| karine et J.Mic...님의 프로필Karine, Jean-Michel, Elo...사진블로그리스트 | 도움말 |
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2007-05-21 La traversée Antilles - AcoresVendredi 20 avril Nous ne partons pas aujourd’hui, c’est un vendredi, et comme chacun sait, on ne prend pas la mer un vendredi. De toute façon, il nous reste encore plein de choses à faire : Aller chercher une bouteille de gaz, passer à la poste pour envoyer nos dernières évaluations du CNED, transformer notre maison flottante en navire hauturier, presque en sous-marin, et profiter de notre forfait internet au chantier GEMIGA, pendant que la lessive tourne à coté. Le chantier naval a aménagé un bar-billard-bibliothèque et un coin laverie, pour les navigateurs qui ce sont installés ici. Nous franchissons une troisième et dernière fois le pont de Sandy Ground, et allons mouiller près de la marina. A peine ancré, une annexe arrive en vitesse, c’est Alain. Il nous a reconnu et vient nous saluer. Nous discutons longuement, jusqu’à l’heure de l’apéro, puis nous partons en ville ensemble pour diner « Au Village ». Toujours aussi bon, nous passons une bonne soirée, en évoquant bien sur nos souvenirs de Casamance.
Samedi 21 Avril C’est le jour du départ, mais j’ai encore quelques étanchéités autour des hublots à refaire, ensuite nous avions promis d’aller voir des photos de la Casamance sur Ysé, le Via 36 d’Alain. Vers 13h, nous passons dire au revoir à Yolande et Francis, sur le Roi Arthur. Il y a un ami canadien, et nous bavardons beaucoup. Nous rentrons sur Sabeline, les enfants se baignent longuement pour profiter de l’eau à 29° et l’air à 30° (nuageux aujourd’hui). Le temps de casser une croute, dégonfler et nettoyer l’annexe, il est 17h lorsque nous quittons la baie de Marigot, salués par le roi Arthur. Nous partons pour une navigation de 2100 M en route directe (orthodromique), mais nous en ferons beaucoup plus pour aller chercher des vents favorables. Pendant une vingtaine de jours, nous ne verrons que la mer et le ciel. Nous sommes accompagnés lors de nos premiers miles par un faible vent portant, et surtout des gros nuages noirs. Ils se transforment vite en orage. Les éclairs sont impressionnants et plongent dans la mer. Tout d’un coup j’aperçois une tornade se former, nous roulons rapidement le génois, affalons l’artimon et débranchons toute l’instrumentation. Les éclairs se font de plus en plus menaçants, et suivent notre trajectoire, je décide, comme la terre est encore très proche, de ne courir aucun risque en s’abritant à l’anse Marcel, au nord de St Martin. Nous serons prêt pour partir demain matin, et nous profitons même d’un réseau Wifi.
Dimanche 22 Avril A Midi nous levons l’ancre, et nous bénéficions d’un bon vent, de sud est, mais il ne dure pas longtemps. L’alternateur d’arbre ne fonctionne plus, le régulateur est HS. Tant pis, nous nous en passerons, pour l’instant le moteur assure la production d’électricité. Le début de la nuit est assez pénible, il y a des éclairs partout, et nous slalomons entre les masses sombre des nuages, tantôt vers le nord, tantôt vers l’est, mais toujours au près, aidé du moteur. Un oiseau de mer épuisé, genre frégate se pose sur un pare-battage et nous accompagne une bonne partie de la nuit. Dakar en est tout retourné, il se venge sur les poissons volants, qu’il va chercher sur le pont, avant qu’on s’en aperçoive. 10 miles parcourus, à l’heure de la vacation, (20H heure française).
Lundi 23 avril C’est l’anniversaire de Karine, les conditions n’ont pas changé, à la remise des cadeaux, il faut même prendre un ris, une petite tornade se forme et nous envoie du 20 nd. Jean nous conseille de faire du nord, Nous hissons la trinquette et montons vers le Nord Ouest, direction New-York, à 60° du vent, Sabeline ne tape pas trop et c’est plus confortable pour nous. Je trouve une solution pour utiliser l’alternateur d’arbre, mais sous surveillance. 87 M parcourus
Mardi 24 Avril Nous perdons de l’est et le moral avec, on s’éloigne des Acores, mais Jean insiste, alors nous continuons, le vent monte à 25 nds. Heureusement nous dormons bien et nous supportons bien les conditions. Les gros nuages se dissipent, le baro remonte, comme l’avait prévu Jean. 102 M Parcourus
mercredi 25 avril Le moral remonte, le vent faiblit à peine mais il y a du soleil, c’est déjà ça. L’équipage a trouvé son rythme, les quarts s’organisent. Les repas sont vite préparés, car il est difficile de rester debout dans le carré. 110 M parcourus
Jeudi 26 avril Maintenant le vent nous permet de faire du plein nord. Ce n’est pas la route directe, mais au moins, nous ne nous éloignons plus de notre but. Message rassurant de Jean : « Un front va passer à 1025, tu tournes à droite, fini la galère, la mer se calme, tu es sur la bordure Est de l’anticyclone, c’est gagné pour les Acores » Vite dit ! Le soir le vent monte encore, nous conservons toujours la trinquette, la GV 2 ris, et en fonction du vent, envoyons un bout de génois et l’artimon 1 ris. Ainsi, le bateau reste très bien équilibré, les manœuvres de réduction de voilure sont aisées, et comme le centre de propulsion des voiles est bas, le bateau gite relativement peu (15° en moyenne). 124 M parcourus
Vendredi 27 Avril Nous continuons toujours notre route au nord, cap sur les Bermudes, c’est déjà mieux que New-York. Sabeline avance bien au près, mais il faut parfois réduire la vitesse pour ne pas taper sur les vagues, certaines explosent sur le flanc tribord de la coque, fait trembler tout le bateau, comme deux TGV qui se croissent dans un tunnel, copieusement arrosé lorsque les gerbes d’eau retombent sur le pont. 132 M parcourus
Samedi 28 Avril Nous sommes arrivés 170 M aux sud des Bermudes, encore plus à l’ouest que St Martin mais le vent tourne au sud est et nous prenons à droite au premier rond point. Il y avait une pizzeria, mais c’était fermé. Sabeline se retrouve avec le vent de travers et file à 7 nds. 109 M parcourus
dimanche 29 avril Nous avançons notre heure locale d’une heure, pour s’habituer progressivement à l’heure des Acores (+4h). Sabeline a bien avancé, battant son record de vitesse en 24 h. Jean nous demande de suivre l’isobare 1020, donc une route vers l’est. 147 M Parcourus Lundi 30 avril Les jours ne se ressemblent pas. Quelques orages obligent Karine à faire plusieurs manœuvres pendant son quart. L’après midi, le vent ne suffit plus pour pousser Sabeline, nous démarrons le moteur. Jean nous annonce une dépression fin de semaine, il ne faut pas dépasser le 31°N. 112 M Parcourus
Mardi 1er Mai Je réveille Karine à 0h15 : « non je ne me lève pas aujourd’hui, c’est férié. » Toujours la même pétole. Nous en profitons pour se baigner, améliorer la cuisine, faire un peu d’école. Nous observons quelques globicéphales un peu trop loin. Au coucher de soleil, nous prenons un petit apéro, il faut bien fêter ce jour férié ! 100 M parcourus
Mercredi 2 mai Le moteur ronronne toujours, à 1400 tours/min seulement, Sabeline avance à 4,5 nd et consomme peu de Gasoil. Environ 1,5l à l’heure. Il n’y a plus aucune irisation sur l’eau. Seule la houle nous rappelle que nous ne sommes pas sur un lac. Le soleil, la lune et chaque nuage se reflète à la surface de l’eau. Au plus chaud de l’après midi, nous nous baignons, et plongeons avec les masques dans l’immensité bleue. Les rayons du soleil convergent vers le néant des profondeurs. Ce soir le coucher de soleil est particulièrement beau, ses couleurs se reflètent dans l’océan. 103 M parcourus.
Jeudi 3 Mai Le jour se lève, le moteur tombe en panne, heureusement un cliquetis attire mon attention, la courroie de l’alternateur et de la pompe à eau est détendue, j’arrête le moteur avant qu’il ne chauffe. Un boulon du système de tension est cassé. Vite réparé. En Soirée le moteur s’arrête, volontairement, le vent est revenu. 111 M parcourus
Vendredi 4 Mai Navigation agréable au travers, toutes voiles dehors Sabeline file à 6 nœuds, sur une mer belle. En fin d’après midi, Karine aperçoit un cargo, nous n’avions plus vu de trace de vie humaine depuis plusieurs jours. Plus tard, je regarde machinalement vers l’avant, Sabeline pointe droit son étrave sur un groupe de cétacés. Nous nous écartons un peu, mais passons à 20m juste pour identifier ces mastodontes. Il s’agit de 4 orques épaulards d’une dizaine de mètre, Grosse tète, aileron impressionnant. Ils ont plongé lorsqu’ils nous ont vus. 118 M parcourus
Samedi 5 Mai Le vent a tourné au SE, on se retrouve de nouveau au près. A 4h du matin nous prenons 2 ris dans la GV, 1 ris dans l’artimon, hissons la trinquette. Nous croisons encore un cargo, évidement nous sommes sur la route Panama-Gibraltar. Il passe relativement près et nous établissons un contact radio en VHF. Karine lui demande s’il nous a vu, et dialoguons un peu mais notre vocabulaire en anglais est vite limité, notre interlocuteur est dans la même situation. Jean nous donne enfin le feu vert pour monter un peu, cela permet de faire une route plus directe, et d’utiliser ce vent, de travers. 129 M parcourus.
Dimanche 6 mai Sale temps aujourd’hui. Le ciel est très couvert comme en Bretagne en novembre, c’est le front froid de la dépression. Il pleut, et le vent change de direction et de force lorsqu’il y a un grain (5 à 22nd). Karine n’est pas en forme, diarrhées et maux de ventre. Je la remplace pour son quart de 8h à 12h. Jean nous a indiqué un waypoint à suivre, nous faisons route au 50° si le vent le veut bien. mais je suis obligé d’intervenir tous les quarts d’heure pour régler les voiles, réduire ou envoyer, régler le cap. Nous sommes en panne de gaz pour la cuisine du diner, c’est le détendeur qui est HS. Il n’a pas supporté les gerbes d’eau de mer qui ruissellent sur le pont et dans la baille à bouteilles de gaz. Heureusement, j’en ai un de secours. 117 M parcourus.
Lundi 7 Mai Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas. Le soleil est revenu, le vent de Sud-Est, stable, modéré, de travers. j'espère que nous avons pris le bon train cette fois, celui qui va nous mener à notre but, l'Orient Express bien sur. Mais Jean nous annonce une nouvelle dépression pour demain, beaucoup plus proche de notre position, et nous conseille de lofer un peu vers l’est, cap au 70° de façon à rester au sud de la dépression. Il faut donc se remettre au près. Une fixation de latte sur la GV est cassée, réparée avant que les conditions ne s’aggravent. Je prends trois ris, histoire d’anticiper un peu. Karine est toujours patraque. 130 M parcourus.
Mardi 8 mai Nous avançons bien avec un vent de SSW (sud-sud-ouest), de travers. Mais nous ne sommes pas sur notre route. Je consulte Jean et nous changeons de cap, pour faire du nord, vent dans le cul, vers le milieu de la dépression. Ce n’est pas pour autant très agréable, car il pleut des cordes. Karine étend une bâche devant la descente. Je tangonne le génois pour passer la nuit. 140 M parcourus
Mercredi 9 mai Le portant n’aura pas duré longtemps : à 4 h, le vent tourne, il faut empanner. A 6h, nous passons au près de nouveau, Bâbord amure, avec un vent de Nord Est. Enlever le tangon, hisser la trinquette et tout le bazar. La pluie s’arrête enfin, nous sommes passés de l’autre coté de la dépression, le baro remonte, le vent monte, la température descend. Nous faisons un cap au 87° trop sud par rapport à notre but, mais le vent est juste contre notre objectif. Nous n’arrivons pas à bien remonter le vent car le treuil de la dérive est grippé, il n’a pas supporté les projections d’eau de mer du puits de dérive lors de la première semaine au près. En milieu d’après midi, un banc d’une trentaine de dauphins nous accompagne pendant un bon moment. Les enfants sont heureux de revoir des dauphins, de les voir sauter et jouer dans l’étrave. Nous n’en avions pas observé depuis longtemps, il doit faire trop chaud aux Antilles pour eux. 113 M parcourus
Jeudi 10 mai Suivant les conseils de Jean, nous virons de bord, cap au Nord-Ouest pour aller chercher des vents portants, on s’écarte encore des Acores. Le treuil de dérive est dégrippé et nous faisons un meilleur cap. Mais le vent fini par mollir, c’est un soulagement, et en début d’après midi, le moteur aide la progression de Sabeline à travers une nouvelle zone de pétole. Nous en profitons pour se reposer et se ressourcer. Ce soir admiration des dauphins sous le soleil couchant. Les enfants sont sur le pont avant, bien attachés et bien habillés car il fait très frais. 20° dans l’air, eau à 22°. Depuis quelques jours, nous avons remis les pantalons, chaussettes, polaire, et veste de quart suivant le temps. Cela nous change bien des tropiques où nous pouvions naviguer jour et nuit, en maillot de bain. Ce soir diner pizza « Acores » (recette sur demande). Je rédige ces lignes, pendant mon premier quart de nuit. Il y a plusieurs jours que je n’ai pas tapoté le clavier, les conditions ne s’y prêtaient pas. La nuit est enfin étoilée, l’anticyclone des Acores nous ouvre ses portes. 105 M parcourus.
Vendredi 11 Mai Toujours la même pétole. Après le coucher de soleil, le vent de NW arrive de travers, Sabeline file enfin. En milieu de nuit nous sommes obligés de réduire. Pendant son quart, Karine aperçoit un feu, elle lance un appel à la VHF, c’est un voilier anglais « Free Peter » parti d’Antigua pour une escale aux Acores. 109 M parcourus
Samedi 12 Mai La bulle de pétole nous accompagne, heureusement le moteur tient bon. Les voiles l’aident un peu, mais surtout stabilisent le bateau qui se dandine au rythme de la houle de NW. Il reste 227 M à l’heure de la vacation. Nous avons des nouvelles de Lady Quattro, ils ont mis 19 Jours par l’option nord. La mer nous offre ses plus beaux portraits, les dauphins viennent nous rendre visite, et nous observons une espèce courante par ici, des méduses à voile. Invertébré qui utilise le vent pour se déplacer. Elles laissent dépasser de la surface un demi-cercle transparent, strié d’une armature rose. Elles sont très venimeuses et mortelles. Je profite de ce calme pour relever quelques hauteurs du soleil, et pour m’initié à la navigation astronomique. 119 M parcourus
Dimanche 13 Mai Nous approchons du but, et un peu de vent de SE devrait nous accompagner pour la fin. Le bateau file bien, le vent de travers nous fait giter, mais c’est relativement confortable et rapide. J’en profite pour confectionner des nouveaux leurres de traine, pour pécher un peu. Nous n’avons pratiquement pas déroulé la ligne de traine lors de cette traversée. Au près nos déplacements sont tellement difficiles que nous évitons tous mouvements superflus, et au moteur nous savons que les poissons ne mordent pas, nous n’allons pas assez vite. J’ai seulement eu une touche d’une grosse bête qui a cassé le filin de bas de ligne en Inox. Comme chaque soir, lorsque les enfants sont endormis, nous regardons des DVD, c’est très agréable, surtout lorsqu’il n’y a pas beaucoup de manœuvres à faire. Nous lisons aussi beaucoup, mais le temps est limité. Nous effectuons nos derniers quarts, et nous avons hâte d’arriver pour passer une bonne nuit de sommeil. Nous avons de plus en plus de mal à nous endormir, et le réveil est difficile. Bien que nous dormions correctement, le bruit du moteur n’est pas reposant. Nous ressentons aussi le décalage horaire. IL fait très froid ce soir, à peine 20°. 111 M parcourus
Lundi 14 Mai La nuit est noire, et la mer nous émerveille encore, le sillage de Sabeline s’illumine sur une dizaine de mètre derrière la poupe à cause du plancton phosphorescent. Les dauphins jouent dans l’étrave, nous entendons leurs chants aigus à travers la coque. 6H, nous ne sommes plus qu’à 22 Milles de FLORES, les premières lueurs de l’aube nous dévoilent le contour de l’ile, recouverte de nuages. Sabeline est escorté par une colonie de fous, qui s’intéressent à la ligne de traine. Bingo, l’un deux se prend le bec dans l’hameçon, il entraine la ligne dans les airs, et fini par se libérer. Nous tangentons la cote sud, très austère avec ses falaises noires dont le sommet est cachée dans les nuages. Nous entrons dans la baie de PORTO DAS LAJES, entourée de roches volcaniques sombrent, protégée sommairement par une jetée impressionnante. L’eau est noire et froide. Nous mouillons l’ancre au milieu, nous sommes le seul voilier. Nous tirons la manette d’arrêt du moteur, et tout devient calme. On va pouvoir aller se coucher. Manque de pot, un officier de l’immigration nous fait signe sur le quai, il nous attend pour faire les formalités. Nous sortons l’annexe de la cabine avant, et je la gonfle sous un crachin breton. Je me couche en fin de matinée après avoir fait les papiers avec l’officier. Pendant ce temps Karine fait un peu de nettoyage et de rangement. Nous débarquons tous ensemble en fin d’après midi pour visiter le port et ses ruelles. Nous dinons chez Paula le seul petit resto du coin. 116 M Parcourus (en 18 heures)
Bilan de la traversée : La traversée s’est bien déroulée dans l’ensemble. Nous n’avons pas eu de chance au début Nous sommes partis avec des vents de Nord Est, alors qu’à cette période les Alizes tournent au Sud est. Nous aurions peut-être du attendre un peu. Nous avons été contraints de faire du près vers le nord Ouest la première semaine, pas du tout dans la bonne direction. Ensuite les vents ont tourné, nous avons suivi le parallèle 31° Nord, pour éviter les dépressions qui nous faisaient peur, mais qui auraient pu nous apporter des vents portants. Nous avons traversé une zone de pétole. Ensuite lorsqu’il fallait monter vers les Acores une dépression est arrivée, nous n’avons pas saisi ses vents portants, mais avons subit ses vent de nord, contre notre route. La dernière semaine, il fallait aller au nord chercher des vents favorables, mais ils ne nous ont pas attendus. Encore une zone de pétole. Jean nous a guidé suivant ses informations météo. Il a bien suivi nos consignes, je lui avais dit avant de partir que je préférais la pétole à une tempête. Mais c’est vrai que je ne m’attendais pas à faire autant de près et autant de moteur. La mer est capricieuse.
Le bateau : Sabeline a bien encaissé ses longues périodes de près, les seuls soucis techniques : la fixation d’un alternateur moteur, un coulisseau de grand voile, le treuil de la dérive grippé, le détendeur de la bouteille de gaz. Tout a été résolu en mer, reste le filet posé sur les filières arraché par les paquets de mer qui courent sur le pont avant, nous le refixerons à l’escale.
Distance parcourue : 2545 M (au lieu de 2100 en route directe) Au près : 1300 M Au portant : 90 M Au moteur : 650 M Au largue : 500 M
Durée : 21 Jours, 22 heures + 4 H de décalage horaire = 22 jours et 2 heures.
Conclusion : si vous voulez aller aux Antilles, prenez l’avion ! 댓글 (6개)
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