| karine et J.Mic...님의 프로필Karine, Jean-Michel, Elo...사진블로그리스트 | 도움말 |
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2007-05-31 Faial et PicoDimanche 20 Mai FAIAL Nous laissons les enfants à bord, et partons faire un peu d’internet. Le cybercafé est fermé et le réseau Wifi n’est pas bon. Nous rencontrons manu, il nous fait visiter la rue principale de l’ile. Il nous offre un café chez Peter, le Café Sport, incontournable rendez vous de tous les marins. Le plafond et les murs sont ornés de pavillons nationaux dédicacés. L’après midi, les enfants jouent dans le bateau voisin KHEPRI, une famille Irlandaise, dont le fils Dannacka, a le même âge que Yoan. Nous discutons dans un parfait franglais avec la maman. Ils ont hiverné aux Canaries, et ont rencontré aussi Kathy et Stéphane de FLYER II. Manu vient nous débaucher pour faire une balade à pied. Nous marchons vers la vieille ville, longeons une plage dans la crique bien abritée de Porto Pim, et montons au sommet du Monte da Guia. Les maisons blanches, toits rouges, roches noires ou ocres, champs bien verts, le paysage est très coloré. Tout en haut il y a une petite chapelle, de l’autre coté, la vue plonge sur un cratère bien rond, ouvert sur la mer, formant un bon abri. Ce soir nous sommes invités pour l’apéro sur Lady Quattro, avec d’autres bretons, SALTIMBANQUE, Jérome et Céline, deux jeunes baroudeurs avec qui nous évoquons des souvenirs de Casamance, et des équipages que nous y avons rencontré. Séquence émotion avec Elodie et Yoan, qui ont interprété spontanément une petite chanson, composée en douce dans la cabine arrière. Elodie arrive dans le carré, un tube d’aspirine en main en guise de micro, Yoan avec la guitare de Victor :
« Mesdames et messieurs, nous allons vous chanter une chanson, merci d’accueillir le guitariste Yoan : Si t’as envie de partir en voyage, Si t’as envie de faire le tour du monde, Faudra le dire à papa et maman, Comme ça tu pourras naviguer sur l’eau, Tu iras en Afrique et aux Antilles, Tu verras plein d’animaux, Tu travailleras avec le CNED, Si tu as envie de parler aux gens, Il faudra parler en anglais. »
Accompagné par la gratte discrète et rythmée de Yoan.
Nous sommes très émus et fiers de nos enfants, le thème du voyage est bien choisi, en ce lieu magique et plein de retrouvailles.
Nous sommes allés tous ensemble dans un snack pour diner.
Lundi 21 Mai Au boulot maintenant, grand nettoyage des fonds pour moi, courses, lessive et internet pour Karine. Manu et Victor arrivent encore pile à l’heure de l’apéro. Yoan et Elodie pèchent avec Dannacka, et nous ne les voyons pas de la journée.
Mardi 22 au jeudi 24 mai Le vent souffle fort sur Faial, 30 à 40nd, il fait très frais. Nous ne sortons pas beaucoup et restons enfermés dans le bateau. J’ai pas mal de bricoles à faire, l’entretien du moteur, la lubrification des winchs, mais ça n’avance pas bien vite, nous avons souvent de la visite. Alain sur son bateau Izé arrive de Florès dont le port était intenable, il mouille dans l’avant port car la capitainerie refuse toute manœuvre dans la marina. Les bateaux ne sortent plus, les plus téméraires qui osent sortir, reviennent. Nous avons eu de la chance de pouvoir visiter Flores, et d’avoir une place à Horta. Maintenant il n’y en a plus. Jérôme et Céline viennent prendre l’apéro à bord. Le soir suivant, nous dinons au restaurant.
Vendredi 25 mai 10h, nous sommes sur la route de la Caldeira, immense et profond cratère au centre de l’ile. Nous partageons avec Jérôme et Céline, la Corsa que nous avons loué à Horta. Une piste de terre rouge monte vers le sommet. Malheureusement, bien que les conditions se soient bien améliorées par rapport aux jours précédents, les nuages masquent partiellement le fond de la caldeira. Nous redescendons vers L’ouest et déjeunons dans le restaurant du golf à CAPELO. Ensuite nous traversons la zone de la dernière éruption de 1958, CAPELINHOS, on se croirait sur la lune, seuls quelques bambous ont repoussé sur ces tonnes de cendres qui volent au vent. Le ruissellement de la pluie a creusé des petites vallées que les enfants dégringolent. Au milieu, un grand phare, qui avant l’éruption était au bord de l’eau. Maintenant une nouvelle montagne masque le phare de la mer. Un petit port a été aménagé, profitant des récifs formés par la lave. Nous visitons quelques villages au nord de l’ile. A RIBEIRA DAS CABRAS, il y a un autre petit port au bout d’une longue descente. Quelques barques de pécheurs attendent de meilleures conditions. Comme sur les autres petits ports, elles sont tirées au sec après chaque sortie. On ne rigole pas ici, la mer est souvent déchainée, les vents ne sont pas constants. Nous arrivons sur le coté Est de l’ile. A Porto da Praia, la vue sur le sommet de l’ile PICO est magnifique. Le PICO culmine à 2350m, et dépasse au dessus de quelques petits nuages. Tout au long de la balade, nous avons remarqué plein de petits coins pique-nique biens aménagés, avec des barbecues en pierre. Du promontoire qui surplombe Horta, nous apercevons toute la Baie. De l’autre coté, les collines sont couvertes de champs bien verts, séparés par des Hortensias, malheureusement pas encore en fleurs. Le long du front de mer nous nous arrêtons devant le trimaran Jean Stalaven, qui s’est retourné lors la dernière course du Rhum et se baladait à la dérive. Il a été retrouvé par un cargo à 150 miles et pris en remorque. Nous profitons de la voiture pour aller faire des courses, nous laissons les enfants en garde, et emmenons Alain avec nous. Au retour, c’est l’entre-aide, en 2 tours mais beaucoup de mains, nos 23 packs d’eau et tous nos sacs de courses se retrouvent à bord, bien rangés. Ce soir, Renan fête son anniversaire. On se retrouve à 18 plus les enfants à bord de Kazou. Nous rencontrons Laurent et Nathalie, des malouins en voyage sur « Coup de Soleil », un Santorin. C’est leur deuxième voyage. Nous échangeons beaucoup de petits bonheurs. L’apéro se termine dans le cockpit, bercés par les chansons de Victor, qu’il a lui même composées, accompagnées à la guitare. Nous avons tous chanté à tour de rôle, et vers 2H30, nous sommes allés nous coucher, sans diner.
Samedi 26 mai Je suis suffisamment en forme ce matin pour monter dans le mat, poser une nouvelle antenne BLU, et vérifier l’haubanage. Elodie s’occupe toute seule sur le ponton. Elle pèche plusieurs poissons pour Dakar, tandis que Yoan joue avec les copains. Pascale les emmène à la plage de Porto Pim. Plus tard, nous trouvons un petit coin à gauche du bar de la marina pour laisser une trace du passage de Sabeline à Horta : Je dessine notre logo contre le mur de la jetée, comme l’exige la tradition. Karine pianote, assise sur la jetée, pour capter un réseau wifi. Manu nous invite à son bord pour fêter la naissance de son premier petit fils. Nous retrouvons Coup de Soleil et Madéo.
Dimanche 27 mai Levés de bonne heure, nous prenons le petit ferry pour l’ile de PICO, à 5 M. les plus sportifs, Manu, Renan, Sandra, Laurent et Nathalie prennent aussi le ferry pour monter au sommet du Pico (2351m). Il fait très beau, et la vue sur Horta est magnifique. À l’arrivée, je débarque le premier pour trouver une voiture de location. Il y a 3 loueurs, le premier n’a plus de véhicule disponible, le 2eme est fermé, c’est dimanche, le troisième m’attribue sa dernière voiture. Je retrouve Karine que j’avais abandonnée près du port de MADALENA. Nous suivons la route des crêtes qui monte et s’enfonce dans les nuages, nous croisons un convoi de vaches avec leurs veaux. Nous redescendons vers la cote nord de l’ile à SAO ROQUE, et empruntons la route côtière vers l’est qui traverse les petits villages. Vers chaque église, une procession de fidèles bien endimanchés marche, suivi de la fanfare locale. A Santa Amaro, le musée maritime en face du petit port, aurait pu être intéressant, mais « fechado » ! Nous trouvons un snack pour se restaurer à PIEDADE, à l’extrémité Est de L’ile. Ensuite, nous arrivons au musée de la pèche à la baleine de LAJES. Il a de beaux objets et outils taillés dans des os de baleines, une baleinière, longue barque à rame et à la voile armée de longs harpons. Nous visionnons un film sur le déroulement de la chasse. Le repérage à partir d’une tourelle d’observation à terre, l’alerte, la mise au l’eau des baleinières, remorquées par une chaloupe à moteur sur le lieu de pèche. Les hommes lancent à la main plusieurs harpons sur l’animal jusqu’à l’agonie dans une mer rouge sang, quelques fois, les baleinières sont renversés par un coup de queue. Nous réalisons que les mammifères croisés lors de notre dernière traversée, que nous avions pris pour des orques, étaient bien des cachalots. Nous discutons longuement avec la guide qui parle français, puis nous entrons dans les boutiques pour faire quelques achats vestimentaires. C’est vraiment pas cher ici. L’heure file et le ferry repart pour Faial à 18h, nous traversons l’ile vers la cote Nord, et rejoignons MADALENA à travers les vignes, en passant par LAJEDO, où une coulée de lave rencontre la mer dans un tumulte de roche noire, des grottes, des voutes… Le temps de faire le plein, rendre la voiture, j’ai bien faillit rater le bateau. De retour à Horta, le temps d’une douche sur Sabeline et nous montons à bord de Coup de Soleil, le Santorin de Laurent et Nathalie. Après l’apéro, Manu propose de continuer la soirée chez Peter, pour déguster les fameuses brochettes. Comme pascale et Renan, nous installons nos enfants devant un DVD, et allons profiter entre adultes. Il y a la queue sur le trottoir pour attendre une table, par chance nous nous attablons rapidement. Il y a beaucoup d’ambiance. Les brochettes sont servies sur un support vertical au dessus de l’assiette. C’est délicieux, comme ce dernier bon moment que nous passons ensemble. Après quelques tournées, nous rentrons à bord.
Lundi 28 mai 10h, Kazou, suivi de Lady Quattro quittent le port, Saltimbanque largue les amarres peu après. C’est le dernier départ, celui pour la dernière traversée pour la Bretagne. L’émotion est forte. Nous les saluons comme il se doit. Nous hésitons à partir nous aussi mais Jean nous conseille d’attendre encore quelques jours, les conditions sont actuellement très mauvaises en France. Dans l’après midi, nous partons en balade dans les rues d’Horta. Visite de la boutique de Peter Café Sport, puis visite d’une ancienne usine de transformation de baleine dans l’anse de Porto Pim. Il y a des grandes chaudières, des machines, pour fabriquer des farines et de l’huile. Cette industrie s’est éteinte vers 1985. De retour à bord, Laurent et Nathalie sont déjà là, pour voir nos photos de la Casamance autour d’un petit verre comme d’habitude, mais je vais d’abord faire un peu d’internet sur la jetée, formalités oblige.
Mardi 29 mai 7h, nous sommes encore au lit, il pleut dehors. Avec un peu de courage, nous appareillons, le ponton est bien calme, nous n’aurons pas droit à l’ambiance folklorique des jours de départ. Nous quittons ce mythique port d’HORTA, avec son ambiance bien caractéristique des bateaux de voyage, qui ont accompli un beau périple, et qui rentrent sur l’Europe. Les équipages, se retrouvent et se disent adieu. Nous veillons à tour de rôle sous la pluie. Vers 10h, un beau soleil nous accompagne le long de la cote de PICO. Plus tard, nous sommes à coté de SAO JORGE, j’aperçois de belles chutes d’eau dégringolant dans l’océan. Le port n’est pas bien abrité alors nous continuons vers Terceira. Déventés par l’ile, nous avons démarré le moteur, mais il fait un bruit, nécessitant un peu de bricolage pour remplacer une courroie. Nous arrivons à ANGRA DO HEROISMO vers 19H, nous accostons au ponton d’accueil après avoir signalé notre arrivée à la VHF. Nous sommes accueilli comme des rois, il n’y a pas beaucoup de bateaux de voyage par ici. La marina est très classe, possibilité internet, Jacuzzi etc… 댓글 (3개)
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