canne à sucre et des bananiers. On s’arrête à AGULO. C’est un petit village perché au-dessus de la falaise. Il y a beaucoup d’orangers, de melons et de bananiers dans les jardins. Nous continuons vers VALLEHERMOSO, nous faisons une pause déjeuner dans un restau près du parc National de GRAJONAY (au centre de l’île), nous sommes à la limite des nuages, et il fait froid. Ensuite nous descendons à VALLE GRAN REY, Nous passons au port de VUELTAS. Un gros grain inonde les rues, les plages se vident rapidement. En remontant vers le centre de l’île, il y a plein de cailloux sur la route, tombés de la montagne à cause de l’érosion. A la LAGUNA GRANDE, les enfants jouent au parc, la tyrolienne à beaucoup de succès. Nous n’osons à peine sortir de la voiture, nous sommes encore dans les nuages et il fait froid. Nous n’avions pas prévu de vêtements chauds, dommage il y a une belle ballade à faire en foret. Les arbres sont recouverts de mousses et de lichens. Nous descendons une route pavée à EL CEDRO, mais qui ne mène qu’à des hameaux isolés. En descendant vers SAN SABASTIAN, nous passons devant LOS ROQUES. Ce sont des rochers pointus formés par un tube de lave vertical, l’érosion a éliminé le cratère autour. En arrivant à notre ville, nous visitons le quartier sur la falaise. Après un peu d’internet nous rentrons à bord pour préparer un apéro sur SABELINE, LADY QUATTRO et MENESTREL sont invités. Les jours suivants (jusqu’au 21 octobre) Ecole, bricolage, courses, chasse sous-marine, plage, apéro chez les uns et les autres occupent nos journées, et nos soirées. C’est le train-train quotidien. Les enfants mènent leur vie avec les copains. Nous les voyons peu, et ils ont plein de choses à nous raconter le soir. Nous nous plaisons bien dans ce port. Nous rencontrons grâce aux enfants, 5 autres familles françaises et belge, en année sabbatique, qui sont passées par la méditerranée ou parties plus tard que nous. Nous ferons désormais à peu près la même route. Nous préparons tous notre prochaine longue navigation. Notre prochaine étape sera probablement Dakar ou le Cap-vert après 8 à 10 jours de traversée. Le dépaysement sera total, puisque nous quittons l’Europe. A suivre au prochain chapitre…
10/20/2006 Le Bilan des 3 premiers mois
Pour ceux qui n’ont pas le temps de tout lire, pour ceux qui aiment les chiffres, et pour nous, voici un premier bilan de notre voyage que je tenterai de mettre à jour. Depuis le 13 Juillet 2006, au 14 octobre 2006 à SAN SEBASTIAN DE LA GOMERA
France Lézardrieux : 1 Rade de Brest : 7 Espagne Muros : 1 Bayona : 1 Portugal Viana do Castello : 1 Aveiro : 1 Peniche : 3 Iles Berlengas : 1 Madère Porto Santo : 4 Quinta do Lorde : 1 Machico : 21 Canaries Graciosa Caleta del sobo : 10 Lanzarote Porto Naos : 6 Arrecife : 5 Playa Blanca : 1 Tenerife Los Cristianos : 3 La Gomera San Sebastian : 0
Les points négatifs :
Les points positifs :
Nous n’avons pratiquement pas eu de pluies, sauf des petites averses à Madère et Graciosa. Le vent est resté raisonnable pour l’instant.
Conclusion : Nous ne regrettons surtout pas d’être parti ! Le plus dur c’est de le décider, de préparer ce projet, et de traverser des périodes de doute. Depuis tout va bien, c’est le bonheur. SABELINE et son équipage sont en pleine forme. Comme disent certains navigateurs retraités qui admirent ce que nous faisons : " Nous n’avons pas pu en faire autant car on se croyait indispensable au travail "
A Suivre… 10/19/2006 Escale à Tenerife Los Cristianoslundi 9 octobre Nous devons partir aujourd’hui, mais nous ne sommes vraiment pas pressés, la marina RUBICON à Lanzarote est très agréable. Je fais un tour au ship, Je trouve de la chaîne galva pas cher (le vendeur a fait une erreur). Et je l’installe dans la baille à mouillage, pour constituer un mouillage de secours. Pendant que Karine est au " supermarket ", les enfants sont à la piscine. Nous profitons de l’Internet à bord pour faire quelques " webcam " avec notre famille, c’est le bonheur. 17h30, nous quittons le port, cap au 255 vers le soleil couchant. Accompagné par de la musique Capverdienne. Je cuisine quelques pâtes avec des dés de chorizo, que nous dégustons dans le cockpit. Le vent se lève vers 22h Le Génois et l’artimon nous permettent d’avancer. Je croise un paquebot de croisière tout illuminé. Nous enchaînons les quarts, la nuit se passe tranquillement au clair de lune. mardi 10 octobre à 8 h, nous envoyons le booster avant d’aller me coucher. Dans l’après midi, nous longeons la cote nord de Grand Canaries, et apercevons Tenerife. Nous passerons entre les deux. Le Teide (3717 m) est masqué par des nuages. Nous commençons à ralentir pour ne pas arriver de nuit dans un port. En soirée, le vent monte à 15 nd, Nous rentrons le booster, en prévision de vents plus forts près des cotes. Nous avons droit a un beau coucher de soleil avec la silhouette du Teide, qui rappelle une forme féminine. mercredi 11 octobre Nous longeons la cote sud-est pour passer de l’autre coté de Tenerife. Le vent diminue peu à peu. Vers 8h, aux premières lueurs du jour, nous arrivons à PUERTO COLON, c’est une marina, mais il n’y a pas de place pour les visiteurs. Nous retournons un peu plus au sud, et nous mouillons l’ancre dans une baie en partie protégée par le quai des ferries desservant la Palma et La Gomera : LOS CRISTIANOS. Nous reconnaissons le bateau de Christian (Feeling 10.40) : Hasta Luego III. Nous allons lui dire bonjour en annexe. Trois heures après on y est toujours. Martine est venue le rejoindre pour 3 semaines. Christian nous donne un Gnen-a-du le pavillon breton, comme beaucoup de bretons qui naviguent, nous sommes fiers de hisser ce pavillon. Je plonge pour installer une deuxième ancre, et pour pêcher un perroquet au harpon. 17 h, nous quittons SABELINE pour explorer la ville. Un français nous aide à débarquer de l’annexe, il vit ici depuis 2 ans, avec Arthur son fils de 13 ans. Il nous donne quelques tuyaux pour la location de voiture entre autre. Nous passons à la poste pour envoyer les évaluations artistiques d’Elodie, et rentrons au port par les rues commerçantes et les restaurants. C’est très touristique ! En prenant notre annexe, Karine glisse sur les marches de l’escalier et s’affale dans l’annexe. Moi, je tente de la retenir, je glisse à mon tour et tombe dans l’eau jusqu’à la taille, le reste du corps sur Karine juste pour sauver l’appareil photo et les papiers (crise de fous rire qui attire les passants). Jeudi 12 octobre Nous prenons la voiture à l’embarcadère des ferries, et roulons vers le TEIDE. Après la lande aride, jonchée de cactus, nous traversons une foret de pin. La température a bien baissé. Nous passons un col et arrivons dans la caldera, c’est un immense cratère. Le centre forme une plaine à 2000 m d’altitude, avec les coulées de laves. Le TEIDE domine cette caldera. Nous nous habillons chaudement, il fait 12°C. Nous laissons la voiture au parking pour faire la queue au téléphérique. Arrivés en haut (3555 m), il fait 7°C.Nous prenons un sentier vers l’Est qui mène à un " mirador ". Nous distinguons Gran Canaria à travers les nuages. Des trous laissent échapper de la vapeur d’eau. Il y a un autre sentier vers l’Ouest d’où on peut admirer la vue sur LA PALMA et LA GOMERA avec un cratère en premier plan. En chemin nous trouvons des plaques, des trous jaunes, C’est du souffre. Elodie a envie de Monter au sommet du TEIDE il reste 162 m, mais il est nécessaire d’avoir une autorisation et nous n’en aurions pas été capables, car nous sommes essoufflés à la moindre montée. Nous ne sommes pas habitués à cette altitude. Après la descente en téléphérique, nous continuons la traversée de la caldera, pour arriver à un champ de dunes de petits graviers. Le paysage tranche à coté des coulées de lave. En quittant la caldera, nous retrouvons une foret de pin. Nous sommes du coté Nord, les nuages nous entourent. Nous stoppons devant une fleur de pierre. C’est un tube de lave de 10 m de diamètre qui va du volcan à la mer et qui a été coupé par l’érosion. Les chasseurs avec leur chien des Canaries sont nombreux. Nous faisons une autre pose pour ramasser des châtaignes. Nous sommes à 1200 m d’altitude, l’air frais et humide du nord favorise le développement des châtaigniers. Nous arrivons à PUERTO DE LA CRUZ, belle plage et beaux jardins, mais le centre est très touristique. Nous longeons la cote vers l’ouest, en traversant les champs de bananes, et les villes de GARACHICO, BUENAVISTA. Nous empruntons la route de montagne jusqu’à MASCA. Nous prenons quelles belles photos de coucher de soleil. Redescendus dans la vallée du coté de LOS GIGANTES, nous croisons des grandes serres. Fabriquées de filets très fins sur des grandes étendues. Nous rentrons tard au bateau.
Vendredi 13 octobre Nous allons éviter de naviguer aujourd’hui. Ecole ce matin. Les évaluations de math pour Yoan sont laborieuses, surtout avant qu’il se concentre et se mette à bosser. Il a fallut passer par un peu d’énervement. Karine épluche ces châtaignes pendant que je vais chercher un poulet rôti, des frites et des glaces. Arthur vient chercher Yoan pour faire du foot sur la plage. Après la pose de moustiquaires sur les hublots, je vais à la plage avec Elodie. Nous prenons ensuite l’apéro avec Isabelle et Alain, par webcam interposée, bien sur. C’est notre dernière soirée sur l’île nous comptons aller à LA GOMERA. samedi 14 octobre Karine confectionne quelques gâteries, pain et crème dessert. Nous rangeons un peu le bateau, relevons nos ancres et quittons TENERIFE, en direction de SAN SEBASTIAN DE LA GOMERA. Il n’y a pas de vent, nous faisons toute la route au moteur. Mais pas directement, nous croisons des Globycéphales, gros dauphins de 4-5 mètres, très majestueux nous les suivons un moment. Une demi-heure après, encore un autre troupeau ils sont une quinzaine, beau spectacle, avec au fond : le Teide Nous prenons des vidéos. En arrivant à SAN SEBASTIAN, un autre troupeau de Grands Dauphins, nous sommes gâtés aujourd’hui, cela faisant longtemps qu’on avait pas vu de mammifères marins. Nous arrivons à SAN SEBASTIAN, prenons place dans la marina. Yoan va pêcher à la ligne à la cale, nous avons repéré plein de poissons. Il nous ramène deux poissons, dont le plus gros fait 1,1 Kg, 38 cm. Dommage que nous soyons dans une marina, nous ne pourrons pas les déguster. Une famille espagnole de Las Palmas (Gran Canaria) en week-end en voilier à la Gomera, s’intéresse à nous. Ils nous demandent comment nous faisons avec les enfants pour l’école. Leurs enfants nous servent d’interprètes. Ils parlent très bien français. Nous les invitons à bord, pour regarder les photos de notre voyage, et pour échanger nos adresses mail et celle du blog. Ensuite, pour finir la soirée, Martine et Christian viennent prendre un verre sur SABELINE. 10/3/2006 Escale à Lanzarotemardi 26 septembre Vers 10 h, nous quittons Caleta del Sobo, il n’y a pas beaucoup de vent et nous avançons avec le génois et le moteur, c’est une bonne aubaine pour recharger les batteries. Je mets 3 lignes de traîne à l’eau, dont une pour la pèche au gros, mais rien ne mord. Nous longeons la cote, à l’est de l’île de Lanzarote, à moins de 50Mn du Sahara, les fonds sont de 800 m. Nous arrivons à PORTOS DE NAOS à 15 h : 4 H 00 et 27 Mn de navigation. Il n’y a plus de place pour mouiller. Nous reconnaissons Lady Quattro, Damasine, Le Roi Arthur 3, le bateau de Yolande et Francis, Sébastien et Julie (http://passagersduvent.over-blog.com/). Le roi Arthur 3 doit partir, nous attendons un peu pour prendre sa place. Je vais voir Emmanuel et Jildaz entre temps. Une fois Sabeline ancré correctement, nous partons vers la zone des mécanos du port. Nous trouvons d’abord des magasins de quincaillerie et d’accastillage, J’ai beaucoup de mal à me faire comprendre, puis au troisième, un espagnol sympa qui m’a compris nous emmène vers un atelier de tôlerie, puis vers un tourneur. Ils ont pris mes plans et Manana… j’ai compris que je devais repasser demain. Nous achetons quelques bricoles chez un shipchandler où il y a des leurres énormes pour la pèche au gros. Nous continuons à nous balader vers le centre D’arrecife. Nous sommes contents, malgré une transition importante, de retrouver des boutiques avec un choix important. Nous retournons au port en longeant la lagune. L’annexe est dans les cailloux, il y a 2 m de marnage et, nous bretons, on se fait avoir ! il y a plein de déchets au fond du port, et pour la première fois, nous avons cadenassé l’annexe, l’endroit n’est pas sûr, contrairement à Graciosa, il faut se méfier. Mercredi 27 septembre Nous adoptons le rythme espagnol, Boutiques le matin, école l’après midi lorsque tout est fermé. Jildaz nous a offert des galettes de blé noir que nous dégustons à midi. Je monte un autoradio MP3 que je peux piloter du cockpit avec une télécommande. Nous pouvons profiter ainsi de notre collection de musique échangée avec les bateaux voisins. Vers 17 h, je fais quelques achats pour l’entretien du moteur et je vais chercher mes pièces en inox, seule celle du tourneur est terminée. Stop 19 h, c’est déjà l’heure de l’apéro, Manu et Jildasz viennent prendre un verre à bord. Il y a deux pontons à PUERTO NAOS et ils valent bien une photo, ce sont des planches de sapin fixées sur une structure en acier tout rouillé (bien que je n’ai rien contre la rouille !). Des morceaux de tôles rivetées bouchent les trous. Jeudi 28 septembre Nous marchons vers le grand hôtel d’Arrecife, pour trouver un loueur de voiture, ils sont tous regroupé la bas. Nous nous arrêtons à la poste pour envoyer enfin les évaluations à Yoan et passer un coup de fil. Avec une 206, nous roulons vers le sud, PUERTO DEL CARMEN, la marina de RUBICON et PLAYA BLANCA, cité très touristique entourée de belles plages. Nous en profitons pour se restaurer de tapas. Nous remontons ensuite vers le parc National de TIMANFAYA, en voiture, en passant par les salines del Janubio. Que de couleurs ! Nous traversons des champs de laves, comme si les volcans venaient d’exploser hier, seule la route serpente à travers cet océan de cailloux noirs. Nous sommes étonnés que depuis la dernière éruption en 1924, la nature n’ait pas pris le dessus, il n’y a même pas de lichens. Nous croisons une caravane de dromadaires, puis au parking un peu plus haut, nous échangeons la voiture contre 2 dromadaires. Nous sommes très contents d’être ballottés à travers les dunes au pied des volcans. Ce fut court mais bon. De superbes paysages colorés s’offrent à nos yeux. Nous continuons l’ascension, puis rentrons dans le parc de TIMANFAYA. Là où a eu lieu le dernier séisme. Au bout de quelques kilomètres, où il est interdit de descendre de voiture, nous arrivons au terminus. Il y a un restaurant et des cars. Tout est organisé, nous montons dans un car qui nous promène pendant une ½ heure dans les cratères des volcans. C’est magnifique. C’est la folie des couleurs, du blanc, du rouge, du brun en passant par toutes les nuances que la nature à harmonieusement associées. Après la ballade, nous avons droit à une démonstration. Un guide met de la paille dans un grand trou, et s’enflamme. Ensuite il verse un seau d’eau dans un autre trou, et un geyser de vapeur jaillit bruyamment. Il fait 400 °C à 6 m du sol. Le restaurant sert des grillades préparées sur une des cheminées. Nous quittons le parc, en traversant encore les champs de Lave, d’une épaisseur de 6 à 10m. 11 Villages ont été ensevelis par ces coulées de laves. Nous arrivons dans un autre endroit magnifique, EL GOLFO. C’est une belle plage de sable noir, battue par la houle. Une lagune verte, très salée s’est formée dans le fond du golfe. Karine et les enfants cherchent des Olivines, petits cristaux verts (pierres semi-précieuses) habituellement dans la lave. mais ici la mer a séparé les roches de natures différentes. Nous en ramènerons quelques-unes une à bord. Ensuite, nous continuons notre chemin vers la cote ouest, là une coulée de lave a rencontré la mer. Sur le site de LOS HERVIDEROS, ce n’est que des grottes, des cavités formées par les gaz et les explosions que l’on a du mal à imaginer. Nous prenons le chemin du retour à travers le champs de laves, qui entoure de plusieurs kilomètres, le parc de Tinmanfaya. Nous traversons ensuite la vallée de la GERIA, réputée pour ses vins (Malvoisie). Dans cet univers sec, les agriculteurs arrivent à faire pousser des pieds de vignes en creusant un trou de 1,5m, pour les protéger du vent sec, le gravier noir et poreux issu des volcans, retient l’humidité.
Vendredi 29 septembre Deuxième et dernier jour de balade en voiture. Direction le nord de l’île, nous commençons par visiter TEGUISE, ancienne capitale de Lanzarote. Nous y trouvons de belles places, des ruelles tranquilles, et beaucoup de boutiques d’artistes et d’artisans. Nous goûtons à des confitures de cactus, bananes et des sauces épicées vendues en petits bocaux, que nous avions déjà repérées dans des restaurants. Nous repartons le ventre creux, mais plein d’appétit vers le prochain village, en passant par le point culminant de l’île. Nous arrivons à HARIA, le village aux 1000 palmiers. Après quelques photos sympas, nous nous attablons au meilleur restaurant. Y-en-a mare des tapas, les plats s’enchaînent. A la fin de ce bon repas, nous continuons notre route vers l’extrême nord de l’île, le MIRADOR DEL RIO, à 400 m d’altitude, d’où l’on domine l’île de GRACIOSA. Nous sommes sous les nuages, mais GRACIOSA est ensoleillée, C’est fabuleux de revoir d’en haut là où nous étions il y a quelques jours, de mesurer les randonnées parcourues sur les volcans et à travers les dunes. On aperçoit les bateaux des amis qui sont encore là bas, ça donne envie d’y retourner mais il faut qu’on avance. De toute façon, eux aussi quitteront bientôt cette île du bout du monde. Nous nous dirigeons vers ORSOLA, en empruntant une route cahoteuse. On comprend pourquoi GRACIOSA est si isolée : ORSOLA est le seul port qui dessert L’île, la route et l’état de la mer dans le port, fait reculer n’importe quel touriste. En quittant ORSOLA, nous apercevons un joli lagon de sable clair parmi les laves noires. Allez hop dans l’eau, une pause baignade s’impose. L’eau est bonne et ne dépasse pas un mètre de profondeur. Sur la route du retour vers Arrecife, nous visitons le site de JAMEOS DEL AGUA. La visite commence par la descente dans une cavité à ciel ouvert. Nous pénétrons dans une partie de la galerie qui s’étend du volcan jusqu’à la mer. Ce tube volcanique conduisait la lave à la côte. Nous longeons une étendue d’eau de mer où vivent de petits crabes blancs et aveugles qui habitent en principe dans des mers très profondes. Nous ressortons par une autre grotte et arrivons sur une très belle piscine, retenue d’eau naturelle aménagée comme le reste du site par CESAR MANRIQUE. La piscine est tentante, mais non il faut se retenir ! Nous accédons ensuite au musée expliquant la formation des îles Canaries. C’est très intéressant, en espérant que les enfants en auront retenu quelque chose. Retour aux choses sérieuses : les courses. Nous profitons d’avoir une voiture pour faire le plein. Nous avons réussi l’exploit de rentrer 2 Caddies et 4 personnes dans une 206. Qui dit mieux ?
Samedi 30 septembre Avant de rendre la voiture au loueur, nous essayons avec notre PC de capter une zone wifi en ville. Ça marche, Karine chausse ses écouteurs et téléphone à la famille. Ensuite, nous essayons au culot, le grand hôtel d’Arrecife, nous sommes très tranquilles au 1er étage, les enfants ont faim, on nous offres même des petits croissants. Nous rentrons à PORTO NAOS, et je me mets à remonter mes pièces sur le pilote.
Dimanche 1er octobre Ecole, bricolage, rangement et nettoyage intérieur du bateau pendant que les enfants font de l’escrime, ils ne veulent pas faire une ballade en ville lorsqu’on le leur propose. Soirée lecture. Nous laissons les bouquins éducatifs à disposition sur les banquettes, pour inviter les enfants et nous même à la lecture.
Lundi 2 octobre Dès le petit déjeuner avalé, nous remontons l’ancre et quittons PORTOS NAOS. Nous ne pouvons pas nous baigner dans ce port et ça ne nous va pas. Après 2 Mn au moteur nous arrivons sur une zone de mouillage en face d’ARRECIFE, mais qui n’est pas protégée d’un éventuel coup de vent de sud. Nous surveillerons la météo. L’eau est transparente et les fonds sont clairement visibles à 5m. Plongée pour nous quatre, avant de commencer l’école. Il y a deux bateaux que nous connaissons déjà. Je vais parler à François et Nicole, et prendre des nouvelles d’Erwan et Sandrine restés à GRACIOSA. Nous comptons rester là quelques jours, avant de rejoindre soit le sud de Lanzarote, soit le Nord de Fuerteventura. Par la suite une petite traversée de 24 h vers La PALMA l’île la plus à L’ouest des Canaries est envisagée. Nous verrons bien où les vents nous mènent. (et les copains). Mardi 3 octobre Le vent s’est levé cette nuit (20 nd) et lorsque je me lève, la poupe de Sabeline (L’arrière) est à 2 mètres d’un voilier québécois. L’ancre à déraper. Nous remouillons l’ancre ailleurs, à distance des autres bateaux, et cherchons en plongée, un corps mort abandonné (Bloc de béton avec un anneau). Nous en trouvons un de bonne taille à 5 m de profondeur. Nous gréons deux bouts en double, et amarrons Sabeline. François vient nous aider dans les manœuvres avec son annexe. A midi, nous l’invitons à l’apéro. Karine va au " Arrecife Grand Hotel " pour appeler la famille et consulter Internet. Vers 19 h je la rejoins en laissant les enfants à bord, car ils sont très occupés à se déguiser en Peter Pan. Au retour, il fait presque nuit, et je ne vois pas les fonds. Nous talonnons sur les rochers avec le moteur de l’annexe. La goupille de sécurité est rompue, nous continuons à la rame. François (le saint Bernard) vient nous chercher et nous remorque avec son annexe. Mercredi 4 octobre Karine s’est levée à 7 h, elle a préparé une brioche, un pain, un crumble pomme-banane, et une crème au chocolat. On croirait se réveiller dans une bonne boulangerie. Il y a toujours 25 nd de vent. Après l’école, Karine va vérifier nos cordages sur le corps mort. Ils sont en mauvais état : la gaine s’est usée en 24h. Cette fois on sort les grands moyens, un bout épissé d’une cosse inox, avec une grosse manille, serrée à la clé anglaise. Je passe la pointe de l’ancre dans l’anneau du corps mort, par sécurité. Vers 18 h, lors d’une petite accalmie, nous partons faire des courses. François et Nicole nous offrent un verre à bord de leur beau bateau ONLY WAY, qu’ils ont construits eux-mêmes. Jeudi 5 octobre Petite baignade, juste après le petit déjeuné, pour constater que notre mouillage n’a pas bougé. Nous partons en ballade en ville pour trouver, en vain, une antenne wifi amplifiée. Francis en a une, il accède à Internet de son bateau, c’est plus pratique. L’après midi les filles vont à l’hôtel, pendant que les gars vont à Porto Naos faire les shipchandlers. Vendredi 6 octobre Toujours beaucoup de vent, notre anémomètre affiche 28 nd maxi, sur d’autres bateaux à coté, dont le mat est plus haut, il monte à 40 nd. Avec ce vent tout le monde reste dans son bateau, dès qu’on prend l’annexe on est trempé ! Le matin, évaluations pour Elodie, son écriture est moins belle que lorsqu’elle s’entraîne, c’est décourageant. Vers 16 h nous allons poster notre courrier et acheter quelques petits cadeaux. Nous sommes invités pour l’anniversaire de mariage de Francis et Yolande (34 ans), et l’anniversaire de François, à bord de Post-Scriptum le catamaran d’Agnès et Pascal. Il est aussi beau à l’intérieur qu’à l’extérieur. Paella et sangria sont au menu, ainsi qu’une délicieuse mousse au chocolat. ( Le Chocolat noir, le fromage râpé, les bons jambons sont des produits que nous ne trouvons pas ici.) Samedi 7 octobre Pas grand chose à raconter, faut bien qu’on se repose ! Le vent s’est calmé, nous continuons les évaluations pour les enfants, dans l’après midi je vais en ballade avec François, Nicole et Bambou (le chien) à Porto Naos. La journée passe vite. Dimanche 8 octobre Vers 11 h, nous faisons en annexe, le tour des bateaux voisins pour leur dire au revoir. Après une petite plongée pour récupérer tout notre attirail d’amarrage, nous quittons Arrecife, pour une navigation, toutes voiles dehors, très agréable vers le sud de l’île. Nous accostons à PLAYA BLANCA, à la Marina RUBICON. Nous y faisons le plein d’eau et de gasoil. Très belle marina, avec tous les services, Piscine, Internet à bord, de bons restaurant, laverie, tout y est. Yoan et Elodie ont retrouvé Bastien, Zoé et Rémi à la piscine. Yoan est allé jouer ensuite sur le bateau de Rémi, pendant que je préparais une bonne pizza. (Sans mozzarella). Demain nous repartons vers les îles de l’ouest. Tenerife, La Gomera ou La Palma. Nous verrons bien suivant les conditions météo. 9/30/2006 Escale à Graciosalundi 18 septembre Repos, évaluations pour Yoan, lecture pour Elodie, qui se débrouille bien. Yoan va discuter avec les autres bateaux français et montrer ses pierres volcaniques ramassées lors de la promenade d’hier. Il passe beaucoup de temps avec Jildaz. Le soir nous sommes invités sur Flyer 2 pour un apéro pratiqué en anglais. Une famille britannique est aussi conviée, mais elle reste moins longtemps que nous. (Stéphane et Kathy sont belges, une fois…, ils parlent aisément plusieurs langues). Mardi 19 septembre Dès 10 h, alors qu’on allait commencer l’école, Stéphane vient à bord pour voir notre problème de pilote. L’installation lui paraît correcte, sauf que la vis de 12 mm fournie par le fabricant du pilote, pour la fixation du vérin sur le secteur de barre, est sous-dimensionnée. Lors du montage, je n’avais pas pris de précaution pour limiter sa flexion avec une grosse entretoise. Nous partons tous les deux chercher un mécano sur l’île. Stéphane parle aussi l’espagnol, ça aide, il n’y a pas de mécano, il faut aller sur Arrecife, ce sera pour la prochaine étape à Lanzarote. Nous attaquons l’école en début d’après midi, les enfants ont du mal à se concentrer. En fin d’après midi, alors que j’etais à bord de l’ovni 37 de Jean-François, Erwan et Sandrine viennent nous voir. Ils sont arrivés Hier soir, ils ont mouillé à la première baie de Graciosa, Playa Francesa, avec d’autres voiliers. Il nous invite à un barbecue organisé sur la plage. Nous passons au supermercado pour prendre de la viande et partons avec l’annexe. il y a 20 mn de trajet, pendant lesquelles nous pouvons admirer un superbe coucher de soleil. Nous retrouvons les équipages de 6 voiliers : MADEO, DAMASSINE, MILLE PERTUIS, un voilier arpège mené par Julie et Sébastien le frère d’Erwan, Yolande et Francis, Christian, et François et Nicole. Nous n’avons pas pu faire un feu de joie car Il n’y a aucun arbre sur l’île et donc pas de bois. Mais nous avons apporté 3 barbecues. Les filles ont préparé des salades pour accompagner les grillades. La nuit est vite tombée. Les enfants (Sauf Yoan) se sont endormis sur le sable. Nous sommes rentrés avec l’annexe contre le vent, j’ai bien été mouillé ! Nous arrivons à Bord de Sabeline, Il est 3h30.
Mercredi 20 septembre Ecole de bonne heure, ça se passe très bien, pour une fois, cours en commun sur le corps humain. C’est beaucoup plus intéressant que les maths ou la lecture. En début d’après midi, je vais à la recherche d’eau pour remplir quelques bidons pour la lessive, et éviter de prendre dans nos réserves. Mais il n’y a aucun robinet. Ici l’eau est précieuse, elle est fournie par des désalinisateurs. J’en trouve dans les douches des toilettes publiques. Je vais faire quelques courses et passe à la poste. La poste est fermée. Comme dans beaucoup d’endroits l’après midi, on nous répond " manana (demain) ". C’est seulement le matin qu’il y a une petite activité sur l’île. L’après midi c’est très calme, voire désertique. Nous partons vers les plages avec nos équipements de plongée, Mais nous trouvons l’eau plus fraîche qu’à Madère, et moins peuplée. De retour au port, Yoan et Elodie jouent avec une planche à voile qu’on leur a prêté. Ce soir, nous invitons Jean-François de TIKI pour prendre un verre. C’est un patron pêcheur de St Malo en retraite. Il avait été heureux de voir notre dessin sur la jetée de Porto Santo, sur lequel notre itinéraire était inscrit " Plouer sur Rance – Dakar – Antilles ". Il connaît très bien Plouer. Il navigue en solo, mais sa femme le rejoindra aux plus belles escales. Quand je dis " en retraite " il s’agit de personnes qui n’ont pas attendu, pour certains, l’age de la retraite en France, mais qui ne souhaitent plus travailler, ils sont nombreux dans ce cas. C’est à réfléchir… Jeudi 21 septembre Des maths cette fois, Pour Yoan, c’est plus laborieux ! Surtout que Yoan ne retient pas. Nous passons l’après midi avec Gildas, à bidouiller sur l’ordinateur, pour une fois il ne fait pas beau, le ciel est très nuageux, et il y a même eu une petite averse ! Le soir est plus agréable, invités à l’apéro à bord d’un Feeling 1090 sur notre ponton, avec 2 Familles qui viennent d’arriver par le Maroc. Il y a deux enfants exactement du même age qu’Élodie et Yoan, Heureusement, ils font aussi l’école le matin. Vers 22H30, nous partons dîner en Pizzeria, un peu déçu par la pizza. A Chaque fois que nous allons au village, nous prenons l’annexe, car par les pontons, nous serions obligés de faire une marche dans le sable pour rejoindre le centre. vendredi 22 septembre Le soleil et la chaleur sont revenus, les bateaux qui étaient au mouillage sont arrivés dans le port par peur du mauvais temps. L’ambiance est très sympa, chacun bricole et s’occupe dans son bateau, nous nous rendons sans arrêt service, ici, c’est des outils qu’on vient chercher, et aussi mes connaissances en électricité. Samedi 23 septembre Karine fait l’école pendant que j’installe un nouvel alternateur sur le moteur. J’avais tout préparé avant de partir, mais pas manque de temps, je ne l’avais pas installé. Suite à 2 jours nuageux, notre ressource en énergie est un peu insuffisante pour maintenir le frigo. J’ai pas mal de modifications à faire, et je n’ai que la lime pour reprendre les pièces d’adaptations. J’ai mis deux jours à faire ce montage, qui ne m’aurait pris qu’une demi-journée avant de partir. Mais nous avons souvent des amis qui viennent papoter, et nous avons pris un rythme beaucoup plus lent, semblable aux habitants des îles que nous visitons. Dimanche 24 septembre Pas d’école aujourd’hui ! Nous partons crapahuter sur les pistes de Graciosa. Direction le grand nord. Nous nous arrêtons pour manger sur des rochers arrosés par les vagues. Petite baignade dans les mares. Elodie ramasse quelques crabes morts. La coque est très colorée rouge, bordeaux avec les points blancs. Nous continuons notre chemin vers Playa Blanca, une magnifique plage, mais il y a des rouleaux énormes, encore plus gros que ceux qu’on avait vu dans les landes. Les enfants se baignent sous notre surveillance. Nous voulons rentrer de bonne heure, alors Karine part avec les enfants tandis que je continue ma ballade, par l’ascension d’un pico de 165 m à coté de la plage. Il fait très chaud, car je le monte par le coté sud, en plein soleil, et à l’abri du vent. En haut la vue est superbe et me récompense de mes efforts. Au retour je les rattrape avant d’arriver au village. Courses au supermercado, et petite baignade arrivés à bord. Erwan et Sandrine sont invités à bord ce soir. Ils nous apportent des poissons. A peine arrivés on se baigne encore tous ensemble dans les eaux claires du port. Nous dégustons une raie cuisinée par Sandrine à la cocote avec une très bonne sauce aux poivrons. Nous grillons au barbecue un sar et un rouget. Nous passons une très bonne soirée. Erwan et Sandrine couchent dans la cabine d’Élodie. lundi 25 septembre Durant la matinée, nous regardons avec Erwan et Sandrine quelques photos, dont la vidéo de leur rencontre avec une baleine de 20 m en quittant Madère. A peine à 1 mile de Funchal, ils ont suivi un rorqual qui est passé sous leur bateau. Ils ont pu le filmer à 10 m d’eux. Erwan apprend aux enfants comment pêcher du bateau, et Karine donne quelques recettes de cuisine à Sandrine. Ils nous quittent vers 13 h, nous mangeons encore un sar et un perroquet (poisson bien sur !) et nous repartons en ballade pour l’Est du village de CALETA DEL SOBO que nous n’avions pas encore fait. Nous prenons de belles photos. De retour à bord nous prenons le matériel de plongée pour explorer les fonds de l’autre coté de la digue du port. L’eau est bonne, claire, et très poissonneuse. Nous rendons visite à Kathy et Stéphane pour leur dire au revoir, en espérant les revoir aux Antilles, ils doivent rentrer en Belgique. Nous ne partons pas les mains vides, Stéphane nous donne des œufs de thon séchés, c’est un trésor, rien que dans la préparation. Il nous indique comment les cuisiner. Le soir même nous en dégustons une partie : Spaghettis al dente, AL DANTE ! Ail, tomates, persil, parmesan, et des fines tranches d’œufs séchés. C’est exquis ! Graciosa est une île paradisiaque, du sable et des plages partout, pas de voitures, seulement quelques Land-rover, pas de risque de vol, les vélos ne sont jamais attachés, les bateaux restent ouverts en notre absence, et ces couleurs magnifiques, de l’ocre, du blanc, du bleu. Le seul reproche si l’on peut se le permettre : la mairie, la poste ou autres commerces ont des heures d’ouverture aléatoire. Elles ne sont pas affichées, et restent au bon vouloir de ceux qui les tiennent. Une chose est sure entre 13h et 17h tout est fermé. Les évaluations de Yoan, ne seront envoyées que de Arrecife. Enfin, puisqu’il faut bien aller voir ailleurs, demain matin nous quittons Graciosa, une petite navigation de 26 Mn nous emmènera à Arrecife, capitale de Lanzarote. 9/18/2006 Machico à Graciosamardi 12 septembre Evaluation pour Elodie, c’est fastidieux et fatigant pour nous. Nous partons faire quelques courses, nous passons à la poste pour envoyer les évaluations, au forum pour consulter nos mails et passer quelques coup de fil. Ce soir nous remontons l’annexe haut sur ses bossoirs, et c’est avec regret que nous allons quittons cette très belle île. Le climat au mois de septembre est idéal, la ville de Machico nous offre tous les services à proximité, et les madèriens sont très accueillants, Nous avons presque réussi à s’intégrer, malgré la difficulté de la langue. (Voir la carte de l’île, en bleu les randonnées, en rouge les parcours en taxi ou en voiture). Le seul reproche : la charcuterie portugaise n’est pas fameuse, heureusement qu’ils se rattrapent avec leurs brochettes.
mercredi 13 septembre 8h30, nous relevons l’ancre et saluons les équipages de DAMASSINE et de MILLE PERTUIS. Rendez-vous pris à Graciosa dans quelques jours. Nous mettons le cap vers le sud (170°) le vent varie en force et en direction de SW à NE, mais nous avançons bien, toutes voiles dehors. Nous passons à coté des îles Désertas. Dans l’après midi Karine remarque une masse marron, c’est une tortue, à la surface de l’eau, tout près du bateau, (désolé, l’appareil photo n’est pas prêt). Au coucher du soleil, nous sommes salués par des dauphins. A la vacation iridium, papa me dit qu’il pleut en France. Sur l’atlantique c’est très perturbé aussi, la tempête tropicale Gordon se ballade à l’ouest, un cyclone aux Bermudes, deux belles dépressions à l’ouest de l’Europe, mais par ici rien que du ciel bleu et quelques petits nuages. (pour l’instant) La journée a été très agréable, petit vent, petite mer, 50 miles en 8 heures, c’est une belle moyenne, nous prenons beaucoup de plaisir. Par contre, la nuit, le vent tombe et nous mettons le moteur. On se fait secouer comme des pruniers à cause de la houle.
Jeudi 14 septembre Vers 3 heures, l’alarme du pilote me réveille, il est HS, la vis de fixation du vérin sur le secteur de barre est cassée. Nous montons le pilote de secours. Un vent de 22 nd se lève très rapidement vers 7h. Il pleut, le pilote de secours ne tient plus, Karine reste à la barre jusqu’à penser à un système de tendeur pour aider le pilote de secours. A 25 miles de Salvagens, il pleuvait, le ciel très nuageux, le manque de sommeil et le moral dans les chaussettes, nous décidons de ne pas s’arrêter sur ce cailloux perdu. Nous mettons le cap au 125°, et presque au près, nous nous dirigeons vers Graciosa sur les Canaries, avec 3 ris dans la Grand voile, et la moitié du génois. La deuxième nuit, nous enchaînons les quarts, et récupérons le sommeil de la première nuit. Moi qui m’endors toujours qu’au bout d’une à deux heures, je m’entraîne pendant mes quarts, à dormir sur période de 15 minutes, en programmant un compte minute. Ça marche très bien. Nous veillons dans la descente pour éviter des paquets de mer qui déferlent le long du pont et dans le cockpit. Il y a aussi un peu de casse, l’écoute de génois se prend dans le lasy-jack et arrache une des fixations, un coulisseau de la GV est cassé. Ce n’est que des bricoles.
Vendredi 15 septembre 3e journée, je me réveille à 10 h, Karine et les enfants sont malades, mais Karine tient à faire son quart. Bien que le vent n’ait pas mollit, je remets un peu de toile, pour avancer à 6 nd, le vent et le courant ne nous aident pas, et je veux arriver à Graciosa avant la tombée de la nuit. J’aperçois encore une tortue parmi les troupeaux de moutons blancs sur les vagues. Nous sommes en vue de terre 30 miles avant, et même en s’approchant à 10 miles il est très difficile de distinguer l’île de Graciosa qui est devant LANZAROTE. 16H30 Sabeline est à l’entrée du ESTRECHO DEL RIO, la houle se calme. L’île est formée de 3 volcans, entourée de sable, c’est très aride et très beau. Nous longeons les zones de mouillage et reconnaissons DAMASSINE, qui est arrivé avant nous, FLYER 2, nous revoyons Cathy et Stéphane. Nous nous dirigeons vers le port et nous nous accostons au ponton d’accueil. Après un peu de rangement à bord, nous partons faire un tour dans le village de CALETA DEL SOBO, Les maisons blanches, aux toits plats, rappellent l’architecture de l’Afrique du nord très proche. Les rues ne sont que du sable, et les rares voitures sont des sahariennes. Les habitants de Lanzarote ont coutume de dire " Quant vous débarquer à Graciosa, vous pouvez enlever vos chaussures et oublier le reste du monde. " L’île est préservée du tourisme, grâce à l’action de l’artiste César Manrique. Nous déambulons dans les ruelles et les enfants jouent aux jeux. Nous rentrons à bord, les soirées sont plus fraîches que sur Madère.
Samedi 16 septembre Ecole et bricolage, nous déplaçons le bateau pour prendre place au ponton. Nous rencontrons des jeunes retraités français partis sans limite de temps, pour un tour du monde. Ils ont déjà fait un tour de l’atlantique il y a quinze ans. L’après midi, ballade vers l’ouest de l’île à travers des dunes de sables parsemées d’une Végétation sèche. Nous nous baignons dans une petite retenue d’eau de mer chaude entourée de sable. Au retour, nous croisons l’équipage de DAMASSINE. Arrivés au bateau, encore une petite baignade, désolé mais l’eau du port est très claire et à 26° ! Nous invitons pour l’apéro Emmanuel et son nouvel équipier Gildas.
Dimanche 17 septembre Journée rando, dès 10h30, sac à dos, nous empruntons les pistes de 4x4 pour longer le volcan du centre de l’île. Nous découvrons le long de la paroi du volcan, un filon de magnésie, les enfants en profitent pour se maquiller et jouer à visage pâle. Il y a quelques petites oasis, où sont cultivés melons d’Espagne, tomates, figues de barbarie. Nous arrivons au second village de l’île : PEDRO BARBA, des jolies maisons entourées d’acacias, de cactus, et de diverses plantes grasses. Nous pique-niquons sur la plage, les enfants se baignent. Les maisons sont très décorées, même l’une d’entre elle avec une vertèbre et des cotes de baleine. Nous dégustons aussi des figues de barbarie, qu’il faut soigneusement éplucher pour ne pas se piquer avec les épines. Nous reprenons notre chemin vers le nord, nous arrivons à des petites collines, nous y montons au sommet. Les roches sont des coulées de laves, et certaines pierres semblent être encore à l’état pâteux. En descendant les enfants ont très soif, mais nous n’avons plus d’eau. Nous continuons à faire le tour du volcan, et nous montons vers le cratère. Nous traversons des crevasses formées par l’érosion. Nous montons jusqu’a un col permettant de passer de l’autre coté du cratère, pensant apercevoir le village de l’autre coté, mais non, c’est un autre cratère. Nous essayons de le descendre en évitant de le traverser. Nous arrivons au village après 7 heures de marche au soleil parmi sable et cailloux, direct au surpermercado, pour acheter à boire. Les enfants ont été très courageux. Dès notre arrivée à bord, baignade. Cathy et Stéphane viennent nous voir. Nous discutons un peu, avant d’aller dîner sur Lady Quattro, chez Emmanuel et Gildas. J-Francois de Tiki est invité aussi. Soirée très conviviale.
Petit mot d’elodie : On allait faire une promenade, et on a vu un perroquet qui m’a dit ola, ça veut dire bonjour. On s’est baigné dans une grande flaque d’eau. On est monté sur un volcan et j’ai trouvé un coquillage et je me suis fait un collier.Petit mot de Yoan : Nous avons ramassé des pierres volcaniques que je montrerai à l’école l’année prochaine. On s’est maquillé avec de la magnésie et j’ai cassé mes sandales en marchant sur le volcan.
9/6/2006 Escale a MACHICOVendredi 25 aoûtNous prenons le bus à la gare routière de MACHICO, direction FUNCHAL, Le conducteur est un peu fada, sa conduite est sportive et ils sont tous pareils à Madère. Nous allons directement au port, nous retrouvons Stéphane, Cathy de FLYER 2 accompa-gnés de Jacky et Josie. Ensuite nous cherchons le marché qui est parait-il à voir mais les enfants ont faim, on s’arrête dans un snack spécialisé dans les fruits. En sortant, nous rencontrons des français que nous avions déjà vu lors de notre rando à CANICAL. Nous visitons le marché, riche en couleur, légumes et fruits tropicaux, beaucoup de thons et d’espada (poisson qu’on ne trouve qu’à Madère, tout en longueur avec un long nez comme l’espadon qui ne se pèche qu’à la ligne à 1000 m de profondeur). Les commerçants nous font goûter leurs fruits mais ils nous voient venir, les prix sont beaucoup plus élevé qu’à l’extérieur. Il y a aussi de l’artisanat et même un cireur de chaussures. Nous continuons notre ballade dans les rues, et retournons au port après une pose rafraîchissante dans un parc. Nous profitons du cybercafé de la marina et retrouvons Emmanuel sur son bateau, il nous offre un pot. Nous échangeons avec son voisin des conseils de rando. En repartant nous discutons avec une famille qui retourne au Guatemala, nous devrions nous suivre jusqu’à DAKAR. Vers 19H30, nous rejoignons l’arrêt de bus, beaucoup de bus défilent mais pas le nôtre. Enfin nous embarquons dans un bus, mais il tombe en panne 3 Km plus loin. Nous restons coincé ¾ d’heure, avant de monter dans un autre bus, ce dernier écrase un chien quelques Km plus loin. Nous arrivons sur SABELINE vers 22 h, je prends encore le temps de faire un barbecue, j’ai une bonne cote de bœuf à déguster avec Yoan.
Samedi 26 août Nous partons tôt, équipés pour une grande rando, mais la journée commence mal, nous passons 2 heures entre la gare routière et le loueur de voiture. Notre bus pour PORTELA ne viendra pas, mais personne ne peut nous l’expliquer. Le loueur de voiture n’est pas dans sa boutique, et je le contacte par téléphone, je réserve une voiture pour lundi. Découragés d’attendre les bus, nous décidons de rentrer. Finalement en passant devant la station de taxi, nous nous décidons de nous faire conduire jusqu’à la pointe Est « BAIA DA ABRA » petite rando de 4 h parmi les grandes falaises de roche volcanique, les couleurs sont magnifiques, du brun, rouge et jaune, malgré le temps nuageux. Les passages dangereux sont sécurisés, mais restent très impressionnant. Nous trouvons un moment pour se baigner dans une petite crique. Au retour, notre taxi nous attend, il nous ramène à MACHICO devant le port. C’est 2 fois plus cher que le bus, mais moins cher que de louer une voiture. Apéro à bord de SARAVAH, et ballade dans le village où une fête se prépare. Il y a plein de stands de bouchers qui préparent de la viande de bœuf sur des grandes brochettes en bois. Nous les grillons nous même sur des barbecues. Ensuite il y a un concert d’une chorale, mais nous n’y resterons pas longtemps. Il y a un peu d’orage dans l’air car les enfants ne restent pas à coté de nous.
Recette de la brochette de Madère : Tuer une vache, (il n’y en a pas beaucoup à Madère), la dépecer et la couper en gros morceaux, Couper un arbre de façon à obtenir des branches de 2 m de long, couper l’une des extrémités en pointe, enfiler sur une branche des morceaux de viande rouge grosse comme le poing, saler, et dégustez en essayant de ne pas vous en mettre partout. Prévoyez une bonne douche et une lessive pour le lendemain. dimanche 27 août Le ciel est dégagé ce matin, il y a eu beaucoup de vent cette nuit, mais SABELINE est bien accroché sur ses 2 ancres. Aujourd’hui pas de rando prévue, nous nous reposons : école et Lessive. (Je vous rassure, il n’y a que des shorts, tee-shirt, slip et serviette de bain) A 15 h Jacky et Josie viennent nous débaucher, ok pour une récré. Il y a FESTA DA LIBERDADE au village. Nous parcourons les rues de la ville, beaucoup de volontaires disposent des fleurs sur la chaussée. Ensuite une procession sort de l’église et suit le parcours des fleurs, Seul le prêtre foule les décors. Après un tour complet, suivi des groupes de folklore de Madère, tout le monde ramasse ou piétine les fleurs, c’est étonnant de voir tous ces préparatifs pour si peu de temps. Nous nous arrêtons à une terrasse, avant d’assister aux démonstrations des groupes de folklore. 21h arrive vite et nous dégustons encore deux brochettes de bœuf. Le concert se prolonge avec d’autres groupes de rock. La récrée est terminée, nous reprendrons les cours demain matin.
Lundi 28 aoûtLes cours commencent dès le petit déjeuner, Karine termine la lessive, et après le repas je me mets à bricoler, Karine va au cyber café. Je ne bricole pas longtemps, Jacky vient faire la causette avec moi le temps que Josie fait aussi sa lessive. Lorsque Karine revient, Josie est à bord. Nous avons la visite de Cathy et Stéphane, venus en bus de Funchal. On se retrouve tous sur SABELINE. Ils trouvent ce coin magnifique et bien vivant. Ils regrettent d’avoir accosté à Funchal. Nous dégustons un bolo (gâteau au miel et amandes) accompagné d’un petit Blanly’s bien frais.
Petit mot de Yoan : J’adore me baigner et l’eau est bonne, je me plais bien à Madère. Aujourd’hui j’ai appris à ma sœur à faire des nœuds de lacet. Demain on va faire une grande randonnée, la plus grande de Madère.
Mardi 29 août Levés de très bonne heure : 8 h (tout est relatif) pour un rendez-vous avec notre taxi devant le port. Jacky et Josie nous accompagnent. Le taxi nous emmène à RIVIERA FRIO, point de départ d’une belle randonnée jusqu’à PORTELA, où il viendra nous chercher. Ceci nous évite de faire l’aller et retour. La rando dure 5 heures avec la pose pique-nique. A une altitude de 800 m environ, suffisante pour être au-dessus des nuages. Nous suivons une levada, petit ruisseau maçonné par des esclaves au 15e siècle, et bien entretenu par les Madèriens. Le sentier qui longe la levada est parfois large de 2 mètres mais à certains endroits il faut marcher sur le muret de la levada de 30 cm de large. De temps en temps, il y a un précipice important (100 m) à coté, le muret est sécurisé par des fils de fer sur poteaux métalliques. Il ne faut pas être sujet au vertige. Nous traversons des zones boisées avec une végétation très dense, mais toujours à flanc de collines, il faut souvent passer par des petits tunnels creusés dans la paroi. De retour au port, Baignade et repos, avant d’attaquer une chose sérieuse : apéro à bord de SARAVAH, avec l’équipage d’un nouveau Bateau français mouillé à MACHICO. Erwan et Sandrine, deux jeunes partis pour un tour de l’atlantique. Ils sont arrivés avant-hier et nous avions déjà discuté un peu. Karine nous prépare un bon repas, Langue de Bœuf sauce madère (Merci Mamie Thérèse pour tes bocaux), le gag : pas de sauce madère à bord, on la remplacera avantageusement par du bon vin de Madère.
Mercredi 30 août9 h à Midi : école. L’après midi bricolage : j’essai d’améliorer la qualité de mon antenne BLU pour mieux capter les fax météo, que je capte de moins en moins bien depuis qu’on s’éloigne de l’émetteur de NORTHWOOD en Angleterre. Il n’y a pas d’autres émetteurs sur les cotes africaines. Pendant que Karine est au cyber-café, Jacky vient me chercher pour un doute sur son alternateur, tout va bien à bord, mais je lui donne une solution pour résoudre un problème de sondeur. Ensuite nous nous baignons tous ensemble. Nous sommes débordés entre baignade, détente et bricolage, quelle vie ! Ce soir nous sommes invités à bord de SARAVAH, Nous avons demandé à Jacky de nous jouer un peu de guitare. Erwan et Sandrine sont conviés, Jacky nous interprète quelques chants de marins, dont certains sont de sa propre composition. Nous l’accompagnons en chantant, et la soirée passe très agréablement. Nous sommes impressionnés par son talent de chanteur, compositeur et d’interprète. Jacky nous offre un CD de son groupe L’ASTROLABE. En rentrant, nous remorquons l’annexe d’Erwan, toute dégonflée.
jeudi 31 août 4 Bateaux sont arrivés ce matin au mouillage à Machico. Tous français, dont MADEO une famille avec 2 jeunes enfants pour un an autour de l’atlantique. Une autre famille qui part pour une durée illimitée avec Rémi 9 ans et son frère 16 ans. Yoan connaît Rémi depuis PENICHE. Vers midi, alors que c’était l’école sur SABELINE, les annexes des nouveaux arrivés se succèdent pour nous dire bonjour et discuter un peu. Je pense soudain aux habitants des grandes villes qui restent des années sans connaître leur voisin de palier ! Ici, nous sommes entre français à l’étranger, vivant la même aventure, à bord de bateaux où le contact est beaucoup plus facile. C’est une des raisons qui nous a motivé pour notre périple, bien sur nous aimons le soleil, la mer et la découverte, mais surtout les rencontres amicales comme celles que nous vivons en ce moment. Nous reprenons laborieusement l’école, les enfants ayant été déconcentrés. Le vent s’est calmé et il fait très chaud. L’après midi est occupée par du cybercafé pour Karine et Elodie, pour Yoan et moi promenade dans la ville, une baignade, la visite de Jacky et Josie. Soirée barbecue plutôt calme sur SABELINE.
Petit mot de Yoan : Remi est arrivé à Madère, je suis très content, je ne l’avais pas vu depuis PENICHE. Aujourd’hui, on a plongé jusqu'à l’ancre de SABELINE, et après j’ai été visité son bateau avec Elodie, il fait 19 m. Demain on va bien s’amuser à faire des courses de baignade.
vendredi 1er septembre j’ai été un peu malade cette nuit, quelque chose n’est pas passé. Nous préparons nos sacs pour partir en vadrouille en louant une voiture. Nous passons au syndicat d’initiative, nous avions entendu qu’ils louaient des véhicules et moins cher que les loueurs. Pas de voiture disponible aujourd’hui, nous en réservons une pour demain. Nous passons au cybercafé pour papoter avec Morgane, Erwan et Sandrine sont en plein téléchargement sur leur blog. (http://histoiredaventure.over-blog.com) Nous les quittons au port, ils partent pour une semaine de bivouac. Après déjeuner, nous continuons les cours du CNED, ça avance bien, nous serons prêts pour les premières évaluations à envoyer le 13 septembre. Promesse tenue, nous partons en annexe en dehors du port, toute la famille en tenue de pongée, pour une apnée sur les récifs à la pointe ouest de Machico. L’eau est très claire, il y a des poissons de toutes les couleurs, des grands oursins, et des demoiselles (petits poissons noir et bleu). La faune ressemble à celle de la méditerranée. Je m’occupe de rincer la lessive sur le ponton, au retour je m’arrête sur SARAVAH qui goûtent à l’Aguardente, rhum fabriqué avec la canne à sucre locale. Bien sur je suis convié.
Petit mot de Yoan : Avec papa, j’ai fait de la plongée sous-marine, et on a pêché un poisson-chat. Et on a vu plein de beaux poissons. Rémi est parti ce matin.
Samedi 2 septembre Nous prenons la voiture de location vers 10 h, comme convenu. Petite particularité : le réservoir est vide, il faut commencer par faire du carburant… Direction FUNCHAL le jardin botanique. Les gardiens pouvant nous fournir le permis pour visiter les îles SALVAGENS ne travaillent pas le samedi. (Lors de notre traversée vers les Canaries, nous souhaitons visiter les Iles Salvagens, si le temps le permet, c’est une réserve protégée où la faune est exceptionnelle). Après un bonne pizza très copieuse et bonne, nous visitons ensuite CAMARA DE LOBOS, RIVIERA BRAVA, PONTA DO SOL, CALHETA et tous les villages de la cote sud. Chaque village est situé dans une vallée où l’on cultive les bananiers sur des terrasses en escalier. Les maisons sont abondamment fleuries, et tous les jardins sont plantés de bananiers. Pour passer d’un village à l’autre, Il faut emprunter un tunnel et parfois on se fait arroser par des chutes d’eau à l’entrée ou a la sortie. Nous trouvons une petite baie pour se baigner. Les galets sont brûlants, on tient à peine dessus. Nous passons au CABO GIRAO dont les falaises de 580 m tombent à pic sur la mer. Nous rentrons par la voie express traversant des tunnels jusqu’à Machico. Jacky et Josie préparent leur départ pour demain matin, nous prenons un dernier apéro ensemble sur SABELINE. Ils veulent profiter des vents d’Est pour aller aux Acores, puis envisager un retour en France si le temps le permet.
Dimanche 3 septembre SARAVAH quitte le port vers 10 h, nous leur souhaitons bon vent. Nous partons vers RIVIERA BRAVA pour rejoindre le Nord de l’île. Nous voyons SARAVAH longer le sud de l’île. Après quelques kilomètres de route de montagne avec des paysages magnifiques, nous traversons des hauts plateaux très arides, pour arriver près de RABACAL, point de départ de la rando des « 25 Fontes », (sources) nous descendons à pied, et suivons la levada. Il n’y a que de la bruyère autour de nous, nous sommes à un peu plus de 1000 m le paysage nous rappelle les Pyrénées occidentales, avec la chaleur en plus. Au bout de deux heures nous arrivons à un cirque de falaises d’où dégouline, plein de sources, avec un petit bassin dans lequel les enfants se baignent, pourtant l’eau est bien fraîche. La remontée est un peu difficile pour Elodie, qui glisse sur une pierre mouillée, heureusement, pas de bobo. De retour à la voiture (entourée de vaches) nous prenons la direction de PORTO MONIZ. Nous nous baignons dans les piscines naturelles, mais qui n’ont de naturel que le nom et peu être l’origine, maintenant il y a vestiaires, bar, et beaucoup de béton. Nous longeons la cote par la corniche et quelques tunnels, nous traversons SAO VICENTE, PUNTA-DELGADA et SANTANA. En suivant la route vers Machico nous traversons quelques villages perdus dans la montagne. C’est dimanche soir et ils font tous la fête. Nous avons eu une toute petite averse de pluie sur la route, c’est la première depuis le 17 août. Nous prenons quelques belles photos de coucher de soleil…
lundi 4 septembre Nous partons pour une nouvelle randonnée, dans la gorge de la RIBEIRA DA JANELA, c’est la même vallée que celle des 25 fontes, mais plus bas dans la vallée. Nous avons eu du mal à trouver le point de départ, prés de PORTO MONIZ à 1h30 de MACHICO. Au début le sentier bordant la levada est très large, avec même des aires de pique nique. Mais peu à peu elle devient plus escarpée. Il faut rentrer dans des longs tunnels pour suivre la levada. (c’est l’attraction de cette rando et ce qui fait avancer les enfants) les deux tunnels sont très petits, hauteur maxi 1m80 sur 1m50 de large, la levada prends 1 m de large à elle seule. Leur traversée nous prend 30 min, il faut mieux avoir des piles pour nos lampes frontales. Il y a beaucoup de verdure et les sources dégoulinent de partout, nous en profitons pour prendre des douches, car il fait très chaud. A l’arrivée près d’un refuge, Yoan et Elodie se baignent dans la levada et font la planche pour trouver un moyen de rentrer avec le courant de la levada. Au retour, après 5 Heures de marche, nous arrivons à notre Clio, non sans quelques plaintes des enfants, mais ce n’est pas mal, on s’attendait à pire. Les versants ensoleillés grouillent de lézards, nous trouvons aussi des maracuja sauvages (fruit de la passion) Nous rentrons à MACHICO et profitons de la voiture pour faire des courses. Il fait toujours très chaud et de nuit, nous prenons tous un bain de minuit (à 21 h).
Mardi 5 septembre Il fait très chaud, le thermomètre n’est pas descendu en dessous de 32° cette nuit, mais le vent s’est levé. Dès 8h30, je pars en voiture à FUNCHAL, pour demander un permis de visite des îles SALVAGENS aux gardes du jardin botanique. Ce n’est pas simple de se faire comprendre, le personnel ne parle ni français, ni anglais. Je suis de retour à 10h pour rendre la voiture. Yoan et Elodie sont partis voir les enfants du bateau d’à coté à la nage. (Madéo) nous discutons avec les parents qui viennent à bord. Nous faisons l’école en début d’après midi. Soudain quelqu’un nous appelle « Sabeline ! » C’est Emmanuel qui vient de FUNCHAL avec son bateau. Il mouille dans la baie, et vient nous rejoindre à la nage. Karine va au cybercafé, pendant que je reste à bord. Les enfants sont sur Madéo. Emmanuel vient prendre l’apéro à bord. Après diner, il revient nous voir car il a problème pour démarrer son moteur, je vais sur son bateau et je pense que c’est la même panne de démarreur que nous avions eu à Plouer. Il retourne à FUNCHAL demain. Pas de chance. Il fait encore chaud, la seule tenue que nous portons, c’est le maillot de bain.
Mercredi 6 septembre Y a pas grand chose à raconter… école le matin, cybercafé l’après-midi, entre temps, Sandra de Madéo est venue à bord pour nous donner quelques tuyaux pour l’Internet sans fil, nous découvrons ainsi que notre PC, est tout équipé ! Nous allons près de la plage au Forum, dans la zone Wifi, et nous en profitons pour faire des essais.
Jeudi 7 septembre Mais qu’est-ce qu’on a fait déjà ? ah oui, école le matin, cybercafé, essais de communication avec la famille avec Skype, c’est pas cher et permet de rester en contact et de se sentir tout prêt. C’est à peu près tout.
Vendredi 8 septembre Nous allons près de l’église, là où sont rassemblés tous les taxis, nous ne trouvons pas celui qui nous avait déjà conduit 2 fois, nous arrivons à convenir d’un prix, pour l’aller et retour à une rando de QUEMADAS à CALDEIRAO VERDE près de SANTANA, arrivés en haut, il nous demande d’être revenus dans 4 h, sinon il nous demande 10€ de plus, nous avons beaucoup de mal à se comprendre, alors nous verrons ça au retour. Il faut savoir que les taxis restent à attendre, tout le temps de la ballade. Nous suivons la levada, traversons 3 tunnels et des endroits ou le muret de 30 cm surplombe un a pic de 100 m, protégé par des câbles. La levada est en réfection et nous croisons des ouvriers portant des sacs de 50 Kg sur les épaules, pour acheminer sable et ciment. Chaque gâchée est mélangée à la main dans une brouette étroite. A l’arrivée, nous entrons dans un cirque, probablement un ancien cratère d’où dégouline une chute d’eau d’une centaine de mètres. Nous y pique-niquons et rentrons au pas de course. Les enfants marchent dans la levada, ça les amusent ainsi que les autres randonneurs. Au moins, ils sont en sécurité. En rentrant à Machico, le taxi nous faire un peu de tourisme, sans doute pour justifier ce qu’il nous demande. Nous aurions dû louer une voiture pour prendre un peu plus notre temps. Après une baignade rapide près de SABELINE, nous partons au Forum, rendez-vous pour communiquer avec notre famille, ça fait très plaisir. Nous n’avons pas encore la webcam, mais nous les voyons et ça fait chaud au cœur. Il est tard et il n’y a rien de prêt au bateau, nous dînons au restaurant : Crevettes, gambas, calamars grillés, brochette de bœuf pour les enfants. Nous discutons avec la patronne qui parle notre langue, et quand on lui demande si elle savait où trouver une webcam à Machico, elle nous prête aussitôt la sienne, pour quelques jours.
Samedi 9 septembre Ecole de 10 à 13 h, eh oui ! pas de week-end pour nous, que la vie est dure… L’après midi, y-a que moi qui bosse ! Entretien du moteur. Karine est encore au cybercafé, les enfants sont chez Madéo. Nous prenons l’apéro à bord de DAMASSINE un catamaran suisse qui possède un site Internet sur lequel Karine est allée par hasard cet après midi, en cherchant des renseignements sur la CASAMANCE. Finalement Silvio nous prête un guide de croisière en anglais sur l’Afrique de l’ouest, j’en ferais des photocopies. Nous préparons notre prochaine escale aux Canaries, nous ne pourrons pas tout faire, alors il faut déjà choisir, les îles de l’Est et de l’Ouest sont distantes de 150 Mn. Ce soir comme tous les WE, nous sommes bercés au son du bar d’à coté qui fait son karaoké. Dimanche 10 septembre Comme d’hab, école. Apéro prolongé dans l’après midi avec Sandrine et Erwan, revenus de leur trekking, ils nous racontent leurs aventures. Nous profitons du beau temps de Madère, eau mesurée à 24°, l’air 34°. Baignades comme chaque jour. Karine fait la lessive, pendant que je fais quelques améliorations pour l’utilisation du tangon.
lundi 11 septembre Nous commençons par l’école et évaluations de Math pour Elodie, ensuite nous nous préparons pour notre prochain départ, Je passe chez le coiffeur (3 fois moins cher qu’en France), puis chez un " solicitador " qui me fera gratuitement 35 pages de copies du guide de DAMASSINE. Les Madeiriens sont toujours très serviables ! Karine et les enfants sont restés à bord avec Sandra et ses loustics. Nous recevons à bord Silvio, Jeana et Serge de DAMASSINE pour prendre un verre. Plus tard, nous rapprochons le bateau du ponton, avec une aussière bordée au winch pour faire le plein d’eau, et un grand ménage à l’eau douce. Nous terminons vers 1 h du mat.
Pour nous contacter : jmksabeline@hotmail.fr 8/25/2006 Porto Santo a Machico MadereJeudi 17 août Nous recevons à bord Jacky et Josie de SARAVAH pour l’apéro. Après la baignade, nous tentons une ballade en ville mais un gros grain s’annonce, et nous rebroussons chemin. Nous finissons par y aller et cherchons un cyber café qui accepte la clé USB pour transférer nos données. La ville met à disposition gratuitement pendant 1 heure, un accès Internet, mais impossible de brancher l’USB. La ville s’étale le long de la plage, il y a de très belles résidences, et d’autres en construction. Les Portugais et les Madèriens viennent passer leurs vacances ici. Au retour, les enfants se baignent à la plage.
Vendredi 18 août Baignade, apéro, ballade, ce n’est pas une vie ! Le temps passe et on ne fait pas grand chose, il va falloir se prendre en main : Aujourd’Hui, programme chargé : réveil de bonne heure (9h), nous partons en visite de la ville où a habité Christophe Colomb et déjeuner dans un snack. En sortant, qui est installé à la terrasse ? Jacky et Josie. Le même endroit nous a inspiré. Nous visitons ensuite l’île avec un bus cabriolet. La végétation est très aride il n’y a que des cactus, et d’autres plantes grasses et des sapins bizarres. Des points culminants, (les Pico) nous apercevons très bien l’île de Madère et les Iles Désertas. Le bus nous dépose au port. Tout le monde se jette à l’eau et nous profitons Karine et moi de nettoyer la carène. En fin d’après midi nous confions le bateau à nos enfants, et sous surveillance de SARAVAH, nous allons commencer notre dessin sur la jetée, comme tous les autres équipages. De retour au bateau, fou rire, Yoan et Elodie sont à bord de SARAVAH, Elodie est habillée en princesse ! Nous sommes invités pour le dessert (crepes) sur SARAVAH avec Cathy et Stéphane, belges du bateau FLYER 2, nous rentrons très tard.
samedi 19 août Nos deux bateaux voisins partent pour Madère. Nous avons encore des choses à faire ici : lessive et terminer le dessin sur la jetée. L’après midi nous ne débarquons pas, sieste pour Karine, bricolage pour moi, les enfants se déguisent et s’inventent des rôles. Karine épluche le gros paquet du CNED, nous sommes presque prêts à porter la casquette d’instit, mais c’est comme même un gros challenge, surtout si les enfants ne sont pas de bonne volonté.
Dimanche 20 août Je vais faire les formalités de départ, Brigade Fiscale et Marina, Je rencontre Emmanuel un Français parti le 10 juillet de Lorient, il fait partie de la flotte « Voiles sans Frontières » et achemine du matériel médical en Casamance (Sénégal). Il vient à bord et nous donne quelques renseignements utiles pour accomplir notre mission humanitaire. Nous ne regrettons pas d’être autonome et de ne pas faire partie de cette association… Vers 14 h, nous sommes encore là, nous décidons de reporter notre départ à demain. L’après midi est occupée par de la plage et 3 h de cours du CNED, Karine s’occupe d’Elodie et moi de Yoan. Ensuite je vais à bord de « LADY QUATTRO » le Ketch d’Emmanuel, pour essayer de résoudre un problème de pilote. Mais c’est assez grave, il va falloir qu’il fasse réparer à FUNCHAL (capitale de Madère). lundi 21 août 2006 Le vent a fraîchi depuis 2 jours, les rafales au mouillage devenaient un peu désagréables. 10h20, clearance accomplie (formalité de départ), nous quittons PORTO-SANTO. Karine n’est pas en forme, elle a récupéré le mal de gorge de Yoan, et ce qui va avec. Vers 16 h nous arrivons sur l’île principale de Madère à la Marina de QUINTA DO LORDE, ballottés par une mer houleuse et un vent de 20nd. Nous appelons la marina à la VHF pour avoir un pilote, le vent qui souffle en rafales à 25 nd ne pardonnera pas une erreur de manœuvre ou une hésitation pour chercher une place. Je vais faire les formalités aussitôt dans un immense bureau climatisé, où c’est semble t-il le PDG du complexe qui m’accueille. ça dure une heure. Ils nous demandent 29 € par jour, les douches ne sont pas encore construites et il faut encore payer 2€ pour 250 l d’eau ou 10 kwh. Il n’y a aucun commerce autour, un ingénieur qui bosse sur la construction de la marina, nous propose de nous emmener à CANICAL, la ville voisine à 5 Km Nous y achetons du pain, du vin et rentrons en taxi. Les enfants se baignent à la plage de galet à coté de la marina. Cette Marina est faite pour les Yachts, il n’y a rien autour pour se balader et c’est un vulgaire parking de bateau, il n’y a personne dans le port la nuit. Mardi 22 août Après l’école, nous quittons le port, le PDG tire un peu la tète, et nous envoi son « marin » pour nous assister à quitter le port. La manœuvre est difficile, le marin nous largue au moment ou les rafales descendent à 15 nds, cette marina est très exiguë. Sortis du port le stress est replacé par un grand soulagement. Le bateau a beaucoup de fardage (prise au vent) et nous ne pouvons pas le diriger comme on veut, il s’il y avait de la casse, ce serait contre un des magnifiques yachts et mon assureur n’apprécierait pas. Au génois, nous nous dirigeons vers MACHICO, où est SARAVAH, nous les avons contactés à la VHF, le coin leur paraît pas mal. Mais nous hésitons pour aller directement à FUNCHAL. En arrivant derrière la jetée, je trouve la zone bien abritée de la houle, et mouillons avec 2 ancres sur la même chaîne, les rafales montent encore à 25 nd. Les enfants se baignent pendant ce temps et rejoignent SARAVAH, accosté contre la jetée, à la nage. Nous partons visiter la ville ensemble, nous nous arrêtons dans un cyber café, et dans quelques boutiques pour acheter de la viande et quelques fruits, des bananes de Madère, du raisin. Nous prenons l’apéro à Bord de SARAVAH, et des grillades sur SABELINE. Mercredi 23 août Réveillé par les crêpes que nous cuisine Yoan de bonne heure le matin, nous nous renseignons chez un shipchandler sur les randos à faire dans le coin, et nous partons avec Josie et Jacky, le long d’une petite levada (petits canaux qui irriguent toute l’île), avec des passages un peu dangereux où nous tenons les enfants par la main. Nous remontons jusqu’à un tunnel qui nous conduit à la ville voisine CANICAL. Nous descendons jusqu’à la plage de galets pour pique-niquer sous un parasol. Après cette longue pose, nous visitons le musée de la Baleine. Jusqu’en 1966, CANICAL était un port actif dans la chasse à la baleine. Nous avons regardé un documentaire en français sur l’histoire de ce port : très intéressant. Nous sommes rentrés par le bus qu’il a fallut attendre dans un bar devant une petite bière. De retour à bord baignade, douches, et recevons à bord Jacky et Josie pour un petit apéro (encore !) Yoan fait notre cuistot et notre serveur avec plaisir. jeudi 24 août La journée commence par l école, ensuite nous déplaçons le bateau contre la jetée, pour lui trouver un endroit très en sécurité pour qu’il reste à la même place pendant tout notre séjour à Madère. Yoan se fait offrir 4 petites bonites, par des pêcheurs qui, devant nous, découpent 1 tonne de poissons en filet, pour les conserver dans le sel. Finalement nous nous remettons au mouillage, car il y beaucoup de ressac contre la jetée et les amarres n’etaient pas facile à régler, il y a 1,5 m de marée ! La journée passe vite, nous passons au cybercafé et à la poste pour acheter une carte téléphonique. Nous passons au « PINE DOCE » le super marché local, et revenons avec nos caddies (sac en tissus avec des roulettes), c’est là que l’aventure commence, donnant des conseils à Yoan pour traîner son sac, je me prends la sandale dans un des pieds du caddie, et vlan, je m’étale à terre en essayant de protéger mes bouteilles de vin de Madère. Bilan un genou écorché, un fou rire de Karine et des filles qui passaient par-là. Ma dernière chute remonte aux dernières courses à Peniche, Isabelle s’en souvient, je me suis allongé en glissant sur le carrelage. Je peux donc vous donner un conseil, méfiez-vous, des supermarché c’est très dangereux ! Quand je pense que nos parents se font des soucis quand nous sommes en mer ! Je pense que nous allons rester un moment à MACHICO, faire nos navettes en bus pour visiter l’île, et faire des randonnées. Le port de Funchal étant très encombré. Nous sommes très bien ici, le village est de taille humaine, nous y avons déjà pris nos repères.
8/17/2006 Peniche a Porto Santomercredi 9 août Nous avons confié Yoan avec les parents d’un de ses copains. Manu est d’origine portugaise et revient au pays pendant ses vacances. Rémi part pour un tour du monde. La veille, les enfants vendaient des crabes et un poulpe, à l’entrée de la marina (ils se débrouillent pour se faire un peu d’argent de poche). Nous descendons vers le sud en camping car, pique nique à PORTO DE DINHEIRO à coté de LOURINHA belle petite plage dans une anse où les bateaux de pêcheurs sont hissés sur le sable par un treuil électrique. Maxi, Alain et J Michel se baignent dans les rouleaux. Au retour à PENICHE, nous passons par un Intermarché, pour faire un dernier approvisionnement, pour préparer notre prochaine longue navigation. Arrivés à Bord, apéro pour fêter les 20 ans d’anniversaire de mariage d’Isabelle et Alain.
jeudi 10 août L’heure de se quitter à sonner vers 12h. encore des émotions, à dans 11 mois ! Nous laissons s’éloigner le camping car. Notre départ est programmé vers 16 h, heure d’ouverture de la marina pour régler les quelques jours que nous avons passé ici, peu reposant : Péniche est une ville très vivante, et au port, nous sommes au cœur des festivités : Concert et feu d’artifice jusqu'à 2 h du matin, à 6H30, les sirènes de la ville retentissent en hommage aux pêcheurs qui partent en mer, sans parler que le ponton visiteur est très exposé aux vagues d’étrave des pêcheurs et des bateaux bondés de visiteurs pour les îles voisines.
En attendant, nous allons à la poste et trouvons une boite aux lettres de l’autre coté du centre, en revenant le long des quais, on s’arrête dans un petit restau, les brochettes de poissons et de poulpe sont succulentes, le service rapide et pas cher. Le port est très pollué, les poubelles ne doivent servir qu’aux touristes, notre coque elle souillée de traces noires à la flottaison. Nous partons au moteur vers l’ile de BERLENGA, en arrivant nous procédons aux essais « en mer » du pilote, il fonctionne bien. L’île est magnifique, des hautes falaises ocre avec quelques vallées vertes. La mer est bleu foncé avec des reflets violet du à la couleur de la roche. Au soleil, elle devient turquoise sur les fonds de sable. Nous mouillons par 16 m de fond devant la citadelle. Avec l’annexe, nous allons explorer les grottes, l’une d’entre elles débouche après une cinquantaine de mètres sur une autre calanque. Nous finissons par une baignade dans une petite crique sableuse.
vendredi 11 août Après une nuit de roulis de repos médiocre, nous quittons le bord pour visiter la citadelle. Il faut passer sur un petit pont de pierre sans muret. La citadelle est une auberge.
L’après-midi, après la sieste, nous partons pour visiter les hauteurs de l’île. C’est une réserve naturelle et les oiseaux ne sont pas craintifs. Nous consacrons un peu de temps à la baignade, l’eau est propre et claire, et la plage est agréable après 18 h lorsque les ferries de touristes sont repartis. Nous passons une soirée relax et une deuxième nuit sur ce mouillage.
Samedi 12 août Dégonflage de l’annexe et rangement du bord pour nous apprêter à une nouvelle traversée. Nous ne laissons pas l’annexe sur ces bossoirs, car sur 5 jours, nous ne savons pas quel temps nous attend, et même à 2 m au-dessus de l’eau, elle risquerait de se remplir par une grosse lame. Nous retournons à PENICHE pour faire le plein de « gasoleo » nous avons encore 42 h d’autonomie, mais il vaut mieux être prudent (n’est-ce pas maman ?). Ce n’est pas une mince affaire : d’abord nous accostons au quai des pêcheurs, un douanier vient nous dire que ce n’est pas là pour les plaisanciers, nous changeons de quai, mais ce n’est plus l’heure, nous déjeunons et vers 14h30, pendant que Karine va chercher du pain à l’autre bout du centre ville, (le pain s’achète dans des salons de thé où les pâtisseries sont excellentes) je m’occupe de remplir mon réservoir, seulement il faut payer en liquide, il n’accepte ni chèque ni carte. Je pars à mon tour chercher une banque, et quittons enfin PENICHE à 15h30, salué par des touristes français. A notre tour saluons le continent européen. Nous envoyons toute la toile y compris le booster, mais plus la soirée avance, plus le vent monte. Un problème électrique vient agrémenter la soirée, le pc a faillit être grillé, et les 3 circuits de batterie étaient à moins de 11 v, je résous provisoirement le problème, en isolant la batterie moteur, l’alternateur d’arbre prend le relais pour fournir de l’énergie cette nuit.
Dimanche 13 août La nuit a été agitée, comme la mer. Nous n’avons pratiquement pas dormi. Il faut que le rythme s’installe, et malgré le ris que nous avons pris hier soir, Sabeline est sur-toilé pourtant sans artimon et génois à moitié enroulé. La houle est grosse, le pont est bien lessivé par les vagues, et heureusement que nous utilisons le nouveau pilote, l’ancien n’aurait pas été efficace. Comme dit Karine, l’équipage fatigue, pas le bateau.
A 13h30, nous avons parcouru 1000 miles depuis ST MALO ! Pour préparer la prochaine nuit, nous prenons 3 ris dans la grand voile, afin d’utiliser l’enrouleur de génois pour doser la voilure en fonction du vent.
La nuit nous ne voulons pas pêcher par sécurité, alors la ligne est enroulée et nous laissons les leurres traîner derrière le bateau, mais à la tombée de la nuit, une bonite vient mordre : 1,5 Kg, ça suffira pour notre petite famille.
lundi 14 août 4 h, je prends mon quart, nous arrivons mieux à dormir maintenant, et le vent s’est calmé. Nous croisons beaucoup de cargo, surtout pendant les quarts de Karine. Une fois sur deux, il y a risque de collision et nous devons changer notre cap, malgré notre signalisation et le projecteur dans les voiles, ils ne changent pas leur route, contrairement à la réglementation internationale. Il faut faire un tour d’horizon toutes les 10 minutes car il ne faut pas compter sur eux pour le faire !
Je prends beaucoup de plaisir à naviguer, renvoyer de la toile, et filler sur une mer un peu plus plate, la vie à bord est plus confortable, nous pouvons enfin bien cuisiner comme la bonite que nous avons cuite en papillotes avec des oignons et tomates, et dégustée à midi, accompagnée d’un petit blanc pétillant du Portugal. Les enfants s’occupent mieux, ils s’inventent des rôles et ça leur prend toute la journée : Ils se prennent pour un papa et une maman qui partent faire le tour du monde en bateau, mais eux, ils ont eu la bonne idée de prévoir une femme de ménage pour faire la cuisine et ranger le bateau ! Ils ont aussi leur période d’adaptation, pendant laquelle ils ne savent pas quoi faire, et qu’ils se chamaillent. Nous organisons nos quarts par des périodes de 4 heures, jour et nuit, c’est une durée minimum, le temps de s’endormir et de récupérer un peu. Nous nous retrouvons ensemble aux heures des repas. Ex : 8h-12h JM, 14h-18h Karine, 20h-0h JM, 0h-4h Karine, 4h-8h JM, et on repart pour un autre cycle. Nous alternons les horaires à chaque cycle. Vers 20 h, heure française, tous les soirs si possible, nous relevons notre position et la communiquons par téléphone iridium à Michel et Monique qui suivent notre route.
mardi 15 août C’est férié en France ? on va essayé de ne pas faire grand chose aujourd’hui. La nuit a été calme, à part pour Karine : Pendant son quart de nuit, Karine a eu très peur d’un cargo sur l’arrière tribord, en se dirigeant vers nous, elle a allumé tous les feux de Sabeline (éclairé comme un sapin de Noël) et lui a envoyé des flashs avec le projecteur, rien n’y fait. Elle a démarré le moteur pour se dégager rapidement de sa route et l’a appelé à la VHF, il a enfin changé sa route, pour nous passer très près sur l’arrière. A 9h les nuages de la veille ont disparus, il fait déjà chaud et un banc d’une trentaine de dauphins nous accompagne, c’est la première fois que nous en rencontrons depuis le golfe de Gascogne. Un goéland argenté nous suit, c’est que nous approchons de la terre, mais il compte sur nous pour lui tracer la route. Nous sommes à 130 miles de PORTO SANTO, et nous ne nous pressons pas car nous ne voulons pas arriver de nuit dans un port que nous ne connaissons pas. L’arrivée est prévue demain matin.
Vers midi c’est la pétole, nous démarrons le moteur en appui sur les voiles, il fait très beau. Tout d’un coup le moulinet de traîne fixé sur le balcon arrière s’est mis à sonner, nous remontons la ligne et pêchons notre première dorade coryphène de 60 cm. C’est tout un symbole pour nous, puisque qu’il ne vit que dans les eaux chaudes, c’est un poisson très beau (jaune vert et bleu) et sa chair est paraît-il succulente.
Le bleu intense de l’eau me donne une idée, j’affale toutes les voiles, j’arrête le moteur et descend l’échelle de bain. Une petite baignade pour apprécier la température de l’eau à 22° ça change du Portugal avec ces 16°, seule Élodie ne se baigne pas, elle a peur des requins ? A moins qu’elle ait peur de ne pas avoir pied, il y a 4300 mètres de fond ! Même Karine se baigne, alors qu’elle avait dit qu’elle n’oserait jamais le faire en plein océan. La dorade coryphène est découpée en filets, il ne reste plus aucune arrête. Je découpe un filet en petits morceaux que je laisse mariner dans un jus de citron vert, servi à l’apéro. Le reste poilé au dîner ce soir la chair est très tendre et beaucoup moins sèche que la bonite.
mercredi 16 août Je suis le premier de quart, la nuit est noire, le ciel est couvert. Je remarque une luminosité de la vague d’étrave, c’est le plancton qui devient phosphorescent quand il est agité. C’est très spectaculaire. J’avais déjà remarqué ce phénomène aux Antilles en prenant un bain de nuit. Au petit matin, le vent est contraire à notre route, mais pas assez fort pour tirer des bords. Le lever de soleil est magnifique, le vent de SW s’accentue dans la matinée. Nous ratons deux belles dorades coryphènes, elles ont réussi à se libérer avent que je les remonte à bord. Nous apercevons la terre ! des sommets pointus de roche volcanique de 500 m, à moitié caché dans la brume. Nous contournons l’île et entrons dans le port. Tout de suite nous reconnaissons le voilier SARAVAH. Nous mouillons à coté deux, et Jacky vient discuter un peu avec nous. Il fait chaud et nous sautons à l’eau pour se rafraîchir, l’eau du port est très propre. Ensuite je gonfle l’annexe, et je débarque pour faire les formalités auprès de la brigade fiscale et de la marina, pendant que Karine fait un peu de rangement à bord. Nous allons faire un tour sur la jetée pour admirer les dessins des équipages passés par-là. C’est une coutume qui existe aussi aux Acores. Les enfants se baignent encore sur la magnifique plage de l’autre coté de la jetée, Nous passons à la douche de la marina et ce n’est que vers 21h que nous rentrons à bord. Bilan de la traversée : 530 M, (982 Km) en 4 jours soit 5,5 nd de moyenne.
Petit mot de Yoan : « On a faillit attraper deux grosses dorades coryphène en même temps. Il paraît que si quelqu’un n’aime pas la dorade coryphène c’est qu’il n’aime aucun poisson. Elodie n’aime pas la dorade coryphène. On s’est baigné en pleine mer il y avait 4300 m de fond, et l’eau est à 22° et d’un beau bleu. Ici il y a une belle plage. Je me suis fait 3 copains, surtout 2. »
Petit mot d’Elodie : Je sais nager sans gilet de sauvetage, et je vais voir les autres bateaux d’a coté à la nage. Je sais faire aussi de la plongée avec le masque, le tuba et les palmes, je suis contente de partir en voyage. 8/8/2006 MUROS a PENICHEDimanche 30 juillet Après une navigation de 8 heures, où nous longeons les ILES CIES, nous arrivons à BAYONA, nous allons directement au ponton carburant, Karine obtient une place à la marina, mais c’est un ponton sans catway les bateaux sont perpendiculaires au ponton et retenus par un cordage qui plonge sous l’eau. J’ai un peu de mal à comprendre comment s’amarrer, heureusement un français nous explique qu’il faut venir sur le quai prendre une pendille et l’amarrer à l’arrière.
Le port est très chic, il y a plein de gros yacht qui ne doivent pas bouger beaucoup, à croire que la plaisance ici consiste à nettoyer le pont et prendre l’apéro à bord. L’accès à la marina est très gardé, il faut un laisser passer. Les douches sont très agréables mais les vestiaires sont communs.
Lundi 31 juillet Journée lessive (à la main), nettoyage du cockpit, cyber café : le blog a été mis à jour. Promenade autour de la citadelle entourée par la mer qui déferle sur les rochers, et visite de la vieille ville, les Espagnols vivent le soir en grignotant les tapas, nous rentrons dans un petit restau où nous avons bien mangé, malgré que nous ayons eu du mal à se faire comprendre. Nous avons terminé la soirée par une ballade sur les quais et la dégustation d’une glace.
mardi 1er août Le ciel est gris après une nuit pluvieuse. A 13 h, sous le soleil, nous quittons BAYONA. Empruntons le chenal car il y a encore de la houle et les rochers sont menaçants. Nous envoyons toutes les voiles même le booster, mais au fur et à mesure que nous prenons le large, il y a de moins en moins de vent (pas de brise thermique), je redémarre le moteur. 2 heures plus tard je l’arrête et revoie le booster, le bateau marche bien, mais à cause de la houle le booster faseille un peu. Karine entend un déchirement, le booster s’est accroché sur une poulie, il est déchiré sur la moitié de sa largeur à 3 m de la tête de mat, nous l’affalons et continuons sous GV et génois.
L’arrivée à VIANA DO CASTELLO, (Portugal) est mouvementée. Nous arrivons avec toute notre voilure près de la jetée du port, le vent monte jusqu’à 30 nd (force 7) à cause du vent qui longe les collines du littoral. Dès la jetée derrière nous, nous affalons les voiles, et poussons le moteur pour vaincre la force du vent. La marina est au fond du port, à peine visible. Nous prenons place sur un ponton, où nous avons faillit arracher un chandelier sur un yacht. Yoan hisse le pavillon portugais, l’accueil du responsable de la marina est très sympathique, mais à 22 h, il a fallut aller faire les papiers d’entrée au Portugal. Ils sont plus à cheval que les Espagnols !
mercredi 2 août Ballade à pied dans le centre ville, les boutiques sont intéressantes, les prix ne sont pas abusifs. Nous finissons à la plage, les enfants se baignent mais l’eau est fraîche. Déjeuner frais et école. Nous réparons le booster, déchiré sur 3m. Karine emmène les enfants aux jeux.
Le soir nous retournons dans les rues, il y a beaucoup d’animation dont un concert de musique et danses traditionnelles portugaises.
Jeudi 3 août Larguons nos amarres à 8 h 30, il y a un épais brouillard et nous naviguons au radar, il y pourtant du vent, la météo par ici est très spéciale.
Le vent monte toute la journée, c’était prévu. Nous arrivons à PORTO au port de LEIXOES, en attendant de prendre une place dans la petite marina, nous sommes à coupe d’un gros voilier en acier, et nous veillons toute la fin d’après midi, car il y a un trafic incessant de cargo et de remorqueurs qui font beaucoup de remous, dangereux pour Sabeline.
La police monte à bord, pour faire les papiers, (passeports, attestation d’assurance, licence des moyens de communication, description du bateau, etc. ça a duré une demi-heure c’est resté très courtois. En soirée le vent ayant un peu faiblit, nous tentons de prendre une place dans la marina le propriétaire du voilier en acier, nous aide à prendre nos amarres. Deuxième contrôle par un agent dont on ne sait pas s’il est de la police ou de la marina, et il ne parle pas un mot français. Nous allons faire un tour à pied juste avant la tombée de la nuit, pour voir l’immense plage de l’autre coté de la jetée.
vendredi 4 août Je vais à la marina (le bureau) pour régler la nuit, il faut encore tous les papiers, re-belote. Je consulte la météo et je demande à nos voisins français s’ils connaissaient AVEIRO, notre prochaine étape, mais je manque d'information sur les possibilités de mouillage dans la BAIA DE SAO JACINTO, ils n’y sont pas passés mais ils m’ont prêté un guide de navigation de la zone. 11h, nous quittons difficilement notre place, et prenons le large avec un agréable vent de NE, et filons toutes voiles dehors à 7 nd.
Le vent de NE faiblit, puis est remplacé par un noroît qui est monté très rapidement, Il faut tantôt renvoyer de la toile, tantôt réduire, mais je commence à mieux comprendre la météo locale.
Vers 18 h, après avoir remonter la RIA AVEIRO nous mouillons dans la BAIA DE SAO JACINTO en face le village, le paysage a changé, les hautes collines ont laissé place aux dunes de sable fin.
Enfin, nous sommes heureux ici, nous pouvons mettre l’annexe à l’eau, le coin à l’air sympa à visiter, le vent s’est apaisé (il y a encore 20 nd), et nous nous sentons plus en sécurité ici que dans des marinas où les manœuvres sont difficiles. Tout le long de cette cote portugaise, il n’y a pas d’endroit sécurisé pour mouiller, et les marinas sont toutes petites. La plaisance n’est pas très développée ici, les Portugais ne voyagent pas en voiliers, par contre il y a beaucoup de petites embarcations très motorisées.
Nous en profitons pour se prendre un petit apéro, et débarquer au village, après dîner. Nous discutons avec des français du voilier voisins en route pour Madère… Et nous terminons la ballade très tard.
Samedi 5 août Journée pépère à se dorloter au soleil. Karine fait un peu d’école, Yoan est volontaire, par contre Elodie n’est pas très enthousiaste.
Pendant ce temps, je bricole un peu, il y avait longtemps ! Je suis très satisfait de la préparation du bateau, l’alternateur d’arbre fonctionne bien et produit de l’électricité dès la vitesse de 4,5 nd. Les batteries sont toujours pleines, il faut reconnaître que nous n’avons pas eu beaucoup de nuages sur notre route et les panneaux solaires sont efficaces. Les bâches à eaux résistent aux mouvements parfois violents du bateau.
Nous faisons quelques courses de fruits et légumes, il fait très chaud, et nous nous baignons de la jupe, l’eau est saisissante.
19H30, nous quittons AVEIRO, pour une nuit de navigation, nous avons pris rendez-vous avec Isabelle, Alain et Morgane à PENICHE, ils nous rejoignent avec leur camping-car. Nous y serons demain après midi. La nuit commence à la voile, elle sera étoilée, avec un beau clair de lune.
Dimanche 6 août Les quarts s’enchaînent, nous avons un peu de mal à dormir, le rythme n’est pas acquis. Vers 11H, nous nous rapprochons de la terre ; et les îles de BERLENGA et de FARILHAO se dessinent dans la brume.
Nous accostons à la marina de PENICHE, vers 14h et retrouvons SAVANAH, nous prenons l’apéro à bord, pendant que les enfants sont à la plage. Ensuite nous faisons connaissance de Marine 11 ans et de son papa Luc qui habitent sur leur cata, il nous donne quelques conseils de pèche, en effet, nous n’avons rien péché depuis le départ !
A ce moment, nous sommes interpellés du quai, c’est Isabelle et Alain. Retrouvailles et ballade dans la vieille ville avec Marine. Nous assistons à une procession religieuse pour les marins et les pêcheurs. Déchargement du camping car : 70 Kg de fournitures humanitaires, 6 et 7 Kg de cours du CNED, sans compter quelques légumes du jardin à mamie, la ligne de flottaison en prend encore un coup. Nous avons bien mérité un petit apéro à bord de Sabeline, mais qui s’est éternisé avec l’équipage du cata.
Lundi 7 août Nous découvrons les quartiers de PENICHE perchés au dessus des falaises à l’est de CABO CARVOEIRO, des ruelles très étroites, des maisons très colorées et beaucoup de faïence sur les murs. Nous continuons la promenade jusqu’au cap, à travers la lande et les calanques. Au retour, baignade sur une petite plage. Nous pique-niquons à coté du camping-car près de la cote Nord de PENICHE. La roche est très découpée, il y a de belles photos à prendre. Nous finissons l’après midi dans un supermarché pour faire un gros ravitaillement et profiter du camping car. messages blogNous vous remercions pour vos commentaires sur ce blog en particulier Nadine et loul que nous ne connaissons pas, mais n oubliez pas de nous preciser votre adresse mail, voici la notre : jmksabeline@hotmail.fr
Karine et J Michel
7/31/2006 De ST MALO a MUROS1 ère Etape ST MALO - MUROS (Espagne)Vendredi 14 juilletNous quittons St Malo après avoir fait le plein de gasoil, et après la dernière balise du chenal, je me retourne vers les remparts, déjà dans la brume, en réalisant que nous ne verrons plus cette image presque familière, et j’imagine la joie que nous aurons dans un an lorsque nous prendrons ce chenal dans l’autre sens. Nous mettons le cap sur Bréhat, le vent de 5 à 6 soulève une mer agitée et inconfortable pour une première navigation, par contre nous battons notre record de vitesse 53 M en 7 heures soit plus de 7,5 nœuds, avec des pointes à 9,5 nd Bien Sûr nous sommes aidés par le courant, nous avions pris la précaution de partir au jusant. Pour nous abriter des vents de NE, je choisis de faire une escale à LEZARDRIEUX, où nous resterons deux jours, le temps de reposer l’équipage, école, pêche, de continuer de m’occuper de Sabeline, et d’attendre que les vents soient moins musclés, nous profitons aussi d’un beau feu d’artifice tiré des berges du port, nous sommes aux premières loges.
Dimanche 16 juillet Journée navigation avec le courant pour passer les Héaux de Bréhat, au moteur car il n’y a plus assez de vent, sauf en fin d’après midi où il est monté à 5. Arrivés au sud de BATZ, nous affalons grand voile et artimon et mouillons à l’abri. Le vent est frais et nous n’avons pas envie de sortir, sauf Elodie que j’ai emmené faire un tour d’annexe. Je passe ma soirée à réparer le pilote qui nous fait un coup de calcaire, le vérin fonctionne correctement mais il n’est pas bien alimenté, la panne doit venir de la carte de puissance.
lundi 17 juillet Départ dès 7 h du matin, Il faut être au moment de l’étale à la pointe St Mathieu, car il est toujours très difficile, à cet endroit en particulier de progresser contre le courant, d’après mes calculs, nous serons aidés par le Jusant (courant dû à la marée descendante) de 10 h à 16 h, puis par le flot ensuite. Nous naviguons d’abord au moteur, puis envoyons les voiles dès qu’un peu de vent arrive, pendant ce temps je téléphone au fournisseur du pilote, qui me conseille un réparateur sur Brest, nous voulions aller à Camaret, mais nous risquons de ne pas trouver de réparateur en électronique, je prends rendez-vous pour demain à BREST. En face du phare du Four, nous commençons à sentir la chaleur, nous n’avions pas quitté les pantalons et les polaires depuis ST Malo, et c’est en short et tee-shirt que nous accostons au port du MOULIN BLANC. Yoan observe le Clemenceau, bateau identique au FOCH, sur lequel son papy Michel a embarqué. Mardi 18 juilletJ’ai de la chance, la boutique du spécialiste en électronique marine est juste en face de la passerelle de notre ponton, sous le bar de Kersauson « Le tour du Monde ». Il fait la même analyse que moi et me conseille d’envoyer le pilote par la poste chez le constructeur, la poste est à une heure de marche, au port de commerce, heureusement nous avons embarqué un vélo, mais il fonctionne très mal et fait beaucoup de bruit, je me fais remarquer ! Manque de pot cette fois, la poste est fermée, il est pourtant 11h30, elle n’ouvre qu’à 15h30… Je bricole sur le vélo et malgré la chaleur accablante, je retourne à la poste avec un vélo toujours aussi bruyant. Le colis sera rendu demain matin. Pierrot un mécano de la DCN, habitant sur un bateau de 7m20, à coté de Sabeline m’aide à réparer le vélo (fallait bien ça !) le soir venu, nous lui offrons un apéro à bord, il s’y est bien plu… Nous avons dégusté une bonne pizza sur le port.
jeudi 20 juillet Tôt le matin, vers 11 h, notre rythme à l’escale, nous avons la visite de Jean-Luc Lancien, presque un collègue de Travail, puisque nous nous connaissons depuis que je suis chez Flygt. Nous profitons de sa voiture pour déposer Karine dans un supermarché, pour refaire un peu de ravitaillement. Comme quelques grandes surfaces près des ports, ils proposent la livraison gratuite au bateau. Barbecue midi et soir. Entre les deux, Karine et les enfants confectionnent les pavillons de courtoisie, que nous devrons envoyer dans la mature en arrivant dans le pays visité. Karine avait déjà préparé les tissus, elle les a peints avec de la peinture aérosol, et des pochoirs. Les motifs parfois complexes comme celui de l’Espagne, sont faits au marqueur. Pendant ce temps, je prépare la trinquette, petite voile d’avant qui pourrait nous servir si nous rencontrons des vents très forts. Je pense que nous devrons rester à BREST quelques jours, mais cela nous permet de bien préparer le bateau, et la météo annoncée dans le golfe de Gascogne n’est pas réjouissante.
Vendredi 21 juillet Le nouveau calculateur du pilote, remplacé sous garantie, n’arrivera pas à Brest avant mardi prochain. Maximilien et Yoan visitent Océanopolis et après quelques derniers achats, nous quittons le moulin Blanc Pour LE FRET à 7 M au sud dans la rade de Brest. Nous mouillons prêt d’un camping, il fait chaud et nous profitons du soleil sur la plage avant. Apres dîner, nous allons faire un tour dans ce petit village, mais il n’y a pas beaucoup de commerce.
Samedi 22 juillet Le vent de sud-ouest est assez fort et donne une impression de fraîcheur, Karine et les enfants se baladent sur le sentier des douaniers, vers Lanvéoc, pendant que j’examine le moteur hors-bord qui se permet de faire des ratées. La fin de soirée est pluvieuse, mais Karine pèche une écope de bigorneaux, dégustés tout frais au dîner.
Dimanche 23 juillet 12 h, nous remontons l’ancre, envoyons génois et artimon, et filons tranquillement vers l’embouchure de l’ELORN, où nous trouvons une zone de mouillage sympa en face LE PASSAGE, près du RELECQ-KERHUON, à marée haute nous allons explorer les parages à pied. Il y de très belles villas.
lundi 24 juillet Le vent est retourné au Nord-est, la chaleur revient. Les fax météo que nous recevons nous permettraient de partir maintenant, j’ai contacté notre routeur Jean, qui va faire le point. J’attends une réponse de SD Marine pour savoir si notre calculateur part aujourd’hui de Sartrouville, mais après avoir insisté lourdement pour avoir un délai, il nous annonce : Départ lundi prochain ! J’essaie de contacter des revendeurs locaux pour trouver une solution, mais je n’ai pas beaucoup d’espoir, si au moins nos pilotes de secours fonctionnaient... Pendant ce temps les enfants (et moi aussi) sautons dans l’eau suspendus à la drisse de spi à partir de l’avant, comme Tarzan de sa liane. L’eau est très bonne.
Je démonte le pilote de secours et je fais des essais au mouillage, il fonctionne. Nous prenons la décision, de partir avec ce pilote, sachant qu’il n’étalera pas une mer forte, mais nous sommes trois capables de barrer. J’appelle Jean, qui va dans notre sens.
19 h, nous remontons l’ancre avec beaucoup de mal, je pensais devoir passer la marée ici, mais une petite manœuvre du bateau, nous permet de nous libérer. Nous profitons du courant et d’un vent de NE, pour sortir de l’Elorn et de la Rade de Brest. Vers 21H30, nous arrivons à CAMARET, essayons de mouiller l’encre mais elle n’accroche pas. Ne voulant pas prendre de risques, nous nous amarrons à coupe d’un autre voilier, et allons voir les prévisions à la capitainerie, qui donne des infos météo locale à 5 jours. En gros du NW 2 à 4, ça nous va très bien, et il faut mieux avoir un « 3eme avis car sur mes fax météo, j’ai vu une dépression assez creuse au NW de l’Irlande, mais elle ne semble pas se diriger vers le Golfe de Gascogne. Ensuite nous dégonflons l’annexe, pour la rouler dans la cabine avant, elle ne risquera pas ainsi d’être emportée par un paquet de mer. La cabine avant ne sert pas en navigation de nuit, elle est relativement inconfortable.
mardi 25 juillet La nuit à CAMARET fut aussi inconfortable ! Le port était plein comme un œuf, et nous avions pris une place exposée aux vents de NE, évidemment nous avons été secoués une bonne partie de la nuit. Levés à 7 h, comme pour aller au boulot, mais pour une destination plus exotique (pardon pour nos collègues). Nous sommes allés chercher le pain en bateau, nous quittons CAMARET à 8H, contournons les magnifiques falaises ensoleillées, puis en suivant le chenal qui longe les Tas de Pois, (rochers à la pointe du Touliguet), Karine aperçoit 2 dauphins. Nous avons appelé les enfants qui dormaient encore. Les dauphins nous ont accompagnés jusqu’au raz de sein, les enfants sont restés à l’avant du bateau pour les admirer sans cesse, pendant 2 Heures.
Vers 11h, lorsque passé le raz de sein, nous avons continué vers le sud, les dauphins ont préféré un autre voilier qui faisait route vers l’Est.
Chacun prend ses marques à bord, Karine et moi, nous nous relayons pour la surveillance de notre équipage, de notre route et bien sur, des autres bateaux. Il est 19h et nous avons croisé 3 bateaux, 2 chalutiers et un cargo.
Nous faisons une route parallèle à un autre voilier, mais nous n’arrivons pas à le contacter à la VHF. Les enfants s’occupent quand il n’y a pas de dauphins : Pèche, (nous remontons la ligne de traîne pour enlever les algues) Game boy, film sur le lecteur DVD, dessins, etc… Je fais le 1er quart jusqu’à minuit, mais les enfants ont du mal à aller se coucher, la soirée est très agréable, il fait doux juste le bruit du moteur qui est un peu ennuyeux, mais il n’y a pas assez de vent pour se contenter des voiles. Nous apercevons encore des dauphins au loin, c’est la troisième fois dans la journée. La nuit tombe, elle est très noire puisque le ciel est nuageux. Minuit, changement de quart, je laisse quelques consignes à Karine et je vais me coucher dans notre cabine où Elodie dort, les deux gars sont dans l'autre cabine arrière.
mercredi 26 juillet De nuit, Karine me réveille pour vérification : aux jumelles nous distinguons 2 lumières de hauteur différentes, comme on ne voit pas l’horizon, on ne sait pas si la plus basse est proche. Je lui dis de ne pas s’inquiéter, on vérifie les distances au radar, et tant qu’on ne voit rien à moins de 2 miles, il n’y a rien à craindre. Nous sommes tout de même étonnés du nombre de bateaux qui naviguent dans les parages.
Nous entendons aussi des mammifères marins à coté du bateau qui expulsent l’air, et c’est très impressionnant, car il est souvent impossible de les voir. 5 Heures, changement de quart, Maximilien veille, Karine est couchée. Je commence par m’habiller chaudement et j’envoie le génois, j’arrête le moteur, nous filons à 6 nd avec 10 nd de vent d’ouest. La journée passe tranquillement, entre repas et sieste, nous apercevons tantôt un banc de dauphins, tantôt une baleine, un seul voilier, 3 chalutiers, et un avion à basse altitude. Nous sommes toujours tribord amure, et nous avons envoyé le booster pour gagner un peu de vitesse quand le vent faiblit. Les enfants sont étonnamment sages et s’adaptent parfaitement à ce rythme. Vers 23 h, le vent forcit, à cause d’un grain orageux à l’Est, Karine était de quart, nous avons pris un ris dans la grand voile et l’artimon (pour réduire la surface de voilure), et comme je n’arrivais pas à dormir, je décide de commencer mon quart maintenant. Je profite de ce temps libre pour écrire ces lignes. On file à 6-7 nœuds, comme nous sommes au largue, nous ressentons à peine les vagues les sensations sont au rendez vous. Pourvu qu’on ne rencontre pas un conteneur ou un cachalot.
jeudi 27 juillet Vers 3 h le grain est passé, le vent tombe et cela devient désagréable, la houle ballote le bateau et il n’y a pas assez de vent dans les voiles pour le stabiliser, en plus il a tourné, il nous vient de l’arrière et la houle sur le coté, le grément reçoit d’énormes à-coups qui fait trembler tout le bateau, après avoir essayé plusieurs solutions je décide de tout affaler sauf l’artimon et de continuer au moteur. Il est 4 heures Karine se lève pour prendre son quart, elle n’a pas pu dormir avec tout ce barouf ! Elle croise un bateau à 6 h, envoie le booster à 7 h. Je reprends mon quart à 9 h, nous sommes dans les eaux espagnoles, je recule nos montres d’une heure, sauf celle donnant l’heure UTC, importante pour la météo et les réceptions radio. Dans la matinée nous sommes impressionnés par les geysers des cétacés, qui même à l’horizon sont visibles, on dirait la vapeur qui sort d’une cheminée d’usine et qui s’élève à une bonne dizaine de mètres. La journée est très agréable, soleil, et vent de NW 3, l’après midi, 5 Dauphins viennent nager autour du bateau Le dîner commence par un apéro en terrasse, pour fêter l’anniversaire de Yoan, suivi un bon filet mignon mijoté par mamie Thérèse, conservé à bord en bocal. Même en navigation, nous ne négligeons pas les repas. Je suis le premier de quart, et dès que la nuit tombe et que les feux des autres navires sont visibles, j’aperçois 5 cargos, alors que nous en avons à peine croisé autant depuis 3 jours. Nous approchons du Cap Finistère qui est un carrefour dangereux. J’aperçois aussi les lueurs des villes La Coruna et Ferrol qui sont pourtant à 40 M, mais aussi toutes les étoiles qui sont très lumineuses dans ce ciel sans lune. C’est féerique. Je vois aussi des feux que je n’identifie pas, c’est pas le tout, je retourne veiller.
Vendredi 28 juillet Je suis de quart depuis 4h. Le levé de soleil est magnifique, j’aperçois enfin la terre et le cap Finisterre, nous allons passer bien au large du cap et remonter une des rias de la Galice, pour être bien à l’abri. A midi 3 dauphins nagent autour du bateau, en sautant hors de l’eau. Nous arrivons à 17 h à Muros, nous gonflons l’annexe, et partons visiter ce village coincé entres les collines, couvertes de forets d’eucalyptus, et la mer. Nous y resterons 2 jours et reprendrons notre route vers BAYONA. 6/23/2006 Bientôt le Départ
BIENTOT LE DEPART …
Karine, A mes collègues du CHR...
Ca y est, j'ai fêté mon départ de l'Hôpital avec mes collègues matelots et je les remercie pour leurs différentes surprises, Jean-Michel se joint à moi surtout pour le souhait que vous avez réalisé et aussi pour ces paroles :
C'est un fameux deux mâts appelés "SABELINE" Hisse et Ho, SANTIANO A la barre notre copine Karine Deux enfants et un mari "MATELO"
Tiens bon la barre et tiens bon le vent Hisse et Ho, SANTIANO Si dieu veut toujours droit devant Nous irons jusqu'à PORT NAVALO
Je pars de longs mois en laissant l'HOSTO Hisse et Ho, SANTIANO D'y penser j'avais le coeur GROS Oubliant mes collègues de BOULOT. Patrick
A bientôt et bonne route à vous au CHR.
Depuis les journées passent vites car il faut vider les placards de la maison, la nettoyer car elle est louée à partir du 1er juillet, les derniers préparatifs du bateau, les courses, les derniers traitements contre les moustiques et vaccins...
Jean-Michel et les enfants finissent le 30 juin.
Vendredi 30 Juin : Nous avons récupéré nos enfants à l’école, les instituteurs nous ont remis les dons des parents d’élèves de la Chalotais, cahiers, crayons de couleur, stylos billes et même des petits cadeaux ! Nous les remercions vivement, et nous espèrons pouvoir vous informer sur ce blog de l’issue de ces fournitures scolaires, le but étant d’aider une ou plusieurs classes d’un village du Siné Saloum.
J’en profite pour remercier aussi toutes les personnes qui nous ont offert des objets publicitaires qui nous serviront à faire des petits cadeaux au cours de notre voyage, ainsi que les personnes qui nous ont fourni du matériel médical.
Le déménagement a été très dur pour Karine les derniers jours. Nous avons fait l’état des lieux de notre maison ce matin à 9h, ça a duré 2 heures ! Nous rencontrons nos locataires polonais, et nous avons réussi à se comprendre autour d’une petite bière.
Samedi 1er juillet Nous sommes retournés pour leur remettre leurs clés et saluer une dernière fois nos voisins, accueil sympathique et chaleureux (il faisait 35°c). Nous allons squatter chez les parents de Karine, car nous avons encore beaucoup de choses à faire dans le coin, dont une réunion de famille.
Lundi 3 JuilletAujourd’hui, Yoan est parti à Quimper en séjour jusqu’à vendredi. Nous avons changé de squat : Mes parents à Rennes pour leur installer notre ordinateur fixe, et essayer de faire fonctionner l’Iridium sur le Portable. C’est la journée galère informatique !
Mardi 4 JuilletLes essais de l’Iridium en modem n'ont rien donné, je suis allé cet après midi à Vannes chez un spécialiste pour arriver à la conclusion que le modem ne marchera pas. Ce n'est pas grave, on se passera d’envoyer des mails, on attendra les escales.
Jeudi 6 JuilletAprès un dernier squat chez Isabelle et Alain, nous embarquons enfin à bord, sur notre mouillage situé entre 2 ponts, en tant que SDF, ça nous va très bien. Jusqu’à ce soir, nous avons chargé le bateau, les deux voitures et la remorque étaient pleines. Nous voyons inévitablement la ligne de flottaison s’enfoncer, mais Karine trouve une place pour tout. Anthony et Yann, deux de mes collègues, ont passé la soirée avec nous, merci les gars.
Vendredi 7 JuilletBallade à Rennes pour faire quelques achats, et récupérer Yoan de retour de Bannalec. Dîner tardif chez Annette et Robert.
Samedi 8 JuilletNous retournons à plouër, déjeuner avec Monique et Michel, une mauvaise manip sur leur appareil photo nous oblige à aller à Dinan, nous revenons juste pour accueillir Fred (collègue de chez FLYGT) avec sa petite famille, il s’en donne à cœur-joie comme Arthur et Léon, il se baigne, plonge de la delphinière, et monte même au mât pour mériter son apéro, comme ses précédents collègues, bonne blague ! Un vrai marin.
Dimanche 9 JuilletJe commence enfin un peu de bricolage, puis déjeuner chez Monique et Michel. Nous rejoignons à l’écluse du Chatelier Pascal et Laurence de Vern, qui arrivent des Landes d’Apigné par le canal d’ille et Rance, avec leurs 2 enfants à bord de leur voilier, un Mousquetaire. De retour à notre mouillage, Jean-André et Fabienne nous attendent, nous leur faisons visiter notre bateau puis nous partons mouiller notre ancre en face des Moulins, où il y a beaucoup moins de vent. Après une période de pluies le baromètre remonte, c’est que le départ approche… Les enfants se baignent, c’est le bonheur !
« Dès que les vents souffleront, nous nous en allerons, Dès le vent soufflera, je repartira, tan tan tan »
Lundi 10 juilletJe me penche sur le moteur, depuis jeudi dernier il a besoin de 2 Batteries en parallèle pour démarrer. Laurent vient m’aider et démonte le démarreur : un ressort de balai cassé, hop un tour à St Malo, pour diagnostiquer que le démarreur est mort : induit grillé, il m’en trouve un neuf pour demain.
Pendant ce temps, Elodie s’est blessée au pied en sautant dans l’eau, elle est tombée sur un objet tranchant enfoui dans la vase. Yoan a été héroïque en secourant sa sœur, la mettre dans l’annexe et la reconduire à bord de Sabeline, où Karine a pu lui faire les premiers soins. Je suis arrivé à ce moment. Karine a emmené Elodie à l’Hôpital de St Malo, on lui a fait 6 points de sutures ! 8 jours sans baignade.
Les Galères continuent alors que nous ne sommes pas encore partis, comme dit Laurent, nous pourrions passer l’hiver à La Hisse, et pour Noël on pourrait même s’offrir une ballade à Dinan ! Ces petites avaries ont au moins le mérite de nous entraîner aux aventures qui nous attendent, lorsque le bateau sera prêt, encore 2 Jours et les vents auront tourné à l’Est pour nous accompagner…
Mardi 11 JuilletNous avons fait un dernier approvisionnement, et remonté un nouveau démarreur, Elodie s’accommode de sa blessure, elle ne souffre plus et elle arrive à se déplacer dans le bateau, la seule chose qui l’ennuie : elle ne peut pas se baigner.
Mercredi 12 JuilletNous avons continué nos préparatifs, courses sur St Malo, pour trouver une sonde d’alarme de température du moteur, nous avons reçu André, thérèse et isabelle à bord ainsi que Marie Claude et Yves qui ont fait beaucoup de route pour nous souhaiter un dernier « bon vent ». Le soir venu, les parents de Karine sont repartis tristement en nous demandant d’être très prudents, et que les enfants reviennent avec un bon niveau de lecture.
J’ai trouver un moment pour monter les derniers panneaux solaires, et j’en suis très satisfait. Nous échangeons notre annexe en polyester contre notre annexe pneumatique.
Jeudi 13 juillet 2006 : Jour du Départ !Beaucoup de chose à faire au dernier moment mais nous préfèrons bien préparer le bateau. Après avoir remisé la voiture dans un garage, vers 19H, nous quittons Michel et Monique à la cale des Moulins, nous nous souhaitons un joyeux noël, une bonne année. Nous remontons l’ancre, l’émotion est grande.
Nous arrivons au barrage 10 min trop tard, le coef de marée est de 95. Nous rentrons dans le sas à 20H20, mes parents sont là avec des sandwichs. Vers 21h les portes de l’écluse s’ouvrent vers notre nouvelle vie. Nous larguons nos amarres, et saluons une dernière fois Michel et Monique avec des grands signes. La gorge serrée, nous nous dirigons vers Solidor prendre une bouée pour passer la nuit.
6/5/2006 SommaireSOMMAIRE
Nous avons prévu de partir début juillet 2006 pour un voyage en voilier avec nos deux enfants Yoan et Elodie. Nous partons de Plouer sur Rance (Bretagne 22) pour nous diriger vers Madère, Canaries, Dakar, Le Siné Saloum, Le Cap Vert et les Antilles. C’est un projet qui nous tient à cœur depuis longtemps et qui va bientôt se concrétiser grâce à notre persévérance de chaque jour.
Après les pages du carnet de bord que nous essayerons de tenir à jour, vous trouverez sur ce blog les chapitres suivants :
L’équipage : Karine, Jean-Michel, Elodie et Yoan Le projet : Point de vue de J Michel et de Karine Le Bateau : Histoire, Description et Inventaire de Sabeline La Préparation : depuis 5 ans à Juin 2006.
Présentation de l'équipage
Pour nous joindre :
L’ EQUIPAGE
Nous avons prévu de partir début juillet 2006 pour un voyage en voilier avec nos deux enfants Yoan et Elodie. Nous partons de Plouer sur Rance (Bretagne 22) pour nous diriger vers Madère, Canaries, Dakar, Le Siné Saloum, Le Cap Vert et les Antilles. C’est un projet qui nous tient à cœur depuis longtemps et qui va bientôt se concrétiser grâce à notre persévérance de chaque jour.
Jean-Michel
39 ans, technico-commercial depuis 15 ans Dans la même société (FLYGT) qui commercialise des pompes « pas des chaussures, mais des pompes à eau ». Je suis passionné par la mer et les bateaux : Déjà sur le Tabur de papa je baladais ma sœur ou mes cousines et je tendais un K-way sur un manche à balai pour faire avancer le bateau avec le vent, fallait pas être pressé. J’ai fini par casser le bateau, il n’a pas résisté aux sauts sur les vagues (au moteur bien sur).
Vers 20 ans, étudiant à St Malo, avec trois copains, on partait en dériveur 420 vers Cézembre pour faire de la chasse sous-marine, mais je prenais beaucoup plus de plaisir pendant les trajets à la voile, le bateau qui glisse sur l’eau, sans bruit de moteur, et en équilibre constant… Un an plus tard, je trouvais une épave de 420 (500 F) à l’école de voile de Lancieux, stratification polyester, peinture, confection des pièces manquantes, remplacement de l’accastillage récupération d’une remorque, mes parents m’ont aidé à le mettre à l’eau (au Basbout à marée basse). Après quelques connaissances livresques, je me suis lancé : Au premier empannage, j’ai fait 2 tours sur place sans comprendre ce qui se passait. Lorsque je maîtrisais mieux l’engin, des copains ont bien voulu m’accompagner, certains ne s’en sont pas remis (hein Yann !) puis une copine : Elle était un peu patraque, je pensais au mal de mer, lorsque j’ai eu la bonne idée de l’inviter au resto et de lui parler bonne bouffe, elle a décoré le bateau. En fait, elle avait une gastro et elle n’avait jamais mis le pied sur un bateau. Quel courage ! Quel amour, c’était Karine. Nous avons sillonné la Rance et les abords de St Malo, jusqu’au cap Fréhel, bien au delà des limites imposées par ce dériveur considéré comme un engin de plage, nous faisions déjà de la petite croisière à la journée. Le 420 a été revendu 4000 F (Quel business !) Nous faisons un break de plusieurs années, juste le temps de faire des bébés, et de continuer à m’entraîner avec des voiliers habitables de l’association « voiles 35 » et d’autres propriétaires en manque d’équipiers. Nous avons acheté un EDEL 5 « MARARA-ITI » (petit poisson volant en tahitien) de 5,5m sur lequel nous avons fait notre première semaine de croisière, à BREHAT. Le test était positif, d’une passion commune, un an et demi plus tard, en traînant au salon du Mille Sabord au Crouesty nous avons pris possession d’un START 7 7,5m que nous baptisons «ELODYAN ». Nous naviguons sur le sud Bretagne, et louons un mouillage à LA ROCHE BERNARD. Découverte des ports et des îles du sud jusqu’à l’île d ‘YEU : C’est le bonheur ! L’année d’après en 2004, ELODYAN nous emmène de PLOUER à Camaret, malgré les vents contraires et les mauvaises conditions cette année là. Notre bateau est un peu petit pour cette croisière, les creux de 3m nous malmènent dans notre petite coque de noix et sous voiles, nous ne pouvons pas nous aider au moteur, suivant le bord, le hors-bord est soit presque sous l’eau, soit l’hélice ne baigne pas.
Il est temps de changer, il nous faut une unité capable de nous accompagner dans notre projet que nous avons décidé le 28 décembre 2001 (voir lien projet).
Karine
33 ans, j’ai vécu en pleine campagne avec ma famille à Mordelles, quand j’allais voir la mer c’était l’événement de l’année et encore on n’y allait pas tous les ans ! Qu’est ce qu’on était heureuse avec ma sœur ! Ensuite vers 11 ans, j’ai eu la chance d’y aller trois étés de suite avec une autre famille qui m’échangeait contre un grand-père (l’air de la campagne lui faisait du bien) et moi j’étais sur mon petit nuage : camping, plage pendant trois semaines génial. C’est là que j’ai apprécié la mer et les GRANDS voyages (à peine 100 kms de chez moi et en plus avec le mal des transports).
J’ai eu la chance de rencontrer Jean-Michel lors de mes 18 ans, il m’a fait goûter à sa passion qui a été un peu houleuse la première fois, mais c’est agréable de se retrouver sur la mer, on a l’impression d’être libre. Même s’il m’arrive encore d’avoir le mal de mer, ma motivation est toujours là.
Depuis notre rencontre, les vacances ont toujours été très importantes dans notre vie même si à l’époque nous n’avions pas beaucoup de moyens puisque j’étais encore étudiante quand on s’est installé dans un studio de 35 m2. Nous partions en canadienne, une glacière et deux pailles pour s’asseoir, ainsi qu’un petit réchaud. Ce qui nous a permis de visiter notre beau Pays qu’est la France (entre mer et montagne). Quand j’ai commencé à travailler nous sommes partis voir d’autres pays la Grèce, la Tunisie, l’Espagne et le Portugal.
Je travaille depuis 12 ans au CHR de RENNES en tant qu’adjoint administratif. J’ai vadrouillé sur plusieurs postes à RENNES et à ST MALO (avec une superbe vue sur la mer). C’est avec regret que je demande ma mutation en 2002 sur RENNES, mais bon, qu’est ce qu’on fait pas pour se retrouver tout près de son mari et de son petit garçon puisque Jean-Michel se plait bien à son boulot, j’ai donc retrouvé un poste au Bureau des Entrées de l’Hôpital Sud à 5 kms de chez moi, c’est l’idéal pour les enfants puisque entre temps j’ai eu Elodie. Nous sommes heureux de pouvoir profiter de nos week-ends, de nos vacances à bord de notre bateau avec nos enfants, de se retrouver sans le stress de la vie de tous les jours et de leur faire découvrir la nature (sans bruit et sans pollution). Yoan et Elodie profitent pleinement des joies de la mer (nage, baignades, copains, ballades, …).
Yoan J'ai 8 ans 1/2 , j'adore le vélo, courir, nager, je me promène tout seul avec l'annexe (Zodiac à moteur) ou avec mes copains.
Elodie Moi j'ai 6 ans, j'adore les animaux, je pratique l'équitation, j'aime le bateau et nager, J'ai hâte de partir en voyage, pour aller voir l'Afrique et les antilles.
Présentation du projet
LE PROJET
Point de vue de Jean-Michel :
Crouesty 2001 : nous rencontrons des auteurs navigateurs présents sur le salon pour vendre leurs bouquins, ils ont osé tout quitter et aller au bout de leur rêve. Pour ma part, je trouve ça formidable, audacieux, mais il ne me viendrait pas à l’esprit de le faire. C’est alors que quittant un stand Karine me dit « Jean-michel, il faut qu’on le fasse ! » Ah les femmes, toujours en train de rêver, « bon on verra quand on sera en retraite » Pour l’instant on ne peut pas ! Que diraient nos proches, on a chacun un métier qu’on ne peut pas quitter (imagine la tête du patron), une maison, une famille, et où trouver l’argent ? L’idée fait son chemin : S’ils y sont arrivés pourquoi pas nous, attendre la retraite, ok, on aura du temps et de l’argent, mais aura-t-on l’envie de quitter nos enfants, de quitter nos parents qui, l’âge faisant, auront besoin de nous ? Aura-t-on la santé et le punch que nous avons actuellement ? Il faut peut-être profiter maintenant de notre jeunesse, il y a tellement de personnes qui ne peuvent pas le faire à cause d’un handicap ou d’un gros problème de santé…
une autre motivation concerne nos enfants : les récits que nous avions pu lire étaient très bénéfiques pour les gamins, d’une part le fait d’avoir des enfants à bord est un fabuleux passeport, ils abordent facilement les autres enfants, et nous permettent de mieux nous intégrer parmi les autres équipages ou les autochtones, d’autre part une telle expérience peut leur apporter une facilité d’adaptation, (à cause des nombreux changements de lieux et de personnes rencontrés), et un enrichissement personnel : ne dit-on pas que les voyages forment la jeunesse ? connaissances géographiques, histoire, biologie, astronomie, navigation, environnement, etc…
C’est ainsi que d’un commun accord, le 28 décembre 2001, nous prenons une grande décision : Nous partirons, en bateau et en famille, dans un délai de 5 à 8 ans, le temps que nos enfants atteignent l’âge idéal, et le temps bien sur de préparer notre projet.
Point de vue de Karine :
Depuis quelques années, je rêve de grands départs. J’aimerais tout quitter pendant quelques années pour découvrir les autres pays qui nous entourent, de partager des moments privilégiés avec ces habitants et de connaître leurs façons de vivre. J’en parlais de temps en temps à Jean-Michel mais nous nous disions toujours qu’on le fera lorsqu’on sera en retraite. On se donnait comme raison : ne pas faire de la peine à notre famille et ne pas prendre de risque pour nos jeunes enfants. Mais pourtant je pense que ce serait pour eux une bonne école que de voyager avec leurs parents, de pouvoir aller vers d’autres personnes qui n’ont pas comme nous la chance de manger à chaque repas, de porter des vêtements et de posséder plein de jouets pour leurs enfants. Beaucoup de choses qui nous paraissent indispensables pour vivre sont pour eux inaccessibles et pourtant ils arrivent très bien à vivre sans. Depuis notre rencontre en 2001, avec Jules de Tangaroa au salon du Crouesty, je n’arrivais plus à me détacher de l’idée de faire un grand voyage en bateau avec nos enfants. Je me disais que jamais on osera faire ce grand pas et que la retraite est trop loin. Pourquoi commence-t-on pas notre vie par la retraite tant qu’on est jeune et en bonne santé pour voyager et découvrir le monde ?
Et un jour, ce fameux 28 décembre 2001, on a pris une grande décision qui j’espère se réalisera, c’est de partir dans cinq ans avec nos deux petiots en bateau pour une durée de un à trois ans afin de naviguer tout d’abord dans la Méditerranée puis vers Dakar, le Cap Vert et peut-être ensuite faire le grand saut qu’est l’Atlantique. Mais pour le moment, nous passons beaucoup de temps à lire des récits de personnes qui ont osés faire ce départ afin de nous enrichir de leurs expériences et de nous donner plein de renseignements sur les différentes étapes qui nous attendent, la première est bien sur, les moyens d’acheter le bateau, de l’équiper, et de vivre notre aventure.
Point de vue d’Elodie :
Je suis contente de partir en voyage, je donnerai du pain aux requins et aux baleines, je jouerai au ballon avec les petits africains, ou les singes. J’irai faire la cuisine avec les mamans africaines et aussi j’inviterai des copines pour jouer avec mes barbies ou regarder la télé dans le bateau. J’espère que je ferai du cheval et qu’on pèchera des poissons.
Point de vue de Yoan :
J’ai hâte de partir en bateau pour rencontrer plein de gens qu’on ne connaît pas, et d’aller voir le monde ailleurs. Je vais construire des cabanes et jouer au foot avec des copains.
Le Bateau SABELINELE BATEAU
Un peu d’histoire…
Encore au Crouesty, novembre 2003 : Sans l’intention d’acheter, nous visitons des voiliers de voyage, c’est une première approche, de quoi se forger une opinion : nous visitons des bateaux en acier, en alu (trop chers), et en polyester de la taille des SUN FIZZ, l’habitabilité nous parait correcte, et le prix aussi, à condition de choisir un bateau de plus de vingt ans. Nos critères sont les suivants : Dériveur lesté ou éventuellement intégral 3 cabines, pour pouvoir s’isoler si besoin Pas plus de 12m pour le manœuvrer seul Solidité, et performances (gage de sécurité) Jupe pour le plaisir Préférence aux bateaux équipés TDM
C’est alors que nous visitons un MALLARD, bateau qui m’était inconnu sauf le constructeur étant aussi le celui du START 7. Il pleuvait des cordes, et voulant visiter l’intérieur, nous sommes surpris par l’occupante du bateau qui nous demande d’enlever nos chaussures, en effet, l’intérieur est chaleureux et sec (chauffage à air pulsé), la moquette au plancher finissait l’impression de confort. Après la visite des cabines et du carré panoramique, ainsi que les explications du propriétaire… c’est le coup de foudre.
Mais nous ne sommes pas venus pour acheter nous n’en avons pas les moyens, alors nous repartons avec des exigences supplémentaires : Désormais nous souhaitons un « Carré à salon de pont » pour voir la mer et ce qu’il se passe autour du bateau, lorsqu’on est à table. (Habiteriez-vous dans une maison en bord de mer, avec des meurtrières au lieu de baies vitrées ?) Le plancher étant surélevé il y a beaucoup de rangement dans la cale et la descente est moins abrupte, nous n’avons pas l’impression de descendre à la cave lorsqu’on est dans le bateau, de plus en navigation, on peut surveiller son environnement sans sortir du bateau, et ses larges hublots apportent de la luminosité à l’espace de vie, certes le roof est un peu plus vulnérable aux paquets de mer, mais nous n’irons pas dans les mers australes…
Nous visitons alors beaucoup de bateaux, mais à part le SUN ODISSEY 40 DS en dehors de nos moyens, nous ne trouvons pas mieux. En janvier 2005, sans en parler à Karine, je fais des recherches sur Internet, connaissant le nom du voilier, après longues recherches je retrouve l’adresse Mail du propriétaire suisse et je lui explique que nous cherchons toujours un bateau.
Ce mail resta longtemps sans réponse et un Samedi matin, le téléphone sonne, c’est M OGAY professeur de fac en retraite, et toujours propriétaire du bateau, car sous pavillon Suisse ce n’était pas facile de le vendre à un français, et il y était tellement attaché qu’il ne passait même plus d’annonce. Par chance, le bateau est resté en Bretagne, à Foleux, nous le visitons l’après-midi même, puis les rendez-vous s’enchaînent notamment avec l’expert. Les lourdes démarches pour le transfert sous pavillon français avaient déjà été bien engagées par le propriétaire.
Le 18 Mars 2005, Nous signons l’acte de vente, M OGAY nous invite au resto à la Roche Bernard, et faisons quelques ronds avec lui dans la vilaine pour au moins essayer le moteur, et écouter ses conseils, Nous gardons le contact avec lui. (Merci Eric)
DESCRIPTION DE SABELINE
MALLARD SEPTENTRION : Voilier de croisière grée en ketch à moteur auxiliaire. Dériveur lestéSabeline est un excellent voilier (plan Finot) doté d’un puissant moteur auxiliaire permettant d’assumer toutes les situations où le moteur s’avère indispensable Au près, il remonte très bien malgré un fardage relativement important. Dans une mer belle, avec une vitesse entre 6n et 7n. Il n’a rien à envier aux voiliers de sa taille Aux allures portantes son comportement est assez sensible et demande une conduite attentive et sportive. Au moteur, avec son hélice tripale, sa vitesse de croisière peut atteindre facilement 7nd Son gréement monté en ketch permet de répartir aisément les efforts et de gérer agréablement les nombreuses situations de mer et de vents Son faible tirant d’eau, lorsque sa dérive est relevée, permet d’élargir considérablement les possibilités de la croisière côtière. Il permet de diminuer la traînée induite et d’augmenter sa vitesse de quelques dixièmes de nœuds à toutes les allures (sauf au près !) Son habitat (roof) offre une excellente visibilité (genre salon de pont.)Il permet de contrôler, sous 270 degrés, depuis l’intérieur, la totalité de la situation extérieure sur tout l’horizon. Assis, dans le carré on peut contempler l’extérieur du fait de la position légèrement surélevée des banquettes. Des panneaux ouvrants sur le roof à l’avant permettent une aération optimum en été, rendant le bateau très agréable à vivre. Les trois cabines indépendantes doubles, avec petits lavabos incorporés sont étonnamment spacieuses pour un voilier de cette taille Une confortable hauteur sous barreau permet l’accès aisé à toutes les parties du bateau, des cabines arrière au cabinet de toilette à l’avant. Tout le confort moderne, du chauffage au frigo, rend les croisières agréables sous toutes les latitudes. Un accastillage très complet et une électronique abondante, vous autorisent à naviguer en catégorie hauturière avec un maximum de sécurité. Parfaitement entretenu, sortit de l’eau à sec pratiquement chaque année durant l’hiver ne présentant aucune trace d’osmose.
INVENTAIRE DE SABELINE
Type : SEPTENTRION, Construit en 1981 par les chantiers MALLARD à La Rochelle, Pont à cockpit arrière monté sur la carène du Mallard 1040. Hors tout : 11.80m Longueur coque : 10.80 m flottaison : 8.80m Largeur coque 3.45 m largeur à la flottaison : 2.45m Tirant d’eau dérive haute/basse : 1.20m / 2.20m Jauge : 11,4 tonneaux Poids à lège : 6 t Lest : 2t
Grand mât : En alliage léger insonorisé Un étage de barres de flèche 2winches,drisses intérieures, Rail de tangon, refait à neuf en 2005 remplacement des câble électriques projecteur de pont, feux de navigation, de mouillage, capteur anémomètre, neufs
Artimon : En alliage léger. Un étage de barres de flèche, drisses intérieures, Projecteur de pont.
Bômes : Alliage léger. Insonorisé Poulies et renvois de ris extérieurs. Palans d’écoutes, Hale bas rigide pneumatique et à poulies
Gréement :
Sur le pont :
Sur la jupe arrière :
Annexes de navigation :
Matériel divers :
Voiles :
Moteur :
Sécurité – survie :
Electronique et instruments de navigation :
Electricité : Tout le câblage a été refait en 2006 dans les règles de l’art, tous les câbles ont été remplacés, en respectant les sections 50, 35 et 25 mm² et les couleurs (+ 12v batterie en rouge, -batterie en bleu, masse sur plaque de masse et passe coque en vert/jaune, autres intermittents en noir). Les connexions serties sur cosses à oeils.
moniteur de batterie neuf ainsi que les deux tableaux électriques secondaires Circuit 220v refait en entier, avec 2 disjoncteurs différentiels 30mA
Confort :
Ce merveilleux bateau sera probablement à vendre à notre retour, avis aux amateurs…
La préparation
Les finances sont le premier problème, vendre la maison serait une solution, certains équipages l’ont déjà fait et habitent sur leur bateau, le temps d’effectuer les préparatifs, nous préférons louer notre maison pour ne pas perdre trop d'argent et garder ce qui représente une garantie de retour aux yeux de notre entourage. Ensuite nous ne nous engageons dans aucun emprunt bancaire, car c’est une obligation d’avoir des revenus et une prison que l’on referme sur soi, nous préférons nous priver de renouveler les voitures par exemple, c’est là que nous réalisons que nous vivons dans une société de consommation ou chacun a envie d’avoir plus que son voisin.
Les quatre premières années ont été ponctuées de période de doute pendant lesquelles on se disait « même si on ne part pas, on continue de faire comme si on partait », pour être dans de bonnes conditions, lorsqu’on sera décidé. Pendant ces années, Il a fallut faire des choix :
La durée : Un an est la durée mini ; tant qu’à prendre le risque d’y laisser nos emplois, l’école et notre maison, autant partir longtemps, mais au delà d’un an, je pense que notre famille nous manquerait et notre réintégration serait plus difficile. Nous souhaitons retrouver au retour notre vie actuelle, notre but n’est pas une rupture à la vie quotidienne mais un enrichissement de notre expérience et surtout celle de nos enfants. De plus nous n’aurions pas pu profiter du droit au congé sabbatique !
Le parcours : Faut pas rêver, on ne largue pas les amarres sans savoir oû on va… Celà dépend des vents, de la météo à certaines périodes de l’année, de la politique des pays visités. Après consultation des « pilots charts », du guide « Routes de grandes croisières » et des expériences des navigateurs que nous avons rencontrés, nous choisissons une route classique empruntant les alizés, à la bonne période. Le choix est plus difficile à faire entre l’Afrique et le Brésil (Salvador de Bahia, puis Belém) que nous aurions pu faire après le cap vert . Le passage de l’équateur aurait été une satisfaction, une coutume des marins veut que l’on se peigne le corps en rouge pour se promener nus sur le pont, (tant pis on se promènera nus, sans la peinture) mais la remontée au près (allure difficile) le long des côtes de l’Amérique du Sud vers les Antilles aurait été longue et pénible. (2000 Mn). Karine était attirée par l’Afrique, alors allons-y pour le Sénégal, Seul pays côtier de l’Afrique noire qui accueille correctement les Français. Par contre l’Afrique représente un risque sanitaire plus important, ce qui prend une part non négligeable de coût de vaccins et traitements sur notre budget. (Palu, moustiquaires et spray anti-moustiques, fièvre jaune, méningite, hépatite A, B, Typhoïde, ROR, DT polio)
Demandez le Programme !... Juillet : départ de St Malo, fin Août : Madère, Septembre : Canaries, Octobre : Dakar, Novembre Siné-Saloum, Décembre Cap-vert, Janvier à Mars Petites Antilles. Pour le retour des Antilles, nous nous accordons 3 options : · Vente du bateau en Martinique, retour en avion : si vraiment on en a raz le bol du bateau et qu’on veut rester 2 mois de plus aux Antilles avec un hébergement quelconque. · Retour de Sabeline par barge, que l’on récupère au Havre : si l’aller ne s’est pas bien passé et que nous avons peur du retour (habituellement moins confortable). · Retour dès avril 2007 Par les Açores pour visiter ces îles merveilleuses, rendez-vous des tourdumondistes, ce serait la consécration de notre projet. Le parcours prévu est précis mais nous nous autoriserons à changer le programme pour profiter d’un endroit qui nous plait et éventuellement griller certaines escales, pour respecter les contraintes météorologiques.
Ensuite, L’achat du Bateau en Janvier 2005 a été chargé en émotions… C’est la première étape du rêve, c’est aussi le premier engagement. Nous avons été saisis d’une période de doutes, La prise en main du voilier n’a pas été facile à cause de sa taille, mais nous nous sommes peu à peu habitués à le manœuvrer et week-end après week-end, nous avons apprécié notre achat. L’été 2005 de La Roche-Bernard à St Malo en 20 escales a été l’occasion de le tester, de faire des choix, et de tester aussi notre équipage.
Hiver 2005-2006 : C’est en Novembre 2005 que nous avons mis une date de départ à notre voyage : Juillet 2006. Il reste 7 Mois pour préparer le bateau. Un WE sur 2, je pars à Plouer pour bricoler à bord, le bateau est au sec, mais souvent il faut enlever une couche de neige pour ouvrir la descente. Le chauffage diesel du bord en profite pour me lâcher. (Voir détails des travaux « le bateau »).
C’est encore une période de doute et de tourment, Il va falloir l’annoncer à nos parents et nos employeurs. Le 24 novembre je l’annonce à mon chef d’agence, La surprise est totale, mais il prend ça bien et même il m’encourage malgré tous les problèmes que celà va engendrer. Pour moi c’est un grand soulagement mais aussi un point de non retour : les dés sont jetés, maintenant il faut y aller…
Karine avait déjà fait de même avec son employeur, mais elle n’avait aucune appréhension, par contre pour elle le plus dur était de l’annoncer à ses parents, chose faite le 1er Janvier 2006, lors du repas de famille où nos parents de chaque coté étaient réunis. Après plusieurs tentatives, car Karine quittait toujours la table, j’annonce au moment du fromage, sans sa présence : « on a décidé de se faire un beau cadeau cette année ; nous partons en voyage pendant un an en bateau » ils ont respecté notre choix, et celà c’est bien passé.
Nous sommes complètement libérés des questions qui nous tourmentaient jusqu'à ce moment, et nous consacrons le week-end au bateau, et les soirs de semaine aux autres préparatifs : Nous avons suivi en février un stage de secouriste. Nous nous partageons les responsabilités afin que rien ne soit fait en double, et que chacun connaisse parfaitement son domaine : Karine s’occupe de la santé, l’éducation, la location de notre maison, la préparation touristique aux escales, le ravitaillement, la décoration et l’aménagement du bateau. Je m’occupe des travaux sur le bateau, de la navigation, de la météo, de l’informatique à bord, et de la communication.(c’est tout !) Le salon nautique de Paris en décembre, nous a permis de faire des choix importants, panneaux solaires au lieu d’une éolienne, avec les panneaux solaire pas de risque de prendre une pale dans la tête, pas de bruit et plus facile à monter sur un ketch. Téléphone satellite Iridium au lieu d’un émetteur BLU, le téléphone nous permet de rester en contact avec notre famille, et d’une utilisation plus simple. Parcours en solo au lieu d’être en flottille avec une association ou un rallye, ce qui nous évite les contraintes de dates de départ et de parcours imposé, nous trouverons bien des amis pour naviguer en flottille pendant chaque étape de notre voyage. La liberté à fond !
Nous avons rencontré Eric pour nous aider à recevoir des fax météo sur le pc, Pierre pour les cartes marines, personnes recommandées par Cécile, médecin, qui devrait nous apprendre aussi à faire des points de suture, et des piqûres. Merci à vous qui nous avez fait gagner beaucoup de temps.
Grâce à son punch, Karine est allée bien au delà de ce qui était prévu, c’est elle qui a réussi à créer ce blog, et qui vient à mon secours dès que je reste bloqué sur un problème.
Depuis cet hiver... Le mois de juin annonce les derniers préparatifs, Nous avons pris un peu de retard pour mettre le bateau à l’eau : grattage des anciennes couches d’anti-fouling, ponçage, et 2 couches de gel coat, ce qui protègera la coque de tout risque d’osmose. Il reste courant juin à monter, une paire de panneaux solaires et l’alternateur d’arbre que j’ai rebobiné. Les derniers WE seront occupés par le changement du bateau et le déménagement de nos affaires de la maison qui sera louée en meublée pendant notre absence à un chef d’entreprise qui logera 6 employés polonais. |
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